Je ne comprends pas toutes les critiques négatives à l'encontre de la série, un peu partout sur le net je l'ai en effet vue se faire descendre. Certes, Dollhouse fut un naufrage en terme d'audience, mais ça ne veut nullement dire que ce fut un échec artistique. J'ai adoré cette série.
Malgré quelques facilités scénaristiques, elle est intelligente, aborde des thèmes de société (l'embrigadement, la liberté et le contrôle). C'était écrit dans la série depuis le début : la recherche de pouvoir mène l'homme, seul coupable, à sa perte. On ose nous montrer une entité 'maléfique' sous un jour pas nécessairement malsain (ce qui est excellent pour montrer l'ambiguïté de la série) : la dollhouse. Elle tient captifs des gens -volontaires certes- qui font des choses, parfois terribles (meurtres ou prostitution) sans pouvoir s'en souvenir. Les scénarii sont passionnants et intrigants.
Je mettrais un petit bémol sur les 5 premiers épisodes de la série : ils sont très clairement mauvais (la chaîne avait la main mise sur l'écriture des premiers épisodes, ceci explique cela, l'équipe à Whedon sera fort heureusement libérée de contraintes par la suite). La série commence à n'être très bonne qu'à partir du 1.06, et ce niveau de qualité perdure jusqu'à l'épisode 2.13. La série est feuilletonnante à partir du milieu de la saison 1, fort heureusement.
Les acteurs sont tous excellents, un des plus gros castings de la télévision à vrai dire lors de sa 2ème et dernière saison (car pour ne rien gâcher, il y'a aussi eu une galerie impressionnante de guests-star provenant du monde télévisuel fantastique, ou bien du Whedonverse aussi). Même moi qui avait un problème avec Topher au début, j'ai fini par l'accepter.
Ça fait plaisir de retrouver Eliza Dushku et Amy Acker, en bon fan de Buffy et d'Angel. Dichen Lachman (Sierra) et Enver Gjokaj (Victor) sont en revanche des révélations, ils n'ont pas une grosse carrière derrière eux mais méritent d'aller loin tant ils ont démontré leurs qualités dans la série.
La série était condamnée à l'annulation dès l'évocation de son pitch osé et sortant des sentiers battus, puis elle a été condamnée quand on a appris sa case horaire américaine (le vendredi soir), elle a fait des audiences prévisiblement catastrophiques mais miracle, elle est revenue pour une 2ème saison qui a une vraie conclusion. L'épisode 13 de la saison 1 était prévu comme un final de série, il dévoile donc des choses de la saison 2 - qui a donc du être construite en fonction de ce qui est vu et dit dans cet épisode, ça annihile le suspense à certains moments mais il ne faut pas s'en priver pour autant, l'Epitaph One est essentiel et démontre la noirceur des thèmes de la série, s'ils étaient encore à prouver.
Avec une histoire aussi spéciale (et vu comment la série va vite dans l'exploration de sa mythologie), on ne pouvait pas faire un trop grand nombre de saisons. 2 saisons, 26 épisodes, c'est un bon total, et la série connait une bonne fin. Dollhouse est donc une série à voir, une série qui divertit très efficacement en même temps qu'elle propose des histoires passionnantes brillamment servies, dommage qu'elle soit si confidentielle (mais rester dans l'inconnu, c'est le sort de nombreuses bonnes séries).
15/02/2010 à 17h46 | #5 |
Les 5 premiers épisodes de la saison 1 sont durs à regarder car assez mauvais...Mais la suite est tout simplement géniale!!La saison 2 relève bien le niveau car à ce stade là, Joss Whedon savait ce qu'il pouvait et ne pouvait plus faire...Les audiences catastrophiques de la deuxième saison ne reflètent pas la qualité du show...
06/11/2009 à 13h05 | #4 |
Et bien je n'ai pas accroché... En plus 4 épisodes, j'ai laché au bout de trois et encore je n'étais pas du tout captivée, je ne sais pas si je regarderais la suite. Dommage.
15/10/2009 à 00h19 | #3 |
Dollhouse, c’est un croisement entre Nikita, Le Caméléon et Alias.
Comme Nikita, Echo a un lourd passé et doit faire face aux conséquences de ses actes. Elle se voit offrir une alternative à la prison : devenir une doll, une poupée sans volonté ni désir excepté ceux qu’on lui implante, une poupée dont on tire les ficelles et avec qui on joue en essayant de ne pas trop l’abîmer. Tantôt femme forte, tantôt séductrice, tantôt sportive, souvent réduite à l’état d’objet sexuel pour le plaisir de ceux qui ont les moyens financiers de s’offrir les services sur mesure de la Dollhouse. Simple objet sexuel ? Non, mieux : la femme parfaite, le temps d’un week-end avant de retourner se faire effacer la mémoire et regagner son lit-cercueil avant la prochaine mission.
Comme Jarod, Echo peut devenir n’importe qui. C’est une caméléonne, mais uniquement grâce aux nouvelles technologies du centre Dollhouse. Cependant, son personnage s’apparenterait plutôt à celui d’Angelo, caméléon malgré lui, dépourvu de personnalité.
Comme Sydney Bristow, Echo a une garde-robe des plus variées ; pour les besoins de ses missions bien entendu.
Le premier épisode n’est pas particulièrement accrocheur sans pour autant être mauvais. Mais il manque à la série ce petit supplément d’âme qui donnerait envie de la suivre. Il faudrait donner au spectateur une raison de s’attacher à Caroline (alias Echo). De plus l’objectif de l’organisation secrète Dollhouse reste imprécis.
Dollhouse incite à réfléchir aux questions d’éthique, de moralité. Sur le plan du rendu global, Doolhouse ressemble à Dark Angel ou Tru Calling. La série a un potentiel énorme qui ne ressort pas à l’écran (je n’ai vu que les deux premiers épisodes), dommage. Gageons que la série s’améliorera si on lui laisse le temps de poser le décor et de se développer.
06/06/2009 à 17h13 | #2 |
Je suis ravie du renouvellement de "Dollhouse".
Je trouve le concept original et j'ai hâte de voir la suite.
Pour moi c'est une très bonne série, avec de bons acteurs et un fort potentiel.
09/05/2009 à 17h47 | #1 |
Dollhouse, ou le retour de Joss Whedon sur le petit écran. Un scénario et un concept étrange, profond et original, des acteurs en grande forme (le plaisir de revoir Eliza Dushku, Tahmoh Penikett et Amy Acker), des scènes d'action au rythme soutenu, un potentiel de développement de l'histoire et des personnages carrément gigantesque, une métaphore intelligente, bref, Dollhouse a tout pour elle. Ce qui manque juste : l'humour "Whedonien", véritable marque de fabrique présente sur Buffy et Firefly.
Malheureusement elle a vécu l'enfer : pause dans le tournage, chaine qui semblait enthousiaste au départ mais qui finit par la condamner à une mort quasi certaine en la diffusant dans le "Friday Death Slot" avec Prison Break comme lead-in, des audiences en baisse constante...
Un retour très regrettablement manqué pour le cultissime Whedon qui n'arrive finalement qu'à convaincre les fans du "Buffyverse" et du bonhomme en question.
Esperons maintenant que la série ne sera pas annulée (mais une seconde saison est malheureusement peu probable) pour permettre à Echo, Sierra, Victor et Paul Ballard de se développer et tenter de remonter l'audience.
Je ne comprends pas toutes les critiques négatives à l'encontre de la série, un peu partout sur le net je l'ai en effet vue se faire descendre. Certes, Dollhouse fut un naufrage en terme d'audience, mais ça ne veut nullement dire que ce fut un échec artistique. J'ai adoré cette série.
Malgré quelques facilités scénaristiques, elle est intelligente, aborde des thèmes de société (l'embrigadement, la liberté et le contrôle). C'était écrit dans la série depuis le début : la recherche de pouvoir mène l'homme, seul coupable, à sa perte. On ose nous montrer une entité 'maléfique' sous un jour pas nécessairement malsain (ce qui est excellent pour montrer l'ambiguïté de la série) : la dollhouse. Elle tient captifs des gens -volontaires certes- qui font des choses, parfois terribles (meurtres ou prostitution) sans pouvoir s'en souvenir. Les scénarii sont passionnants et intrigants.
Je mettrais un petit bémol sur les 5 premiers épisodes de la série : ils sont très clairement mauvais (la chaîne avait la main mise sur l'écriture des premiers épisodes, ceci explique cela, l'équipe à Whedon sera fort heureusement libérée de contraintes par la suite). La série commence à n'être très bonne qu'à partir du 1.06, et ce niveau de qualité perdure jusqu'à l'épisode 2.13. La série est feuilletonnante à partir du milieu de la saison 1, fort heureusement.
Les acteurs sont tous excellents, un des plus gros castings de la télévision à vrai dire lors de sa 2ème et dernière saison (car pour ne rien gâcher, il y'a aussi eu une galerie impressionnante de guests-star provenant du monde télévisuel fantastique, ou bien du Whedonverse aussi). Même moi qui avait un problème avec Topher au début, j'ai fini par l'accepter.
Ça fait plaisir de retrouver Eliza Dushku et Amy Acker, en bon fan de Buffy et d'Angel. Dichen Lachman (Sierra) et Enver Gjokaj (Victor) sont en revanche des révélations, ils n'ont pas une grosse carrière derrière eux mais méritent d'aller loin tant ils ont démontré leurs qualités dans la série.
La série était condamnée à l'annulation dès l'évocation de son pitch osé et sortant des sentiers battus, puis elle a été condamnée quand on a appris sa case horaire américaine (le vendredi soir), elle a fait des audiences prévisiblement catastrophiques mais miracle, elle est revenue pour une 2ème saison qui a une vraie conclusion. L'épisode 13 de la saison 1 était prévu comme un final de série, il dévoile donc des choses de la saison 2 - qui a donc du être construite en fonction de ce qui est vu et dit dans cet épisode, ça annihile le suspense à certains moments mais il ne faut pas s'en priver pour autant, l'Epitaph One est essentiel et démontre la noirceur des thèmes de la série, s'ils étaient encore à prouver.
Avec une histoire aussi spéciale (et vu comment la série va vite dans l'exploration de sa mythologie), on ne pouvait pas faire un trop grand nombre de saisons. 2 saisons, 26 épisodes, c'est un bon total, et la série connait une bonne fin. Dollhouse est donc une série à voir, une série qui divertit très efficacement en même temps qu'elle propose des histoires passionnantes brillamment servies, dommage qu'elle soit si confidentielle (mais rester dans l'inconnu, c'est le sort de nombreuses bonnes séries).
Les 5 premiers épisodes de la saison 1 sont durs à regarder car assez mauvais...Mais la suite est tout simplement géniale!!La saison 2 relève bien le niveau car à ce stade là, Joss Whedon savait ce qu'il pouvait et ne pouvait plus faire...Les audiences catastrophiques de la deuxième saison ne reflètent pas la qualité du show...
Et bien je n'ai pas accroché... En plus 4 épisodes, j'ai laché au bout de trois et encore je n'étais pas du tout captivée, je ne sais pas si je regarderais la suite. Dommage.
Dollhouse, c’est un croisement entre Nikita, Le Caméléon et Alias.
Comme Nikita, Echo a un lourd passé et doit faire face aux conséquences de ses actes. Elle se voit offrir une alternative à la prison : devenir une doll, une poupée sans volonté ni désir excepté ceux qu’on lui implante, une poupée dont on tire les ficelles et avec qui on joue en essayant de ne pas trop l’abîmer. Tantôt femme forte, tantôt séductrice, tantôt sportive, souvent réduite à l’état d’objet sexuel pour le plaisir de ceux qui ont les moyens financiers de s’offrir les services sur mesure de la Dollhouse. Simple objet sexuel ? Non, mieux : la femme parfaite, le temps d’un week-end avant de retourner se faire effacer la mémoire et regagner son lit-cercueil avant la prochaine mission.
Comme Jarod, Echo peut devenir n’importe qui. C’est une caméléonne, mais uniquement grâce aux nouvelles technologies du centre Dollhouse. Cependant, son personnage s’apparenterait plutôt à celui d’Angelo, caméléon malgré lui, dépourvu de personnalité.
Comme Sydney Bristow, Echo a une garde-robe des plus variées ; pour les besoins de ses missions bien entendu.
Le premier épisode n’est pas particulièrement accrocheur sans pour autant être mauvais. Mais il manque à la série ce petit supplément d’âme qui donnerait envie de la suivre. Il faudrait donner au spectateur une raison de s’attacher à Caroline (alias Echo). De plus l’objectif de l’organisation secrète Dollhouse reste imprécis.
Dollhouse incite à réfléchir aux questions d’éthique, de moralité. Sur le plan du rendu global, Doolhouse ressemble à Dark Angel ou Tru Calling. La série a un potentiel énorme qui ne ressort pas à l’écran (je n’ai vu que les deux premiers épisodes), dommage. Gageons que la série s’améliorera si on lui laisse le temps de poser le décor et de se développer.
Je suis ravie du renouvellement de "Dollhouse".
Je trouve le concept original et j'ai hâte de voir la suite.
Pour moi c'est une très bonne série, avec de bons acteurs et un fort potentiel.
Dollhouse, ou le retour de Joss Whedon sur le petit écran. Un scénario et un concept étrange, profond et original, des acteurs en grande forme (le plaisir de revoir Eliza Dushku, Tahmoh Penikett et Amy Acker), des scènes d'action au rythme soutenu, un potentiel de développement de l'histoire et des personnages carrément gigantesque, une métaphore intelligente, bref, Dollhouse a tout pour elle. Ce qui manque juste : l'humour "Whedonien", véritable marque de fabrique présente sur Buffy et Firefly.
Malheureusement elle a vécu l'enfer : pause dans le tournage, chaine qui semblait enthousiaste au départ mais qui finit par la condamner à une mort quasi certaine en la diffusant dans le "Friday Death Slot" avec Prison Break comme lead-in, des audiences en baisse constante...
Un retour très regrettablement manqué pour le cultissime Whedon qui n'arrive finalement qu'à convaincre les fans du "Buffyverse" et du bonhomme en question.
Esperons maintenant que la série ne sera pas annulée (mais une seconde saison est malheureusement peu probable) pour permettre à Echo, Sierra, Victor et Paul Ballard de se développer et tenter de remonter l'audience.