La nouvelle saison de ce teen show canadien semble décidée à aller toujours plus loin.


Voilà trois semaines que Degrassi, nouvelle génération est de retour sur les écrans canadiens sous le nom de Degrassi, puisque son nom est dorénavant écourté. Pour la première fois de son histoire, la série est diffusée non plus sur CTV mais sur MuchMusic (et sur TeenNick aux États-Unis), et a opéré plusieurs changements, notamment en faisant l'acquisition de caméras digitales ou via son format.
En effet, la série est passée en mode quotidien depuis le 19 juillet, pour une commande totale de 48 épisodes ; c'est aussi la première fois que la série est diffusée en parallèle des deux côtés de la frontière, à l'exception de la première semaine.
Mais ce n'est pas la moindre des décisions prises afin de donner un nouvel élan à cette série issue d'une franchise de presque 30 ans. Avec l'introduction de 6 nouveaux personnages cette saison (le générique propose donc maintenant 22 acteurs !), Degrassi renouvelle ses intrigues, et en voilà au moins une qui est totalement inédite : l'un d'entre eux, présenté lors de ses premières scènes, est un transgenre.
Interprété par l'actrice Jordan Todosey (Derek), âgée de 15 ans, qui a subi un véritable relookage, le personnage d'Adam a d'abord été introduit dans les intrigues comme un personnage un peu en retrait, tentant de se faire des amis peu après son arrivée, mais sans qu'aucun indice ne soit donné quant à un quelconque problème d'identité sexuelle. Ce n'est que dans l'épisode du 11 août que les autres élèves de Degrassi apprennent son secret...
Si la série adolescente a toujours su traiter, avant bien d'autres, des sujets délicats comme la grossesse adolescente, l'avortement ou la découverte de l'homosexualité, c'est la première fois qu'elle s'attaque à ce sujet peu courant dans les séries pour adolescents. Mais c'est aussi ce qui a permis à la série de se forger une excellente réputation outre-Atlantique, bien qu'elle reste relativement méconnue sous nos latitudes ; de nombreux acteurs aujourd'hui populaires y ont pourtant fait leurs débuts, à l'instar de Stacey Farber (18 to Life), Shenae Grimes (90210) ou Nina Dobrev (The Vampire Diaries).
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Par - Le 11/08/2010 à 10h58
Par - Le 11/08/2010 à 11h32
Par - Le 12/08/2010 à 08h41
Par - Le 11/08/2010 à 13h53
Par - Le 12/08/2010 à 15h20
Par - Le 12/08/2010 à 15h34
Mais surtout, je crois que ce que voulait dire kalio, c'est qu'aborder un sujet difficile comme celui-ci est la preuve qu'une fiction n'est pas figée dans la logique du "ne choquons personne, faisons profil bas" que tant de séries françaises adoptent de peur de se mettre le moindre spectateur à dos. On voit souvent les séries étrangères, notamment américaines ou canadiennes (comme ici) ne pas hésiter au contraire à soulever des sujets polémiques, sans craindre la controverse. C'est une forme de courage artistique qu'on n'a pas dans la plupart des séries françaises.
Bref, quelles que soient nos convictions sur un sujet donné, il n'y a pas de raison pour qu'une série ne l'aborde pas, au contraire, faire réfléchir sur des sujets périlleux est aussi l'intérêt de la fiction. Lorsqu'on félicite une série pour s'aventurer sur ce genre de chemin, on ne demande à personne de changer d'avis ni dans un sens ni dans l'autre, simplement, provoquer la réflexion peut être une bonne chose. Au moins, c'est après mure réflexion que tu penses ce que tu penses, et pas par réflexe plus ou moins conditionné.
Par - Le 13/08/2010 à 10h55
Il peut être, en effet, intéressant de ne pas éviter certain sujets sensibles de peur d'en choquer certains, mais le fait d'en parler ne doit signifier l'aborder sous un angle anti-conservateur, ce qui est malheureusement toujours (ou presque) le cas. Et cet omniprésence d'une certaine opinion laisse inconsciemment penser aux téléspectateurs qu'elle est majoritaire, normale, voire idéale. D'où ma réaction précédente. Ce qui a un effet contraire à l'esprit de réflexion, que l'on pourrait presque assimilé à une tentative de conditionnement pour les plus adeptes de théorie du complot. Ce n'est pas forcement mon cas, mais ce constat me parait indéniable.
Il suffit pour s'en convaincre de se rendre compte de comment sont considéré, par les critiques de séries notamment, les deux points de vue: le premier est tout à fait correct, il fait "progresser" les mentalités, tandis que le second est puritain, trop dans le passé et pas conforme à "l'air du temps". Une dialectique biaisé qui valorise une opinion plus qu'une autre, donc mauvais pour l'élaboration d'une véritable réflexion, j'espère que vous conviendrez de cela.
Par - Le 13/08/2010 à 13h44
Je me rappelle qu'il y avait eu un débat sur la peine de mort, sur ce même forum, voilà quelques années, lorsque Medium avait fait ses débuts. Certains avaient été choqués parce que l'héroine était pro-peine de mort. Pour autant, ce débat n'a guère dépassé les limites de ce forum d'amateurs de fiction télévisée, et personne ne s'est frappé, dans le milieu professionnel, de l'abord de ce sujet sous un angle conservateur. Devinez quoi ? La qualité du travail exécuté sur la série (pun not intended) n'y est certainement pas étranger.
Question : si demain, une série avec le sérieux de production et la qualité d'écriture de, disons, Breaking Bad, débarque en étudiant des sujets polémiques sous un angle conservateur, quel sera l'accueil ? Pas bien différent de celui fait à Breaking Bad, à mon avis.<br/><br/><p style="text-align:right">Edité le 13-08-2010 à 13:52:01 par ladyteruki