| Auteur | Message |
| serieslive |
Sujet du message : Des séries pour encore longtemps ?
Publié le : 31.10.2007 16:16
|
|
Héros ![]() Inscrit : 08.11.2007 Messages : 15476 |
SeriesLive vous propose de découvrir un excellent article écrit par Jéjé et issu du site pErDUSA. Il explique avec précision quelles sont les causes de la grève des scénaristes américains qui se profile dans les jours et les semaines à venir. Un événement majeur qui pourrait avoir un impact non négligeable sur la production des séries télévisées au cours de la saison.
Article issu du site pErDUSA. Des séries pour encore longtemps ?
Friday Night Lights serait-elle renouvelée pour une seconde saison ? Men in Trees allait-elle revenir un jour à l’antenne ? Rob Thomas écrirait-il un bon épisode de Veronica Mars avant son annulation ? C’était le genre de questions que l’on pouvait se poser l’année dernière.
2007/2008 est une saison où les contrats liant les syndicats des principales catégories professionnelles d’Hollywood (scénaristes, acteurs, réalisateurs) aux producteurs et aux studios arrivent à échéance.
C’est actuellement la phase des négociations dans un jeu où les participants sont finalement très peu nombreux.
En ce moment, deux syndicats de scénaristes sont en pourparlers avec une équipe de représentants des studios. Dans quelques mois ce sera au tour du syndicat des acteurs et du syndicat des réalisateurs.
Si des accords satisfaisant les parties n’étaient pas trouvés, toute la production hollywoodienne pourrait être stoppée. Gelée. Pas un film sur deux, pas une série sur trois, pas un métro sur quatre… Tout ! Comment est-il possible que les décisions de quelques dirigeants syndicaux et de représentants d’employeurs puissent paralyser complètement l’un des secteurs les plus lucratifs de l’économie américaine, l’économie du pays du capitalisme et de la réussite individuelle ?
Mon idée d’un syndicaliste américain (C’est une image de The Wire – 2.09) C’est à cette question que va tenter de répondre cette première de « Vus d’en Haut », qui au fil de ses numéros essayera d’éclairer les dessous de la télévision américaine. Networks et studios HollywoodiensDans cette introduction, il y a surtout été fait référence à Hollywood, plus qu’à la télévision américaine spécifiquement. Normal, la plupart des séries est produite et/ou distribuée par les studios hollywoodiens, les mêmes qui ont créé Casablanca, Autant en emporte le vent ou Sur les Quais. Pourtant, dans les années 50, pour le cinéma, la télévision était l’ennemi à abattre. C’est en réponse à son développement que les studios ont lancé les formats larges et la généralisation de la couleur. Après s’être aperçus que la co-habitation était possible entre les deux secteurs, ils ont commencé à produire pour la télévision. Timidement. La majorité de ses programmes reste cependant produite par les networks eux-mêmes. Le secteur télévisuel, toujours en expansion, est alors contrôlé de bas en haut par les quelques mêmes compagnies, comme dans les années quarante, dans le secteur du cinéma, où les studios avaient la main sur tous les maillons de la chaîne, de l’écriture des synopsis à la construction des salles de cinéma. Pour mettre fin à cette concentration verticale, en 1973, la FCC (Federal Communication Commission, l’agence de régulation des médias) fait passer « the FinSyn Rule (Financial Interest Syndication Rule), qui interdit aux networks de produire leurs propres programmes. Des compagnies indépendantes et les gros studios de cinéma s’emparent de ce marché. La FinSyn était l’équivalent du « Paramout Amendment » qui en 1948 avait forcé les studios à vendre leurs salles de cinéma, à cette différence que la FinSyn était renégociable au bout de 23 ans. En 1995, l’administration Clinton mis fin à cette loi, devenue obsolète, dans un monde des médias qui avait bien changé.
En effet, la concentration horizontale est devenue la règle. Toujours est-il que les séries télé sont étroitement liées au Hollywood des studios d’antan. Et en même temps, une fois que l’on sait ça, on n’est pas hyper avancé sur le « comment du blocage ». Mais ça justifie que l’on se plonge dans l’histoire de l’organisation des syndicats à Hollywood pour comprendre la situation actuelle. Hollywood, le royaume des syndicats
Mad Women (Bette Davis & Thelma Ritter – All about Eve)
Quand on associe les termes « syndicats » et « Etats-Unis », on pense assez vite aux dockers, aux routiers, au secteur de la construction, à Jimmy Hoffa, The Wire et Tony Soprano.
On oublie qu’à ses débuts, Hollywood, à l’instar de l’industrie automobile, c’était l’usine. La vraie. En fonction de leur politique contractuelle d’embauche, les entreprises à cette époque étaient classées en trois catégories :
A cette époque, les métiers du divertissement ont commencé à s’organiser, mais ils n’ont que peu de poids face aux studios.
Ces syndicats offrent (enfin offriront au fur et à mesure des accords passés) à leurs adhérents de nombreux droits. Tout d’abord les fameuses conditions de travail et les rémunérations standardisées minimales avec les studios. Que les agents artistiques se rassurent, les négociations individuelles sont autorisées et vivement encouragées, les gars de Friends et de Frasier en savent quelque chose.
Lorsqu’en 1947, le principe des closed-shop est interdit, Hollywood adopte le fonctionnement en union-shop. Les producteurs peuvent alors engager pour de très courtes durées des professionnels non-syndiqués. Il n’est plus nécessaire donc de verser des cotisations et une partie de ses revenus au syndicat pour pouvoir travailler.
En 2000, pendant la renégociation des contrats avec les producteurs de publicité, la SAG a lancé une grève. Elle a donc interdit à tous ses membres, c’est-à-dire la quasi totalité des acteurs en activité de tourner dans des publicités. Un comité du syndicat s’est aperçu que Elizabeth Hurley (comme d’autres membres) n’avait pas respecté la consigne. Elle a du verser une amende de 100,000 $ pour rester à la Guilde.
Et ça fonctionne comme ça depuis soixante ans, dans un secteur dont le marché est pourtant régulièrement bouleversé par les avancées technologiques. Pourtant, le pouvoir des syndicats n’explique pas à lui seul qu’un mot d’ordre de grève puisse tout bloquer. L’union fait aussi la force... De l’autre côté... Pour voir la suite de l'article, cliquez ici. |
| Retrouvez toute l'actu séries sur SeriesLive.com | |
| Haut | |
Qui est en ligne ? |
||||
| Utilisateur(s) parcourant actuellement ce forum : |
![]() |
Copyright © 2002-2012 serieslive.com Tous droits réservés