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Réponses: 1206 Né le 22/04/1981 Age: 27 ans Sexe:
Médecin bénévole
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Voici le dernier chapitre. Bien sûr, ça va être triste...
Bonne lecture !
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Chapitre 15 : La fin d’une tragédie pour le début d’une nouvelle ère
Spoiler :
Ainsi, deux semaines plus tard, vers 21h, James alla ouvrir à Sirius une nouvelle fois, sachant très bien ce qu’il faisait là.
« Il n’est pas encore arrivé, je suppose ?demanda Sirius.
-Non, pas encore, répondit Lily.
-Dumbledore n’est pas avec toi ?demanda James.
-Non, il a préféré se retirer de cette affaire pour ne pas trop s’impliquer car selon lui, quatre personnes présentes ce soir, c’était largement dangereux. Et apparemment, Peter avait dit il y a quelque temps au directeur, qu’il ne voudrait surtout pas devenir le gardien de quoique que ce soit, alors il est persuadé qu’on l’attend ici pour rien. Enfin, de toute façon, Dumbledore m’a demandé et m’a chargé de vous le dire aussi, de ne plus l’informer de rien. Donc faisons ça entre nous, chers amis.
-Mais tu es sûr qu’il va venir et surtout qu’il va accepter ?demanda Lily avec angoisse.
-Je suis certain qu’il viendra mais quand à accepter, ça, il nous le dira. Mais puisque Peter n’est pas encore là, je voulais vous demander si vous étiez tous les deux vraiment sûrs de vous car vous savez très bien quel est l’enjeu. Vous faites en ce moment quelque chose d’extrêmement dangereux et il en va de vos vies à tous les trois et plus encore, vous êtes certains de vouloir changer de Gardien ?
-Oui, c’est la meilleure chose à faire si on veut continuer à vivre et si on veut à tout prix protéger notre enfant de ses griffes, répondit James.
-Très bien, dans ce cas, allons-y. »
Dix minutes après, la porte s’ouvrit de nouveau mais cette fois sur Peter qui semblait très surpris et un peu inquiet d’ailleurs de cette petite réunion nocturne.
« Que se passe-t-il, James ? Tu voulais me parler ? Mais pourquoi Sirius est-il là, c’est à cause de moi ?s’étonna Peter en essayant de cacher ses doutes.
-En effet, Peter, nous sommes présents pour toi et tu vas devoir faire preuve d’un grand courage et d’une grande honnêteté envers nous, dit sombrement Sirius.
-Mais qu’est-ce que ça veut dire, je ne comprends pas !dit Peter en s’affolant. Que me voulez-vous ?
-Peter, tu connais notre situation, dit James en lui mettant la main sur l’épaule. Tu sais que Tu-Sais-Qui veut me tuer, moi et ma famille, n’est-ce pas ?
-Oui, je sais, répondit-il en réprimant un tremblement à l’évocation de Voldemort. Et alors, qu’est-ce que ça a à voir avec moi ?
-Jusque là, nous devons t’avouer que Sirius était notre Gardien du Secret mais apparemment, cela devient beaucoup trop dangereux pour lui et donc pour nous. Tout le monde sait qu’aucun Mangemort ne s’en prendrait à toi, ne connaissant pas assez notre amitié : donc nous te demandons, Lily et moi, de devenir notre nouveau Gardien du Secret, dit James en le regardant dans les yeux.
-Quoi ?s’étonna Peter au plus point. Moi ?
-Oui, toi, Peter. Je ne nie pas que ce sera extrêmement dangereux pour toi, je dois te prévenir. Nous comprendrions si tu refusais, c’est un énorme risque à…
-J’accepte, dit soudain Peter.
-Vraiment, tu acceptes ? Oh, merci, mon ami, tu ne sais pas ce que ça représente pour nous.
-Oui, merci beaucoup, Peter, dit Lily à son tour. Vous êtes un véritable ami. »
Peter sembla un peu gêné pendant un instant, comme s’il était prêt à changer d’avis mais il se ravisa rapidement et sourit au couple rassuré de son acceptation.
Sirius fit la même cérémonie qu’avait fait Dumbledore la première fois, sauf que cette fois-ci, le début se fit avec Sirius et Peter ensemble devant le jeune couple puis au milieu du sortilège, Sirius passa la boule de lumière qu’il tenait entre les mains à Peter, s’écartant ensuite pour laisser son ami face aux deux époux. Ce soir-là, beaucoup de choses furent conclues et d’autres furent annoncées : seuls les pleurs d’Harry, dans la pièce d’à côté, pleurs pourtant rares de sa part, vinrent annoncer que quelque chose de dramatique venait de se produire.
Le lendemain, Sirius et le couple Potter se réveillèrent plus soulagés que les autres jours, au vu des événements qui venaient de se produire. Il leur semblait que Voldemort serait bien berné et qu’il serait irrémédiablement contraint d’abandonner les poursuites envers eux. Pourtant ils ne se doutaient pas que le sourire de Peter en partant de chez eux, sourire qu’ils avaient cru amical, était en fait un sourire calculateur et orgueilleux, car Peter savait très bien à qui il rendrait visite la minute d’après. Ainsi quelques heures après ce nouveau pacte, un rire cruel et triomphal s’éleva dans le camp ennemi.
Quelques jours après, Lily préparait gaiement la fête d’Halloween, se disant que cette deuxième célébration pour Harry serait bien plus joyeuse que la dernière. James devrait finir tôt au Ministère ce jour-là, car même si tout le monde craignait une fois de plus une attaque massive de Mangemorts, il y avait soudain moins de morts de leur part, comme si Voldemort attendait quelque chose de particulier. De plus, malgré l’inquiétude que ressentaient toujours les sorciers envers Voldemort, une légère baisse d’attention se faisait sentir et même les Aurors, las de toujours veiller, semblaient vouloir se reposer légèrement, seulement pour cette soirée d’Halloween.
C’est ainsi que James rentra chez lui en milieu d’après-midi, soulagé de n’avoir essuyé aucune mauvaise surprise au bureau et joyeux de pouvoir passer Halloween en toute tranquillité. Quand il rentra dans la maison, il étouffa une exclamation de surprise tellement Lily s’était surpassée une nouvelle fois pour la décoration et même si elle avait totalement changé le style par rapport à l’an passé, c’était aussi magnifique, voire plus beau encore que tout ce qu’il avait vu. On se serait cru entouré de chauves-souris vivantes, de citrouilles rampantes et volantes : il avait du mal à distinguer la part du réel et de l’imaginaire. Dès qu’il fit un pas dans le hall, une musique chère aux sorciers pour cette fête, s’éleva et Lily se jeta dans ses bras, sans qu’il n’y ait rien vu.
« Je t’ai eu !s’exclama Lily en riant. Pour un Auror, dis-moi, tu n’es pas très vigilant, c’est embêtant ça…
-Non, non, tu m’as distrait petite coquine et ta séduction va au-delà de tout ce qu’un homme peut endurer, dit James en la taquinant et en la regardant dans les yeux avec joie. »
Puis, riant aux éclats, ils commencèrent à se lancer des citrouilles et des friandises volantes et mordantes comme les théières mais un hibou arriva à la vitesse d’un vif d’or et leur déposa une lettre où la mention « urgent » était inscrite en lettres rouges et clignotantes. Intrigués et suspicieux, James ouvrit la lettre et reconnut l’écriture de Sirius, ce qui raviva ses alarmes.
« James, Lily,
Je vous demande par pitié de me faire confiance : vous courrez un danger imminent. Je ne suis pas encore tout à fait sûr de ce que je redoute mais par pitié, ne quittez pas votre maison. Surveillez les alentours jusqu’à ce soir minuit. J’espère être alors en mesure de vous fournir les explications nécessaires. Surtout, comme le dit toujours un ami commun, faites preuve d’une vigilance CONSTANTE !!! Cela est VITAL pour vous… »
La lettre n’était pas finie et semblait avoir été envoyée à la hâte, et l’écriture de Sirius, d’habitude si nette, était ici à peine lisible et avec des tâches de quelque chose que les époux ne surent identifier.
« James, dis-moi que ton ami nous fait une mauvaise plaisanterie, comme il en a l’habitude, je t’en prie, dis-le moi…dit Lily devenue très pâle à la lecture de la lettre.
-Non, Lily, Sirius est peut-être l’homme le plus blagueur du monde mais jamais il ne ferait une chose pareille, je le connais trop bien. Il connaît notre situation et n’oserait pas nous avertir si cela n’était pas extrêmement important, soupira James devenu très sérieux et très pâle lui aussi.
-C’est grave, n’est-ce pas ?demanda Lily, les yeux dans le vide, en se demandant pourquoi elle posait la question.
-Oui, extrêmement grave.
-Qu’allons-nous faire, James ? On ne sait même pas d’où peut venir la menace.
-Si, on la verra arriver, je peux te le garantir. Nous sommes à l’intérieur d’une zone de non-transplanage depuis peu, je n’avais pas voulu te le dire pour ne pas t’inquiéter. Donc, nous verrons arriver ce qui nous menace dans un périmètre d’un kilomètre autour de nous. Procédons par ordre. Je suis désolée Lily, mais enlève toutes ces décorations, elles pourraient donner une fausse alerte. Ensuite, prends Harry avec toi pour le rassurer, tu sais à quel point il peut sentir nos craintes.
-D’accord mais toi, que fais-tu pendant ce temps ?
-Je vais aller surveiller les alentours de la maison, il le faut, dit gravement James.
-Mais James, dans sa lettre Sirius nous interdit formellement de sortir de la … dit Lily avec affolement.
-Et depuis quand écoutes-tu les ordres de Sirius, dis-moi ?sourit James légèrement. Je n’en ai pas pour longtemps, ne t’en fais pas. Fais bien ce que je t’ai demandé et tout ira bien, tu verras. »
James l’embrassa et sortit, armé de sa baguette. Pendant ce temps, Lily, plus inquiète que déçue, enleva d’un seul coup de baguette toutes les décorations qu’elle avait mis tant d’heures à mettre en place. L’instant d’après, elle alla voir son petit garçon qui dormait paisiblement dans sa chambre mais qui se réveilla au moment même où sa mère le regarda. Elle le prit dans ses bras et le cajola pour le rassurer mais ne faisant aucun bruit, elle écoutait tout ce qui pouvait se passer d’alarmant à l’extérieur.
James rentra une heure plus tard mais il ne paraissait pas moins inquiet, tout au contraire.
« C’est bizarre, pendant tout le temps où j’ai fait ma ronde, j’ai eu une drôle d’impression, comme si tout autour de nous avait quelque chose de différent, de changé. J’espère que c’est seulement mon imagination mais en tout cas, je n’ai vu ni entendu rien d’alarmant. Je resterai là auprès de vous deux maintenant, dit-il en embrassant sa femme et son fils. »
Le couple, après ces paroles, resta alors enlacé dans l’obscurité, Lily tenant Harry dans les bras et d’ailleurs celui-ci ne dormait pas le moins du monde et semblait presque aussi éveillé et aux alarmes que ses parents. Les heures passèrent et ils ne bougeaient toujours pas, craignant qu’un seul de leur mouvement aggraverait la situation. Ils pensaient tous deux aux autres sorciers qui, moins inquiets, faisaient sûrement la fête au moment même où ils pensaient à eux. Ils pensaient à Dumbledore, qui n’était sûrement pas au courant de la situation et devait être tranquillement assis à la table des professeurs à Poudlard en train de fêter Halloween. Etrangement, ils se souvinrent chacun de leur côté, de leurs fêtes d’Halloween passées et en remontant de plus en plus dans le temps, une importante nostalgie montait en eux, au souvenir de cette époque si simple où Voldemort n’était encore connu de personne. Mais le fait d’être ensemble, de se dire qu’ils s’aimaient, qu’ils étaient mariés et qu’ils avaient eu un merveilleux petit garçon qu’ils serraient contre eux les réconforta dans l’idée que tout ce qu’ils avaient vécu n’avait pas été en vain. Et comme si leurs pensées s’étaient rejointes, James dit soudain, alors que sonnaient dix heures du soir :
« Tu sais, Lily, rien ni personne ne me fera regretter un seul instant d’être tombé amoureux de toi et d’être là en ce moment. Toi et Harry, vous êtes toute ma vie et je ferai tout ce qui est en mon pouvoir physique et mental pour vous protéger envers et contre tout, dit-il en embrassant sa femme et son fils sur le front.
-Je sais, James, c’est également mon cas. Je sacrifierai tout, même ma vie, pour vous sauver toi et notre enfant. Je vous aime tellement, si tu savais. Jamais je n’aurai cru que je pouvais aimer des personnes autant que vous deux. L’amour est la plus belle et la plus puissante chose au monde et ça, Tu-Sais-Qui s’en apercevra très bientôt, je le sens. »
Mais alors que James allait répondre à sa femme, ils aperçurent, à un kilomètre devant la fenêtre qu’ils surveillaient, une forme apparaître en un clac qu’ils n’eurent aucun besoin d’entendre. Pressentant plus reconnaissant la personne qui venait d’apparaître, ils se levèrent d’un bond et James dit à Lily d’une voix ferme et rapide :
« Je vous protégerai jusqu’au bout, Lily et jamais je n’accepterai de mon vivant qu’il passe le seuil de cette maison. Reste ici et ferme derrière moi avec tous les sorts que tu connais. Je n’accepterai jamais qu’il vous fasse du mal à toi ou à Harry. »
Et alors qu’il était prêt à sortir, il ajouta en embrassant Harry puis sa femme :
« Je t’aime, Harry. Je t’aime, Lily. Prends bien soin de lui, ma chérie, je te fais confiance. »
Et refermant la porte derrière lui, il marcha, sans une once de peur, baguette à la main, en direction de la forme qui avançait vers la maison. Lily, plus pâle qu’une morte, ferma la porte en tremblant, avec dix sorts de verrouillage aussi puissants les uns que les autres. Allant en une seconde déposer Harry dans son lit, elle revint à la fenêtre où elle pouvait voir distinctement James qui s’avançait toujours en direction de l’intrus.
Alors, à environ cinq cent mètres de la maison, James s’arrêta devant le mage noir, couvert de sa cape :
« Partez, vous n’êtes pas le bienvenu, dit James en levant sa baguette.
-Vraiment ?répondit Voldemort en ricanant. Et que crois-tu que je suis venu faire ici, du tourisme ?
-Partez, je ne le dirai pas de nouveau, sinon je…
-Tu, quoi ?dit le mage noir en l’interrompant. Tu crois peut-être faire le poids face au plus grand sorcier de tous les temps ?
-Premièrement, c’est Albus Dumbledore qui est le plus grand sorcier de tous les temps et deuxièmement, n’oubliez pas, serpent, que je vous ai combattu trois fois en m’en sortant indemne.
-C’est vrai pour le second point mais je suis venu également pour réparer cette erreur. Tu n’es qu’un insecte que je vais me faire un plaisir d’écraser…
-Expelliarmus !s’exclama alors James.
-Avada Kedavra !cria l’autre en même temps que James. »
Lily hurla alors dans la nuit quand elle vit s’élever un éclair vert et James tomber à terre. Quand elle vit ensuite le mage noir continuer son chemin vers la maison, elle sut que tout était fini. Quand la porte d’entrée vola en éclats, elle eut à peine le temps de s’enfermer dans la chambre d’Harry mais même son sortilège de verrouillage le plus puissant ne parvint pas à l’arrêter. Alors qu’une nouvelle fois, la porte partait en morceaux, Lily, qui avait pris Harry dans ses bras pour le serrer une nouvelle fois contre son cœur et l’embrasser, vacilla sous le choc de l’explosion : alors, elle fit face à Voldemort, après avoir seulement remis son enfant sur son lit et se plaça devant le berceau.
« Vous ne le tuerez pas, dit-elle avec calme et assurance.
-Ah non ?ria-t-il aux éclats. Et pourquoi femme, ne tuerai-je pas celui pour lequel je suis venu ?
-Parce que je vous demande de me tuer à sa place, dit Lily les larmes dans les yeux. Ne le tuez pas, je vous en prie, il est trop jeune, il ne peut faire de mal à personne. Prenez ma vie à la place de la sienne, je ne demande rien d’autre. S’il y a une chose pour laquelle j’existe, c’est pour ça, pour lui sauver la vie. Epargnez-le et prenez-moi, c’est tout ce que je demande…
-Impossible, cria-t-il de colère. C’est lui qui me détruira, non toi ! Ecarte-toi, femme !
-Non ! Je préfère mourir à sa place, c’est mon dernier souhait sur cette terre, ne le négligez pas, j’aime mon fils plus que ma vie, plus que tout au monde !dit la pauvre mère en larmes.
-Si tu ne veux pas t’écarter, très bien ! Avada Kedavra ! »
Son cri s’éleva dans les airs et disparut en une seconde alors qu’elle s’écroulait au sol.
Harry, qui avait assisté, éveillé, à toute la scène, ne vit pas sa mère couchée sur le sol mais seulement le mage noir juste devant lui, qui le regardait avec un sourire diabolique sur les lèvres. Voldemort dit alors :
« Adieu, Harry Potter. Avada Kedavra… »
Au moment où Voldemort prononçait cette dernière syllabe, son corps se fissura de plus en plus et alors qu’il jetait un regard ébahi au petit garçon évanoui, il disparut en hurlant, en une explosion qui fit voler la maison en éclats.
Trente minutes plus tard, le petit garçon fut découvert dans les décombres par Hagrid qui, en larmes, l’enveloppa dans une de ses couvertures. Alors que le demi-géant sortait des ruines, Sirius apparut fou de colère, sur sa moto. Mais dès qu’il vit Harry vivant, il se calma à moitié :
« Où est-il, Hagrid, que je le tue de mes mains ?
-Je ne sais pas, Sirius. C’est Dumbledore qui m’a envoyé ici, il n’y avait plus personne.
-Pourquoi t’a-t-il envoyé ici, alors ?
-Pour récupérer Harry et le lui amener. Dumbledore devait savoir ce qui s’était passé, tout simplement.
-Je dois le trouver, je dois le trouver, je vais lui faire la peau à ce traître…
-Sirius, mais de qui parles-tu ? Tu-Sais-Qui a disparu, tu sais, tu ne peux pas le…
-Je vais le tuer, je vais le tuer…répétait Sirius sans entendre un seul mot d’Hagrid. »
Devant ces paroles qui lui semblaient insensées et relevant plus du choc que de la raison, Hagrid s’éloigna des décombres et de Sirius, avec Harry dans les bras. Mais Sirius, sortant de sa torpeur, appela le demi-géant :
« Attends. Tu iras plus vite avec ma moto volante. Ce serait dommage que tu n’en profites pas.
-D’accord, merci Sirius. »
Et alors qu’Hagrid s’asseyait sur la moto qui refreina un gémissement, Sirius regarda Harry toujours évanoui et l’embrassa sur la joue avec un léger sourire. Après avoir souhaité bon voyage à Hagrid qui s’éleva dans les airs vers Bristol, Sirius, avant de transplaner là où il pensait trouver celui qu’il voulait à tout prix punir, repensa sans le comprendre, à ce qu’il venait de voir sur le front d’Harry : une brûlante et mystérieuse cicatrice.
FIN
Citation : Sam : C’est une vieille coutume campagnarde, Dean. Planter un arbre pour marquer l’emplacement d’une tombe.
Dean : Tu es une véritable encyclopédie ambulante des bizarreries.
Sam : Ouais. Je sais.
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Eh oui, je sais, surtout que je pense que j'aurai traité le tome 7 d'une façon très différente en fait. Mais bon, tant pis.
Je mets dès ce soir le début de ma version du tome 6, version écrite avant la sortie du tome 6 officiel. A cette époque, mes chapitres étaient très courts, alors je me permets d'en mettre deux pour commencer.
Cette fic est assez romantique concernant Harry, donc je vous préviens que l'amour sera souvent lié à l'aventure. Je sais, ça peut paraître bizarre mais bon, c'était mes envies de l'époque...
Comme pour les derniers chapitres de l'autre fic, je mets les chapitres en spoiler.
Bonne lecture et merci !
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Harry Potter 6 et le Département des Mystères
Chapitre 1 : Une remise en question
Spoiler :
Le réveil fut de nouveau pénible ce matin-là. Harry avait une fois de plus rêvé de la mort de son parrain, Sirius Black. Il n'arrivait toujours pas à croire qu'il était mort : ce voile le hantait, comme s'il cachait un mystère insondable, presque mortel pour celui qui tentait d’en percer le secret. Harry se reprit, en essayant de penser à autre chose. Depuis deux semaines qu'il était revenu à Privet Drive,Ron et Hermione lui avaient écrit deux fois pour prendre de ses nouvelles et lui remonter le moral en essayant de le déculpabiliser de la mort de Sirius:en vain. De même, Maugrey Fol'Oeil, Remus Lupin et Tonks lui avaient écrit de ne pas se décourager et de donner de ses nouvelles, ce qu'il avait d'ailleurs fait trois fois pour leur éviter d'intervenir chez les Dursley. Car il se doutait bien qu'ils avaient autre chose à faire que de venir exprès prendre de ses nouvelles. De plus il n'avait pas vraiment envie de parler avec un sorcier, que ce soit avec n'importe lequel car depuis qu'elle lui avait été révélée, la prophétie l'obsédait. Elle l'obsédait tellement qu'il pensait à peine à ses résultats de BUSES qu'il recevrait prochainement. Et même à cette heure matinale (il était quatre heures), il repensa aux paroles de Trelawney dans la pensine de Dumbledore : tuer ou être tué .De plus il songea au pouvoir que Dumbledore disait qu'il possédait, d'après la prophétie : c'était donc à cause de ce pouvoir que ses parents, Cédric et même Sirius étaient morts ! Pourquoi fallait-il qu'il ait ce pouvoir s'il ne servait qu'à faire des victimes parmi ses proches ? Harry se dit à cet instant qu'il aurait été préférable qu'il soit sans attache, que personne ne l'aime et que surtout cet amour ne soit pas rendu. Mais il ne pouvait rien faire, il était coincé. Depuis son retour à Privet Drive, il avait un peu lu ses livres scolaires pour se préparer à la sixième année. Mais la plupart du temps, il pensait à son rôle dans la guerre contre Voldemort ou il vivait aussi dans ses souvenirs en feuilletant son album photo : il souriait amèrement devant ses parents et Sirius heureux.
Soudain, un bruit se fit entendre au carreau : c’était Hedwige, partie depuis deux jours. Mais elle n'était pas seule.
Chapitre 2 : Un événement inattendu
Spoiler :
Harry ouvrit la fenêtre:Hedwige entra dans la chambre suivie par Coquecigrue qui était très excité. Harry commença par ouvrir la lettre de Ron:
« Salut Harry! J'espère que tu vas bien et que ton moral n'est pas bas. J'ai une bonne nouvelle: Papa, Maugrey et Lupin viennent te chercher dans une semaine:c'est génial, non? En plus, Hermione arrive demain. En fait, viens de recevoir mes BUSE : j'en ai onze !et toi ? Bon, vivement dans une semaine!
Ron »
Harry se sentit bizarre après lu la lettre. Il n'avait pas envie de revoir ses amis maintenant qu'un lourd fardeau pesait sur lui. Pour la première fois, il songea à s'enfuir mais en y pensant, il serait vite retrouvé à cause de sa célébrité. Résigné, il prit la lettre d'Hedwige:elle portait le seau de Poudlard.
Harry eut un instant d'hésitation puis l'ouvrit:
« Cher Mr Potter,
Voici vos résultats de BUSE et recevez nos félicitations:
Sortilèges:E.E
Métamorphoses:O
Botanique:E.E
Défense contre les forces du mal:O
Potions:E.E
Soins aux créatures magiques:E.E
Astronomie:A
Divination:P
Histoire de la magie:P
La nouvelle rentrée scolaire commencera le 1er septembre. Le Poudlard Express partira de la gare de King's Cross, quai n°9 3/4 à onze heures précises. Vous trouverez sous ce pli la liste qui vous sera nécessaires au cours de l'année scolaire.
De plus, le capitaine de l’équipe de Gryffondor, Angelina Johnnson, ayant fini ses études à Poudlard, je vous nomme à votre tour capitaine de l’équipe en espérant que vous saurez accomplir votre rôle aussi bien que vous êtes attrapeur.
Avec mes meilleurs sentiments,
Professeur M. McGonagall, directrice adjointe »
Harry était content de ses résultats : ainsi il pourrait envisager une carrière d'Auror. Cependant il pensa qu'il n'atteindrait probablement jamais l'âge adulte, donc à quoi bon se soucier de la vie scolaire maintenant. De plus être capitaine de l’équipe de Quidditch de Gryffondor l’enchantait au plus haut point même si cela allait lui donner beaucoup de soucis. Harry s'aperçut qu'il n'était que cinq heures du matin. Fatigué de ces nouvelles, il se rallongea pour une heure ou deux. Il fit un rêve étrange, qui n'avait rien à voir avec Voldemort ou Sirius. Il était devant une porte fermée du Département des Mystères et il semblait attendre quelque chose d'important. Mais il fit aussitôt un autre rêve totalement différent : il était sorti dans la rue de Privet Drive pour prendre l'air, sur le conseil de sa tante. Mais brusquement il vit apparaître en face de lui le mangemort Macnair. Pris de panique, il fit demi-tour pour rentrer mais Bellatrix Lestrange se tenait devant la maison. Il avait sorti sa baguette magique mais aucun son ne sortait de sa bouche : il était comme paralysé. Il sentit la main d'un mangemort se poser sur son épaule pour transplaner et l'amener à Voldemort. Puis tout à coup, il se réveilla, en sueur.
Harry ne savait pas comment interpréter ce dernier rêve : s’agissait-il d'une mise en garde ou d'une prémonition ? Il ne savait que penser : tout ce qu'il savait, c'était que ce qu'il avait ressenti lui avait semblé bien réel. Il n'était que six heures du matin : malgré tout, il descendit à la cuisine. Sa tante Pétunia était déjà levée et préparait le petit déjeuner car son oncle Vernon devait partir tôt au travail. Quand il entra dans la pièce, ils ne le regardèrent même pas. Depuis qu'il était revenu, son oncle l'avait totalement ignoré mais sa tante lui jetait de temps en temps un regard compatissant en voyant sa mine pâle et son air désespéré tout comme ce matin-là où il prit seulement deux toasts. Et encore il se forçait à manger pour ne pas tomber de faiblesse. Après avoir mangé son maigre petit-déjeuner, il retourna dans sa chambre lire une énième fois un livre sur le Quidditch. A dix heures dix, il descendit l'escalier pour voir s'il y avait encore quelqu'un : il voulait savoir s'il y avait des nouvelles intéressantes dans le monde des Moldus concernant Voldemort à la télé ou à la radio. Malheureusement sa tante faisait le ménage dans la salle :
« Ecoute, ne reste pas toujours enfermé dans cette maison, sors un peu, ça va te faire du bien de prendre l'air. »
Harry ne répondit pas et sortit en ayant une impression de déjà-vu. A peine avait-il refermé la porte d'entrée derrière lui, qu'une personne apparut devant lui.
Cette personne était une très belle jeune fille:
« Je suis désolée, mais il ne faut pas que tu fasses un pas de plus à l'extérieur de cette maison.
-Et pourquoi ? Et puis, qui es-tu ?
-Ecoute Harry, je ne peux pas te dire mon identité. Mais sache que si tu vas plus loin, ton rêve va se réaliser avant que tu n'aies compris quoique ce soit.
-Comment sais-tu...
-Je ne peux rien te dire mais si tu veux revoir vivant Ron, Hermione et tes autres amis, je te conseille de rentrer au plus vite. De plus, si tu veux honorer la mémoire de Sirius, ne te fais pas avoir bêtement.
-Je peux savoir comment tu me connais si bien ?dit Harry dont la tension avait monté au nom de Sirius.
-Disons, en résumé que je connais ta vie sur le bout des doigts ainsi que toutes tes aventures, qu'elles soient personnelles ou concernant Voldemort.
-Tu oses prononcer son nom !
-Tu le fais bien toi, alors que tu devrais être le premier à avoir peur de prononcer son nom, ou son pseudonyme bien sûr. Mais de toute façon, la peur d'un nom ne fait qu'accentuer la peur de la chose elle-même.Ca te rappelle des souvenirs, non ?dit-elle, devant un Harry ébahi.
-Mais qui es-tu ?
-Ecoute, rentre dans ta chambre et écrit à Dumbledore ou à un autre sorcier de l'Ordre que ta vie est encore plus menacée qu'avant.
-Mais ils viennent me chercher dans une semaine ! » (Oh, non !pensa Harry, j'ai fait une gaffe: elle m'a mis en confiance et donc je lui révèle tout).
La jeune fille, en voyant son air alarmé, le rassura:
« Ne t'inquiètes pas, je suis de ton côté, du côté du bien. Bon, s'ils viennent dans une semaine, ça va mais ne sort à l'extérieur sous aucun prétexte même si la vie de quelqu'un est en danger:ils n'attendent que ça pour t'enlever et t'amener à Voldemort malgré le fait qu'il ne connaisse que le début de la prophétie.
-Tu la connaîs? Mais seuls Dumbledore et moi la connaissons (oh, non, qu'est-ce que je viens de dire !)
-Arrête de stresser comme ça ! C'est à cause de ce que révèle la prophétie que je suis là. Aucun membre de l'Ordre ne me connaît mais depuis peu de temps, je suis ton ange gardien. N'importe où tu seras, je ne serai jamais loin. Mon rôle est de te conseiller et de te protéger. Poudlard est très bien protégé bien sûr mais on ne sait jamais. Bon, il faut que j'y aille. Reste à l'intérieur jusqu'à l'arrivée de tes autres protecteurs et tout ira bien. A bientôt Harry. »
Harry eut à peine le temps de lui dire au revoir qu'elle avait disparue dans le plus complet silence.
Citation : Sam : C’est une vieille coutume campagnarde, Dean. Planter un arbre pour marquer l’emplacement d’une tombe.
Dean : Tu es une véritable encyclopédie ambulante des bizarreries.
Sam : Ouais. Je sais.
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Merci beaucoup it wasnt me ! Je suis ravie que le début te plaise, c'est déjà ça.
Ok, Squall, je comprends, il n'y aura pas d'attente comme ça. Je suis d'accord pour le tome 6, il ne m'emballe que moyennement aussi.
Pour "passer autre chose", je voulais dire des choses provenant entièrement de mon imagination, des nouvelles et romans, et non plus des idées tirées des séries, films ou livres.
Quant à Supernatural, j'en ai écrit assez dessus et j'ai ma fic "Tabula Rasa" encore en cours. Après celle-ci, je n'écrirai plus, je pense, sur Supernatural.
Voici le chapitre suivant :
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Chapitre 3 : De sérieux doutes
Spoiler :
Harry était d'autant plus étonné de ne pas l'avoir entendu partir que le transplanage se signalait par un "clac". Mais qui était cette fille ? Et que lui voulait-elle ? Pourquoi personne de l'Ordre n'était au courant de son existence si elle était du côté du bien ? Pourtant il dut bien reconnaître qu'elle l'avait sauvé car il était persuadé que son rêve se serait réalisé s'il était allé plus loin. Remonté dans sa chambre, il écrivit une lettre à Dumbledore, comme le lui avait conseillé judicieusement la mystérieuse jeune fille : il en mit le moins possible, en voulant toujours à son directeur :
« Professeur Dumbledore,
J'ai failli être attaqué dans la rue en face de la maison des Dursleys par des Mangemorts. Mais tout va bien. J'ai hâte de partir d'ici.
A bientôt,
Harry Potter »
Dumbledore comprendrait sûrement qu'il était urgent de le sortir d'ici mais dès qu'il pensait à lui, il était de mauvaise humeur. Essayant de penser à autre chose, Harry sourit en songeant qu'en fait cette fille était très jolie et que son côté mystérieux renforçait sa beauté. Même s'il refusait de se l'avouer, il avait hâte de la revoir.
La semaine se déroula normalement car Harry ne sortait pas de la maison pour ne prendre aucun risque. Dumbledore ne lui avait pas répondu : Harry ne savait pas quoi en penser. Il se refusait à penser à l'étrange jeune fille même si son image l'obsédait. Il essayait de se distraire avec des livres sur le Quidditch ou même des livres de cours pour ses révisions. Enfin le jour tant attendu arriva. Tôt le matin, il avait fait ses valises et nettoyé la cage d'Hedwige qui n'était toujours pas revenue. A 8h30 il descendit dans la salle à manger et attendit. Il avait déjà prévenu son oncle et sa tante de son départ, provoquant un réel soulagement quant à son départ mais aussi une grosse inquiétude quant à l'arrivée des protecteurs d'Harry. Mais les Dursleys étaient quand même soulagés de le voir partir car depuis l'attaque des Détraqueurs l'été précédent, ils craignaient pour leur sécurité.
A 9h05, Harry eut un grand sourire en voyant M.Weasley, Maugrey et Lupin apparaître en plein milieu du salon. Malgré ses dernières réticences pour revoir un sorcier, quel qu'il fut, il se rendait compte à quel point le monde des sorciers lui avait manqué et plus encore ses amis et ses protecteurs. Lupin s'approcha de lui et lui demanda d'un air soucieux:
« Tout va bien, Harry ?
-Oui, ça va mieux maintenant que vous êtes là »
Lupin sourit. Ce fut au tour de Maugrey:
« Bon, Potter, va chercher tes affaires et on s'en va.
-Je viens t'aider, Harry."
Lupin et Harry montèrent pendant que Maugrey observait tout d'un oeil méfiant, tout même les Dursleys pétrifiés de peur. Quant à M.Weasley, après lui avoir souhaité le bonjour, il posait des tas de questions à M.Dursley sur le fonctionnement de "l'eckekticité", sur les services Moldus et beaucoup d'autres choses sans obtenir la moindre réponse. Harry et Lupin redescendirent peu après avec les bagages, la cage et l'Eclair de Feu.
« Ca y est, tout est prêt ?demanda Maugrey en sortant une cuillère rouillée de sa poche.
-Oui, tout est prêt. Il est 9h15 : plus qu'une minute."
Puis Harry et ses trois protecteurs touchèrent en même temps le portoloin et Harry se sentit tiré comme d'habitude. Il atterrit en tombant sur ses bagages, dans la cuisine du 12 square Grimmaurd. Il eut à peine le temps de se relever qu'il était enlacé dans les bras d'Hermione :
« Je suis vraiment très heureuse de te voir, surtout après la dernière lettre que tu as envoyé. »
Il se retira doucement de son étreinte et fit un grand sourire à Hermione et à la famille Weasley en face de lui. Mme Weasley vint le serrer à son tour tendrement dans ses bras et lui demanda, soucieuse, comment il allait après lui avoir souhaité la bienvenue de la part de tous. « Ca va à peu près mais il faut que je vous parle de la raison pour laquelle je n'ai pas été attaqué.
-Puisque les principaux membres de l'Ordre sont présents, tu peux parler » dit Dumbledore qui venait d'apparaître. Harry sentit son coeur se contracter et pour ne pas céder à la colère qui l'envahissait, il détourna son regard de Dumbledore et le posa sur Lupin qui lui sourit pour l'apaiser. Alors Harry retrouva son calme et commença son récit par son rêve prémonitoire.
Il parla ensuite de la jeune fille et leur communiqua toutes ses paroles et enfin son silencieux départ. Après avoir fini, le silence fut complet. Chacun était dans ses pensées, se demandant l'identité de cette jeune fille. Ce fut Dumbledore qui rompit le silence :
« Harry, viens avec moi. Lupin, Arthur, Maugrey et Tonks, venez aussi. Molly, reste avec les enfants, s'il te plaît. »
Ils s'éloignèrent dans une pièce un peu plus loin, qui servait un peu de bibliothèque.
« Ecoute, Harry. Je ne sais pas si tu fais déjà confiance à cette personne mais si c'est le cas, tu ne le dois pas. Il se peut qu'elle ait organisé cette scène et t'a fait rêvé cela pour que tu l'a croies plus facilement. Je n'ai aucune idée de qui elle est et de ce dont elle est capable, soupira Dumbledore.
-Mais...commença Harry
-Il n'y a pas de mais. Je vois qu'elle a réussi car tu lui fais déjà confiance. Pour savoir qui elle est et quelles sont ses intentions, il faut que je la voie. Elle t'a bien dit qu'elle serait toujours proche de toi, n'est-ce pas ?
-Oui, en effet mais...
-Bon, c'est parfait. Lupin, accompagne-le à la porte d'entrée et fais-le sortir dehors sans l'accompagner.
-Quoi ?
-Fais ce que je dis. »
Lupin et Harry, sans un mot, allèrent à la porte d'entrée. Lupin, avec un soupir, ouvrit et Harry sortit dans la rue vide et glaciale pendant qu'on refermait derrière lui. Pendant ce temps, Dumbledore disait aux autres, toujours muets d'étonnement :
« Tenez-vous prêts. »
Harry ne comprit pas sur l'instant tout ce que cela signifiait : résigné, il attendit. Il n'eut pas à attendre longtemps :
« Que fais-tu là, au beau milieu de la rue, seul en plus ? »
L'étrange jeune fille venait d'apparaître devant lui. Mais il n'eut pas le temps de répondre. Deux sorciers les encadrèrent sur l'instant.
C'étaient Maugrey et Tonks.
« Quoi ? C'était un piège, n'est-ce pas ? Mais pas la peine de me regarder comme si j'allais m'enfuir ! Je vous suis, même si c'est à contre- coeur. »
Harry était vraiment désolé pour elle car il avait servi à la piéger alors qu'il sentait intérieurement qu'elle était de leur côté. Ne faisant attention à ce que personne ne les voies, ils entrèrent tous les quatre dans le 12 square Grimmaurd. La jeune fille suivait Harry, encadrée par les deux Aurors. Ils allèrent dans la pièce où Harry s'était trouvé quelques minutes plus tôt et se retrouvèrent face à Dumbledore : M.Weasley et Lupin étaient dans un coin de la pièce, silencieux et conscients de la situation. Ce fut Dumbledore qui prit la parole :
« Alors voici celle qui alimente nos craintes. »
La jeune fille regardait Dumbledore bien en face mais un mélange de respect et de crainte se lisait sur son visage.
« Je ne pensais pas que je pouvais alimenter vos craintes.
- Détrompe-toi. Nous assurons la sécurité de Harry avant tout, répondit avec douceur Dumbledore
-Ah oui, professeur Dumbledore ? Je pensais que Harry serait mieux protégé à l'extérieur de la maison des Dursleys s'il lui prenait l'envie de sortir : mais apparemment ce n'était pas le cas sinon je ne serais pas intervenue.
-Et tu es intervenue sur l'ordre de qui, en fait ? »
A cette question, elle rougit et détourna les yeux de Dumbledore.
« Ecoutez, je ne peux révéler le pourquoi de mon intervention mais sachez que j'agis seule et sur l'ordre de personne. Mon seul but est de protéger Harry du mieux que je peux. Je vous en prie, croyez-moi. L'appui de l'Ordre et surtout de vous, professeur Dumbledore, est très important pour moi. »
Tous, même Dumbledore, restèrent silencieux après ce discours.
La jeune fille n'osait regarder Dumbledore mais lui, au contraire, la fixait intensément comme pour découvrir le secret qui se cachait en elle. Harry, quant à lui, était, après ses paroles, plus déterminé encore à la croire car pour lui, elle semblait incarner la sincérité. Enfin, après un long examen qui semblait satisfaisant, Dumbledore demanda avec douceur :
« Pourrait-on au moins savoir ton nom ? »
La jeune fille parut soulagée d'un grand poids et répondit :
« Oui, bien sûr, excusez-moi. Je me nomme Arwen Phileas.
-D'accord. Et, si ce n'est pas indiscret, quel âge as-tu ?
-J'ai dix-sept ans, dit-elle avec un joli sourire, sourire qui se révélait être le premier, comme le remarqua Harry.
-Bon, eh bien Arwen, fais-moi le plaisir de me suivre : j'aimerais te parler en privé. »
Elle suivit Dumbledore avec beaucoup plus de respect que de crainte à présent jusqu'à une petite pièce au fond du couloir. Elle y entra avec Dumbledore et disparut à la vue d'Harry qui se posait bien des questions sur cet entretien privé mais il était charmé d'avoir enfin quelques informations sur elle.
Et pour ceux qui lisent encore ma fic ici, le chapitre suivant de "Tabula Rasa", de Supernatural.
Chapitre 8 : Danger soupçonné
Spoiler :
Conscients qu’ils devaient reprendre des forces, les deux frères et Rachel s’étaient profondément endormis, Dean ayant insisté pour prendre, pour une fois, le fauteuil, la chambre n’ayant que deux lits.
Le lendemain matin, Dean se réveilla, tout ankylosé par la mauvaise position qu’il avait prise. Sam dormait encore paisiblement dans les bras de Morphée, comme harassé de fatigue. Dean tourna son regard vers le lit jumeau mais le trouva vide. Affolé que Rachel ait été enlevée ou pire, il se leva précipitamment de son fauteuil avec quelques grimaces et s’apprêtait à appeler Sam tout en se dirigeant vers la porte, quand cette dernière s’ouvrit tout doucement et que Rachel apparut avec un plateau de petit déjeuner sur les bras. Les brusques mouvements de Dean avaient réveillé Sam qui les regardaient d’un air surpris.
« Quoi, je n’ai pas le droit de vous apporter le p’tit déj ?demanda Rachel, un peu désappointée par leur soudain affolement.
-J’ai cru…commença Dean, j’ai cru…qu’il t’était arrivé quelque chose et que…
-Désolée, je n’aurai pas dû disparaître comme ça, je voulais simplement bien faire après nos mésaventures d’hier, s’excusa-t-elle.
-Et puis, pourquoi t’es-tu levée dans ton état ?rouspéta Dean, soudain rassuré. Tu pourrais rouvrir tes blessures ou t’évanouir ou je-ne-sais-quoi et on n’aurait pas su où tu étais.
-Ok, Dean. Je me suis déjà excusée, je ne vais pas le faire sans arrêt, rougit Rachel de cette soudaine inquiétude qui l’étonnait de sa part.
-Ce n’est rien, Rachel, intervint Sam pour essayer de calmer son frère. Mais rallonge-toi quand même, pour éviter que tes blessures ne s’ouvrent de nouveau.
-D’accord, merci. J’espère me faire pardonner en ayant apporté à une certaine personne deux croissants pour lui tout seul, sourit-elle en regardant Dean avec précaution. »
Mais la mauvaise humeur de Dean ne s’arrêta pas pour autant avec son café et ses deux croissants et il ne dit pas un mot durant tout leur petit déjeuner. Sam essayait de parler pour détendre l’atmosphère mais en vain. Quant à Rachel, elle était retournée s’asseoir sur son lit, son chocolat chaud à la main, n’ayant plus aucune envie de le boire, la gorge nouée et ayant du mal à comprendre l’aîné des frères. Sam ne cessait de jeter des regards vers Dean, essayant de lui faire comprendre la situation mais celui-ci gardait les yeux obstinément tournés vers la porte. Leur petit déjeuner avalé, enfin en ce qui concernait les frères, Rachel se leva de son lit et se dirigea vers la porte. Elle ne regarda que Sam et lui dit :
« Je vais me prendre une chambre pour moi toute seule, ça sera plus pratique et évitera d’autres disputes. Tiens-moi quand même au courant quand vous compterez partir, ton frère et toi. »
Et sans un regard vers Dean, elle sortit de la chambre précipitamment, ses yeux s’embuant de larmes. Sam, furieux et peiné pour elle, se tourna vers Dean, toujours aussi immobile :
« Mais qu’est-ce qui te prend, à la fin ? Elle n’est ici que pour te sauver, elle a mis sa vie en danger de mort pour ça et toi, tu lui fais une scène seulement parce qu’elle était allée, pleine de bonnes intentions, nous chercher le p’tit déj ! Tu peux m’expliquer ce qui ne va pas chez toi ? »
Dean regarda enfin son frère et Sam resta surpris. Le regard de Dean était troublé et presqu’anéanti.
« Ca ne va pas, Dean ?s’inquiéta Sam.
-Tu ne comprends donc rien, Sammy ?bredouilla Dean. Je suis presque totalement amnésique. Je ne me souviens pas de ce que j’ai vécu dans ma vie, qu’elle concerne la chasse mais aussi mes amourettes. Je ne sais pas du tout si j’ai été un jour vraiment attiré sérieusement par une fille et si j’ai un jour envisagé la possibilité de vivre avec elle le restant de mes jours. Personne ne peut me le dire, même pas toi car je devais être assez réservé dans ce domaine. Mais tout ce que je sais aujourd’hui est que je tiens à elle plus que je ne l’aurai jamais cru…
-A qui ?s’étonna Sam, interloqué. A Rachel ?
-Mais oui, idiot, à Rachel !s’écria Dean. Dès que je l’ai vue cette nuit-là dans le parc, j’ai ressenti quelque chose de particulier et d’intense et même dès que j’ai entendu sa voix dans la grotte. Elle a déclenché quelque chose en moi…
-Tu l’aimes, c’est ça ?dit Sam, qui n’en revenait toujours pas.
-Je crois, oui…admit Dean, bouleversé. Mais je ne sais pas si c’est un véritable amour ou juste une passion comme ça. Et le pire, je te l’ai dit, c’est que je ne sais pas si j’ai déjà ressenti une telle chose pour une fille, non, je ne sais pas…
-Je ne peux pas t’aider sur ce point, désolé…
-Et elle ?demanda soudain Dean, encore plus inquiet. Tu crois qu’elle ressent quelque chose pour moi ? Car je vais ressembler à un véritable imbécile si elle n’a aucun sentiment pour moi et si, au contraire, surtout après la scène que je lui ai fait ce matin, elle me déteste ou pire…
-Dean, calme-toi, je t’en supplie.
-Oui, mais tu ne te rends pas compte, si elle ne…
-Dean, stop !s’exclama Sam, calmant son frère par cette interjection. Je vais te dire ce que j’en pense mais ça n’est que mon opinion, il est possible que mes doutes ne soient pas fondés…
-Vas-y, dis-le, ne me fais pas languir !
-D’après sa réaction face à ta crise de ce matin, je pense qu’elle ressent quelque chose pour toi mais je ne sais pas à quel degré.
-Tu…tu crois vraiment ?espéra Dean.
-Ecoute, j’ai eu une certaine expérience avec ma relation avec Jess. Quand une fille ne dit rien, ne boit même pas ce qu’elle s’est acheté juste avant et qu’elle fixe un point sur le mur pour ne pas éclater en sanglots, dis-toi qu’il y a forcément quelque chose de louche dans ses sentiments pour celui qui est à l’origine de sa peine.
-Oh…c’est compliqué les filles…
-Oui, très compliqué. Mais un conseil : ne lui dis rien et ne lui montre rien avant que ce ne soit le bon moment. Elle n’est sûrement pas prête à affronter ça, surtout en ce moment qu’elle est recherchée par pas mal de sorcières et de démons en ébullition. Elle serait capable de ne pas se contrôler sous le choc et de faire de la magie sans le vouloir.
-T’as raison, merci Sam, sourit Dean en regardant son frère. Mais je vais avoir du mal à cacher ce que je ressens, admit-il.
-On va la voir ?proposa Sam.
-Non, j’y vais seul. Pour m’excuser. Mais ne t’en fais pas, je ne laisserai rien transparaître, j’essaierai de me contenir, promit-il.
-T’as intérêt. Reviens ici avec elle quand vous aurez fini. »
Dean, souriant, sortit de la chambre pour chercher celle dans laquelle s’était réfugiée la jeune sorcière.
Pendant ce temps, Rachel avait pris une chambre trois portes plus loin. Elle s’était contentée de s’asseoir sur son lit, essayant de mettre de l’ordre dans ses idées mais aussi dans ses sentiments. Elle comprenait l’inquiétude de Dean pour sa courte absence et cela la touchait beaucoup qu’il se soit autant inquiété pour elle, ça ne lui était jamais arrivé avant. Elle se rendit compte qu’elle ressentait quelque chose de profond envers Dean et que ça ne devait pas être dû au hasard que ce soit pour le sauver lui, qu’elle les avait contacté. Souriant à moitié, elle était prête à se dire qu’elle devait l’aimer quand elle ressentit une violente douleur à la tête. Se prenant la tête dans les mains pour calmer cette souffrance, elle entendit alors une voix dure et hautaine s’adresser à elle par télépathie :
« Bonjour, Rachel, tu ne devais pas t’attendre à ma visite, à ce que je constate.
-Qui êtes-vous ?répondit Rachel par la pensée.
-Tu devrais le deviner pourtant. Je suis Nomallia, celle que tu crains par-dessus tout.
-Je ne vous crains pas, vous vous trompez lourdement. Je refuse simplement de rejoindre votre groupe de meurtriers sanguinaires.
-Tu ne devrais pas refuser, surtout que tu ne connais pas mes intentions à ton égard.
-Et quelles sont-elles ?
-Tes pouvoirs apporteraient beaucoup à notre groupe et tu occuperais une place d’honneur, juste à côté de moi.
-Voyez-vous ça ? Du pouvoir ? Je ne pensais pas que vous me proposeriez une place d’une telle importance. Je n’ai rien d’exceptionnel, pourtant.
-Rien d’exceptionnel ?répéta Nomallia, en ricanant. Ma pauvre fille, si tu savais comme tu es précieuse, tu serais plus orgueilleuse. Tu es une née sorcière et tu as acquis un pouvoir très précieux.
-Quoi, la télépathie ?s’étonna Rachel.
-Bien sûr. Il est très rare de nos jours de posséder un pouvoir naturellement et de cette ampleur.
-Donc vous convoitez davantage mon pouvoir que moi, si je comprends bien ?
-Autant lui que toi. Viens à moi et je t’enseignerai comment le développer au plus haut point. Tu deviendras une des plus puissantes sorcières et nous ferons de grandes choses ensemble.
-Désolée mais votre pub ne m’intéresse pas du tout, alors lâchez-moi les baskets. Votre temps est écoulé, allez vous faire voir. »
Et Rachel coupa la connexion télépathique puisque Nomallia ne pouvait pas réutiliser cette voie, le pouvoir venant uniquement de Rachel. Celle-ci, surprise et ennuyée, s’allongea sur son lit et réfléchit. Quelques minutes après, Dean frappait à sa porte.
« Tu peux entrer, Dean, c’est ouvert, dit Rachel de son lit en jetant un simple coup d’œil à la porte.
-Je ne te dérange pas, j’espère ?dit-il en entrant.
-Non pas du tout, fais comme chez toi, répondit-elle en lui montrant une chaise.
-Je tiens à m’excuser pour tout à l’heure, j’étais inquiet et j’ai eu du mal à me ressaisir.
-Bien sûr, je comprends tout à fait, Dean mais ce n’est rien du tout, j’ai déjà oublié, ne t’en fais pas.
-Oh…s’étonna Dean de son changement de réaction. Tant mieux alors…T’as l’air soucieuse pourtant.
-Dean…peux-tu te mettre face à moi et poser les mains sur les miennes ?demanda Rachel en se levant soudain.
-Euh…oui, s’étonna une fois de plus Dean. Mais pourquoi ?
-Tu le sauras bien assez tôt, fais-moi confiance, c’est tout ce que je te demande. »
Dean, encore surpris, ne réfléchit pas une seconde tellement il avait confiance en elle. Il se leva et fit ce qu’elle lui avait demandé. Au contact de leurs mains, Rachel ferma les yeux et se concentra tout en demandant à Dean de ne pas bouger. Soudain, Dean ressentit une légère chaleur envahir tout son corps. Mais cela ne dura qu’à peine une seconde. Rachel rouvrit les yeux et Dean remarqua avec inquiétude qu’elle était devenue très pâle. Affichant un sourire satisfait, elle s’écarta de lui, s’asseyant sur le lit, comme prise d’un malaise.
« Ca ne va pas ?
-Si, Dean, ça va aller, merci, dit-elle faiblement.
-Qu’est-ce que tu m’as fait exactement ? C’était de la magie ? Je croyais que tu ne devais plus en faire !
-Ce n’était pas de la magie active mais une passation, magie qui ne peut pas être repérée, elle est trop personnelle pour ça.
-Une passation ?répéta Dean, ne voulant pas comprendre. Ne me dis pas que c’était une passation de pouvoir ?
-Si, Dean, avoua-t-elle.
-Tu ne m’as même pas demandé mon avis !s’insurgea Dean, énervé.
-J’y étais obligée, et maintenant, écoute-moi, c’est essentiel. Je vais devoir vous quitter beaucoup plus tôt que prévu. Une très puissance sorcière me recherche et veut s’approprier mon pouvoir à travers moi, c’est pourquoi je te l’ai donné…
-Et maintenant, je suis en danger, je suppose !
-Non, tu n’y es pas pour ça. Je viens de te faire don de mon pouvoir de télépathie…
-Quoi ?s’étonna Dean, bouche bée.
-C’est un pouvoir extrêmement puissant quand on sait s’en servir, c’est pourquoi Nomallia le voulait à tout prix. Mais quand une fille, née sorcière, fait don de son plein gré de son pouvoir naturel à une personne non magique, personne, aucun démon ni sorcière, ne pourra lui voler ce pouvoir, ni faire ou dire quoique ce soit. C’est un pacte désintéressé que j’ai passé avec toi Dean et même ma mort, ou la tienne, ne pourrait le desceller. Même si je voulais le récupérer, je ne pourrai plus, c’est définitif. Je pense qu’on était destiné à faire ceci car tu avais déjà un pouvoir latent en toi mais qui ne s’est manifesté que le jour où tu es entré dans le bâtiment pour me chercher.
-De quoi parles-tu ?
-Quand tu es entré dans le bâtiment, tu as entendu distinctement des bruits de pas et des voix démoniaques, alors que ni Sam ni Bobby n’avaient entendu quoi que ce soit. Ton ouïe est particulièrement fine et si tu te concentrais suffisamment fort, tu entendrais une plume tomber à plusieurs kilomètres. C’est pour ça qu’un démon t’avait attaqué lors de ton coma, il voulait se l’approprier car endormi aussi profondément, tu ne pouvais rien faire contre. Mon pouvoir, qui est désormais le tien, s’allie parfaitement à lui et pourra le compléter en lui donnant beaucoup de puissance. Tu mesureras dans quelques jours la puissance de ton nouveau don.
-Et pourquoi as-tu fait une telle chose, Rachel ?s’effraya Dean de ce pouvoir. C’est davantage une malédiction qu’autre chose pour moi, je ne saurai jamais le contrôler comme toi ou…
-Tu sauras le contrôler avec le temps, ne t’en fais pas, je te fais confiance. Tu comprendras son utilité en temps voulu. Ce don te servira beaucoup lors du parcours qui te sauvera, il te montrera les dangers à éviter…
-Tu ne m’accompagneras pas quand je le ferai ?
-Non, Dean, je vais partir et tu ne me reverras plus, mais j’aurais préféré le contraire, crois-moi…
-Mais où vas-tu ?
-Là où personne ne pourra me suivre. Même si tu dois me détester pour le don que je t’ai fait, sache que tu en comprendras bientôt tout le potentiel.
-Je ne te déteste pas, Rachel et au contraire, j’éprouve quelque chose que je dois t’avouer tout de suite sinon…
-Je sais ce que tu as dans ton cœur, Dean Winchester, sourit tendrement Rachel, car le mien contient la même chose.
-Reste, s’il-te-plaît…
-Je ne peux plus retourner en arrière, Dean. Dis adieu à Sam pour moi, veux-tu, je n’ai pas le temps de me perdre en explications…
-Nous devons nous revoir, Rachel, ne pars pas définitivement sans que je sache ce que tu deviens…
-Je vais dans un lieu d’où nul n’est revenu, je suis désolée, c’est la dernière fois que tu me vois. Je sais que tu réussiras ce parcours qui te sauvera la vie, aie confiance. Adieu Dean, bonne chance. Que la magie blanche veille sur toi et ton frère en tout temps et en tout lieux. »
Rachel, sans attendre une réponse de Dean, disparut dans une volute de fumée blanche et au dernier instant avant qu’elle ne disparaisse complètement, il sentit très distinctement la fumée lui effleurer les lèvres dans un ultime baiser.
Edité le 28-05-2008 à 17:57:22 par hermionemulder
Citation : Sam : C’est une vieille coutume campagnarde, Dean. Planter un arbre pour marquer l’emplacement d’une tombe.
Dean : Tu es une véritable encyclopédie ambulante des bizarreries.
Sam : Ouais. Je sais.
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