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hermionemulder |
Posté le 14/01/2008 à 13h12
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![]() Inscrit le 20/09/2004 Sujets: 4 Réponses: 1150 Né le 22/04/1981 Sexe:
Flic prêt à tout |
Même si mon sujet n'avait pas eu de succès sur l'ancien forum, je reposte quand même dans l'espoir que quelqu'un lise quelques lignes de mes fics, centrées sur Supernatural.
Puisque les longues fanfics ne semblent pas plaire beaucoup, je vais me contenter pour l'instant de publier mes one-shots que j'ai écrit. Ainsi, si mon style vous plaît assez et que vous voulez en lire davantage, je mettrai alors mes longues fics. Pas d'inquiètude, ils ne contiennent aucun spoiler, pour faciliter l'accès et la lecture. ![]()
Bonne lecture et merci de me donner un avis, même négatif.
***************************** Une belle chasse originale Cette nuit-là, dans l’Impala, Dean regarda sa montre, tout en roulant, qui indiquait minuit et demi. Lui et Sam se rendaient une nouvelle fois dans une petite ville pour plusieurs meurtres où des gens avaient été électrocutés sans aucun appareil le permettant. C’est alors que Dean se rendit compte qu’ils étaient le 31 octobre, jour d’Halloween. Regardant Sam qui avait la tête tournée vers la vitre, Dean ne dit pas un mot et se contenta de se souvenir d’un Halloween bien particulier. A cet Halloween-là, Dean avait quatorze ans et Sam dix. Leur père les avait laissé seuls dans un hôtel pendant quatre jours. Pour une fois John avait préféré l’hôtel aux motels miteux car il sentait qu’ils y seraient davantage en sécurité pour son absence prolongée. Sam n’avait pas remarqué que c’était Halloween et de toute façon, même s’il l’avait signalé, il aurait été de nouveau déçu de ne pas le fêter, comme il s’en était plaint l’an passé. Dean, lui, s’en était aperçu et se rappelant des prières de Sam à leur père pour faire comme les autres gamins, le frère aîné voulut profiter de l’absence de leur père, qui rendait déjà Sam morose, pour donner à Sam le souvenir d’un Halloween digne de ce nom. Alors qu’il était environ 16h, Dean s’adressa à son jeune frère en souriant : « Eh Sam, ça te dirait de chasser ? -Quoi, comme Papa ?s’étrangla Sam de peur. -Mais non, idiot, pas comme Papa. Sache que pour aujourd’hui tout spécialement, j’ai préparé une chasse rien que pour toi, dans l’hôtel : on est Halloween, mon vieux ! -Quoi, tu m’as préparé quelque chose pour Halloween ?se réjouit Sam. -Ouep, répondit Dean fièrement. Alors je t’explique les règles ou tu ne veux pas de ma chasse ? -Si, si, vas-y, explique-moi !! -Alors, c’est tout simple en fait. C’est tout simplement une chasse aux friandises. Durant la journée, j’ai placé plein de friandises dans plusieurs coins de l’hôtel mais du rez-de-chaussée jusqu’au dernier étage. Il te suffit de les trouver avec ce sac à dos. Je les ai placées dans différents endroits secrets et stratégiques, comme nous l’a appris Papa. Mais parfois tu ne découvriras pas des friandises mais un monstre. Si c’est le cas, tu perds une chance et en tout, tu as dix chances. Si tu trouves dix monstres, tu épuises toutes tes chances et toutes les friandises me reviennent, voilà ! -Oui mais comment je saurai que j’ai toutes les friandises avec moi ?dit Sam, en faisant une petite moue pour la dernière phrase. Car tu pourrais tricher. -En fait, c’est prévu. Quand tu trouveras un paquet de friandises, il y aura un numéro dessus et j’ai placé en tout vingt paquets, donc à toi de tous les trouver. Et pas de triche, ne planque pas de monstres, sinon je le saurai. Tu as jusqu’à dix heures ce soir. Mais avant, voilà la costume que tu es obligé de porter pour la chasse.» Et Dean lui présenta un costume vert foncé en papier mâché avec, à placer sur la tête, des petites cornes velues. « Arrête, je ne vais pas porter cette horreur dans tout l’hôtel !s’exclama Sam épouvanté. -Si, parce je me suis donné un mal de chien à le faire et qu’à Halloween, on doit se costumer, alors pas de reproche, j’ai fait du mieux que j’ai pu. » Sam enfila le costume et Dean se retint de rire tellement il le trouvait ridicule. Sam eut d’abord une expression de dégoût puis autant impatient que ravi par la perspective de cette chasse innocente, il s’empressa de prendre le sac à dos et sortit à toute vitesse, un grand sourire aux lèvres. Les heures passèrent. Dean avait sagement attendu le retour de son frère dans la chambre mais une heure avant la fin, il sortit parcourir l’hôtel pour voir où en était son chasseur de petit frère. Il le retrouva à l’avant-dernier étage de l’hôtel, perché sur un escabeau, à vouloir atteindre le haut d’une armoire ancienne dans un couloir. « Non mais franchement, Sam, tu me crois assez stupide et imprudent d’avoir voulu cacher des friandises dans un endroit aussi haut et dangereux pour toi ? » Mais Sam, se retourna et brandit, ravi, un paquet devant le nez de son frère. « Ok, je plaide coupable, sourit Dean, un peu honteux et embarrassé. Alors où en es-tu, Sammy ? -J’ai dix-huit paquets et neuf monstres. -Wouah ! Tu as bien avancé dis donc !s’exclama Dean, surpris que son frère ait trouvé des cachettes presque impossibles à découvrir. -Oui mais tes monstres ne sont pas très convaincants, se moqua Sam en sortant un papier où était dessiné une tête de loup-garou hurlant. Et en effet, le dessin était tout sauf réaliste car le dessin de Dean était si mal dessiné qu’en fait il pouvait faire peur tellement ça ne ressemblait à rien. -Ouais, bon, ce n’est pas le dessin qui est important mais le fait que ce soit un monstre, c’est tout, se renfrogna Dean. » Le temps s’écoula et à la dernière minute de recherche que Dean passa avec Sam, ce dernier ne trouva pas le dernier paquet qui lui manquait mais le dernier monstre. Il fut tellement déçu qu’il en eut les larmes aux yeux. Dean, ennuyé de cette réaction qu’il n’avait pas prévue, lui mentit en faisant semblant d’avouer qu’il n’avait pas caché le dernier paquet qu’il avait gardé pour lui et qu’en fait Sam aurait du le trouver. Revenus dans leur chambre, Dean donna donc le dernier paquet à son frère. Mais Sam, satisfait et heureux de son expédition de l’après-midi, partagea les friandises avec Dean. Trente minutes après, ils étaient devant la télé, à regarder un film d’horreur spécial Halloween. Sam s’était endormi, ses friandises à côté de lui, à peine entamées, avec un grand sourire resté sur les lèvres. Dean, mastiquant sa dernière friandise, regarda heureux son jeune frère : il n’avait jamais été aussi ravi d’avoir procuré à Sam une joie aussi agréable et durable. Quatorze ans après, Dean se remémora ce souvenir avec une joie et une affection intenses, tellement il se rappelait avoir été heureux cette soirée-là, d’avoir rendu à son frère un peu d’innocence. Et sans le savoir, juste à côté de lui, Sam s’était souvenu de la même soirée avec une joie tout aussi grande. _____________________________________________________________ Un choix cornélien Inspiré des paroles d'une chanson : Quand tu seras à la croisée des chemins Et que tu ne sauras pas lequel choisir Laisse-moi venir avec toi Car même si tu te trompes Je serai là pour toi *J’ignore pourquoi et comment j’en suis arrivé là mais pourtant j’y suis et plus rien maintenant ne peut plus arrêter mes pas vers cette marche obscure et fatale que je m’apprête à faire. Tu es parti et jamais je n’ai pu te ramener malgré tous mes efforts et je ne comprends pas pourquoi tu n’es pas revenu, tellement mes appels étaient forts et pressants. Aujourd’hui, on me donne le choix entre plusieurs routes à suivre mais je ne sais plus du tout où j’en suis, Sammy, non, je ne sais plus du tout. L’une des routes mène en enfer, là où beaucoup insinuent que je devrais aller, une autre mène à une vie sans souci, sans peine et sans douleur mais sans souvenir de toi ; une troisième va vers la réincarnation pure et simple de mon esprit vers un je-ne-sais-quoi en relation avec mon âme ; et enfin la dernière est celle d’où je viens, une vie faite de douleurs et de souffrances, une vie réellement infernale. Que dois-je faire, Sammy ? Je ne veux pas t’oublier mais je ne veux plus souffrir comme j’ai souffert atrocement ces derniers mois. Aide-moi, viens vers moi à cette croisée des chemins, toi seul est en mesure de me conseiller dignement, plus sagement que tous ceux que j’ai rencontré jusqu’à présent.* -Je suis là, Dean, j’arrive d’un endroit que je ne pourrai jamais te nommer. -Oh Sammy, pourquoi…pourquoi es-tu parti loin de moi ? J’ai été incapable de te protéger et une fois encore, je t’ai perdu au bénéfice de la mort… -Arrête de culpabiliser car maintenant, je suis là pour toi et je ne te quitterai que lorsque tu seras prêt à t’engager dans une nouvelle voie ou à retourner dans celle que tu viens de quitter. -Mais comment faire le bon choix ? Chacun de ces chemins présente un inconvénient, et je ne parviens pas à choisir…Choisis pour moi, toi qui me connais mieux que personne. -C’est vrai mais je ne peux et ne dois pas choisir pour toi. Tu es le seul à pouvoir décider de ce qui est le mieux pour toi. -Mais je ne suis qu’un homme, pas un dieu…Pourquoi dois-je choisir alors que mon destin était d’aller en enfer ? -Parce que ma mort a été imprévue et que jamais tu n’aurais pu ressentir une plus grande douleur. -Alors emmène-moi avec toi, Sammy… -Non, c’est impossible, tu le sais… Mais ton âme n’est pas encore damnée, Dean, tu peux encore faire le bon choix. Mais sache que je serai toujours là pour toi, quelque soit ton choix. *L’aube arrive. Et avec elle, le choix que je dois faire car sinon quelqu’un d’autre décidera pour moi et jamais je n’accepterai qu’il fasse ce choix à ma place. Je vais retourner là d’où je viens, là où est véritablement ma place et peut-être qu’un jour, qui sait, je pourrai mourir avec une âme plus pure qu’elle ne l’est en ce moment. Merci Sammy, oui, merci pour tout, maintenant, je suis en paix.* ______________________________________________________ Un Noël inhabituel Quand Sam s’était enfin endormi, Dean s’était levé sans bruit de son lit et s’était posté devant l’interstice de la porte de leur chambre pour observer ce qui se passait derrière. Il n’en avait jamais eu l’occasion auparavant mais cette nuit, il allait enfin avoir la réponse à sa question. Dean osait à peine respirer ou fermer les yeux, craignant que « la chose » ne soit dérangée dans son travail. Pourtant, il attendit pendant des heures, à genoux, ses yeux guettant sans cesse ce qui se passait autour du maigre arbre de Noël qu’il avait trouvé. Mais la fatigue et le désespoir commençaient à le gagner car minuit était passé et toujours aucune trace de ce qu’il attendait si passionnément. N’ayant pas l’habitude de veiller aussi tard, son ventre commençait à gargouiller légèrement car le petit pamplemousse et la fine tranche de saucisson mangés le soir d’avant, avaient du mal à le soutenir et il aurait bien mangé autre chose. Il risqua tout de même un rapide coup d’œil dans la chambre de Sam et lui mais seuls ses legos du Noël passé trônaient dans un coin. Soudain, un bruit se fit entendre et Dean sut aussitôt ce que ça devait être. Retenant sa respiration et écarquillant les yeux de fébrilité et de joie, il fixa son sapin de Noël. Ses mains étaient devenues moites tellement l’attente avait été rude mais pleine d’espoir. Mais ce fut son père qu’il vit rentrer et cela par la porte d’entrée. Poussant un soupir énervé presqu’audible, Dean eut soudain très peur que son père n’ait gâché son arrivée à lui. Comme si cela était devenu une habitude pour cette nuit, Dean n’alla pas se recoucher dans son lit maintenant froid mais il resta à sa place et observa son père. Ce fut alors avec un complet désarroi et une tristesse sans bornes que Dean le vit déposer un cadeau près de la chaussette de Dean au pied du sapin. Dean comprit soudain à une vitesse grand V que le père Noël n’existait pas et que tout ce que lui avaient raconté ses parents n’était que mensonges. Il avait échafaudé tellement de théories tarabiscotées à propos de la vitesse à laquelle devait aller le père Noël pour satisfaire les enfants du monde entier mais là, la vérité était tombée comme un couperet. C’était les parents, et non ce soi-disant père Noël si merveilleux, qui apportait les cadeaux. C’était plus logique que tout ce qu’il aurait pensé évidemment mais dénué de magie et de foi. Pour la première fois depuis la veille au soir, il pensa à sa mère qui lui enjoignait tant de croire en Dieu. Eh bien, se dit-il, c’était la même chose, la même déception, le même désespoir : il avait su il y a un peu plus d’un mois maintenant que Dieu n’existait pas sinon sa maman ne serait pas morte et aujourd’hui, il savait que le père Noël n’existait pas non plus. Avec un grand désarroi, il retourna se coucher, presque mécaniquement, en se demandant ce qu’il devait croire ou non et en qui car son père lui avait menti. C’est en tournant machinalement la tête vers Sam dormant dans son berceau, que Dean sut en qui croire pour toujours, tant qu’il vivrait : en son frère qui jamais ne pourrait le décevoir ou lui mentir. Pour cela, Dean se jura une fois de plus de le protéger de tout et d’essayer de le maintenir dans sa bulle d’innocence plus longtemps que lui afin que chaque 25 décembre, Sam ait l’impression que le père Noël venait de déposer ses cadeaux. **************************************************** Voilà, j'espère que ça vous a plu. ![]()
Citation : Sam : C’est une vieille coutume campagnarde, Dean. Planter un arbre pour marquer l’emplacement d’une tombe.
Dean : Tu es une véritable encyclopédie ambulante des bizarreries. Sam : Ouais. Je sais. |
| Les réponses | |
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Tididooo |
Posté le 16/01/2008 à 13h08
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![]() Inscrit le 13/11/2007 Sujets: 3 Réponses: 1514 Né le 02/02/1980 Sexe:
Directeur de casino |
Bravo, tu as un très beau style! C'est bien écrit, facile à lire et la psychologie des personnages est respectée. Continue!
je ne sais pas si le format des forums est réellement adapté pour des histoires plus longues divisées en chapitres. j'en ai écrit une récemment que j'ai postée sur un site américain et j'hésite à la faire paraitre ici. |
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hermionemulder |
Posté le 16/01/2008 à 14h31
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![]() Inscrit le 20/09/2004 Sujets: 4 Réponses: 1150 Né le 22/04/1981 Sexe:
Flic prêt à tout |
Oh merci beaucoup tididooo, je suis ravie d'avoir un avis sur mes écrits, c'est très gentil à toi et merci pour les compliments.
Je verrai si je mettrai mes plus longues fics mais je ne pense pas qu'il y ait de problèmes.
Tu devrais poster toi aussi tes fanfics, tu sais. ![]()
Citation : Sam : C’est une vieille coutume campagnarde, Dean. Planter un arbre pour marquer l’emplacement d’une tombe.
Dean : Tu es une véritable encyclopédie ambulante des bizarreries. Sam : Ouais. Je sais. |
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Tididooo |
Posté le 16/01/2008 à 18h36
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![]() Inscrit le 13/11/2007 Sujets: 3 Réponses: 1514 Né le 02/02/1980 Sexe:
Directeur de casino |
Y'a pas de quoi!
merci pour ton conseil, je vais tenter le coup! ![]() |
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hermionemulder |
Posté le 20/01/2008 à 21h51
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![]() Inscrit le 20/09/2004 Sujets: 4 Réponses: 1150 Né le 22/04/1981 Sexe:
Flic prêt à tout |
Allez, hop, je commence ma fournée de posts de mes longues fanfics. N'hésitez pas à me donner votre avis surtout, j'accepte toutes critiques et commentaires !! Mes fics seront seulement sur Supernatural pour l'instant.
Spoilers saison 2 ************************************************ Les Winchester, une étrange famille Cette histoire se déroule pendant la saison 2 de Supernatural. Chapitre 1 : Une piste apparemment sans issue Ce soir-là, dans un petit hôtel en-dehors de la ville, Dean et Sam Winchester ne faisaient rien de plus que d’habitude : consulter les journaux et les sites internet pour débusquer le moindre petit détail qui les mènerait sur la piste d’une nouvelle affaire. Mais ce soir-là, Sam fut surpris de découvrir sur son ordinateur qu’il avait un message sur sa boîte mail. Non que ce fusse étonnant qu’il reçoive des mails car ça lui était parfois arrivé venant de ses amis mais celui-ci semblait très différent, déjà de par son titre : Sammy, n’ouvre ce message qu’après ma mort. Papa. Sam ne put s’empêcher de laisser échapper une exclamation. « Qu’y a-t-il, Sammy, un problème ?demanda Dean, soudain anxieux. -Eh bien, regarde par toi-même le titre de ce mail, répondit Sam en dirigeant l’écran vers son frère. -Oui, c’est bizarre en effet, affirma Dean après avoir lu. Ben, vas-y, ouvre-le qu’on voit ce qu’il voulait nous dire. -Mais Dean, c’est peut-être dangereux, on ne sait jamais, c’est peut-être un piège. Papa ne nous a jamais envoyé de message pareil et encore moins de mail car je doute qu’il savait se servir d’un ordinateur. -Quoi ? Qu’est-ce qu’on risque franchement ? Qu’un démon sous forme de virus cybernétique nous attrape et nous mange tout cru ? Non, là, désolé mon vieux mais tu dérailles. -Mais Dean, Papa ne savait pas… -Arrête ton char, tu sous-estimes Papa, ça se voit. Tu ne te souviens pas l’année dernière que tu le croyais incapable d’envoyer un sms et pourtant il l’a fait et nous a envoyé des coordonnées pour une chasse. -Oui, mais là c’est différent, insista Sam. Il utilisait des codes et non des mots aussi clairs que ceux-là, je te signale. -C’est vrai, je te l’accorde, approuva Dean finalement. Mais la question reste : qu’est-ce que ce message signifie exactement ? Si on ne l’ouvre pas, on va sans arrêt se poser des questions et peut-être passer à côté de choses importantes mais si on l’ouvre, on peut avoir des informations cruciales ou se faire dévorer par un monstre électronique. D’ailleurs je me demande quelles armes prendre sur moi pour vaincre une telle chose, tu sais, toi ? Un tournevis ne devrait pas l’affaire, je pense…réfléchit Dean, moitié moqueur. -Oh très bien, puisque tu l’as voulu, on y va !s’exclama Sam contrarié. -Non, attends Sam… -Trop tard… » Le silence se mit à régner dans la chambre d’hôtel. Ils n’osaient pas lire le fameux message, se préparant au pire, à une catastrophe due à l’ouverture. Au bout de quelques minutes de tension, Dean soupira : « Pffiou… Dis donc, je suis bien content de ne pas m’être fait aplatir sur un écran d’ordinateur, ça aurait nui à mon charme naturel. -C’est ça, à d’autres,… -Alors qu’est-ce qu’il nous dit de si important que ça ?s’inquiéta soudain Dean. Et les deux frères commencèrent à lire ensemble le contenu du message de leur père défunt. Ils lirent ceci : « Sam, Je sais que si tu lis ce message, c’est que je serais mort, sûrement à cause du démon que je pourchasse. N’étant plus présent en ce monde, toi et ton frère ne pouvaient pas connaître une information cruciale sur notre famille et que j’ai appris il y a peu. Je n’ai pas eu le temps d’approfondir cette piste, prévoyant de le faire un peu plus tard mais apparemment je n’en ai pas eu l’occasion. Je te demande à toi et à ton frère qui est sûrement présent à tes côtés, d’aller là où je n’ai pas pu aller et de reconstituer le dernier morceau du puzzle de notre famille. Il est vital que vous alliez dans cette ville et je vous le demande instamment. J’espère que vous trouverez de la cohérence là où je n’en ai pas trouvée. Allez tous deux à Fairfield dans le Connecticut. Vous y trouverez des réponses à certaines de vos plus anciennes questions. Et soyez certains que ce que vous y trouverez n’était pas pour vous nuire, tout au contraire. Faites attention à vous, J.W. » Après avoir terminé la lecture de ce mail, Dean et Sam restèrent quelques minutes à réfléchir en silence. Mais Sam le rompit assez rapidement : « A ton avis, qu’est-ce que tout cela veut dire ? Même mort, il nous donne encore des ordres de mission et on ne sait même pas ce à quoi on va avoir affaire. -Je sais, Sam mais quand Papa nous donnait de tels ordres, c’était toujours important. Et là apparemment, ce n’est pas à négliger, ça a l’air plus important que toutes les missions auxquelles il nous a envoyé dans le passé. -Mais Dean, tu recommences à lui obéir alors qu’il n’est plus là. Pourquoi ? On fait ce qu’on veut maintenant. -Ecoute Sam, tu as lu son message comme moi. Il n’est pas comme d’habitude, ça concerne notre famille de près cette fois et puis, sait-on jamais, peut-être aura-t-on des traces du démon là-bas. Et puis, on est presque à côté, on est en Pennsylvanie quand même. » Sam, convaincu par l’argument de la possible présence du démon qu’ils recherchaient, lui fit un signe de tête positif et Dean, tout guilleret, s’allongea sur son lit. « Bon, demain à la première heure, en route pour le Connecticut. J’espère qu’il y a des jolies filles par là-bas, ça fait longtemps que je n’y suis pas passé. -Mais il faut tout d’abord Dean rechercher les faits anormaux dans cette ville avant de s’y pointer, tu ne crois pas ? » Mais Sam n’ayant aucune réponse, détourna la tête de son écran d’ordinateur pour découvrir son frère déjà endormi mais encore tout habillé. Soupirant en souriant, Sam pensa qu’après tout cela attendrait le lendemain matin, car il était lui aussi très fatigué par leur dernière chasse. Le lendemain matin, ils étaient tous deux installés dans l’Impala, parfaitement reposés pour cette nouvelle affaire. « Bon, alors qu’as-tu trouvé d’intéressant sur cette charmante ville de Fairfield ?demanda Dean en conduisant. -En fait, rien de bien intéressant. J’ai même eu du mal à trouver quelque chose d’anormal. On signale seulement dans des rumeurs qu’il y aurait peut-être une maison hantée aux frontières de la ville mais c’est tout et apparemment il n’y a jamais eu de mort inexpliquée, que ce soit meurtre ou suicide. Je me demande même ce qu’on va vraiment y faire, s’entêta Sam une fois de plus. -Eh bien, on interrogera les gens et on regardera dans les archives de la bibliothèque, c’est tout, affirma Dean avec optimisme. Peut-être qu’on verra quelque chose de par notre expérience que personne ne voit. -D’accord mais le seul problème que tu ne connais pas est que la bibliothèque fait partie de l’université locale et qu’elle est réservée aux étudiants et aux habitants. Et entre nous, à prendre de l’âge, on va commencer à difficilement faire croire que nous sommes toujours étudiants, surtout toi, d’ailleurs. -Comment ça, surtout moi ? Tu veux dire que je n’ai pas le look d’un étudiant, c’est ça ?se vexa Dean. -Je veux dire tout simplement qu’ayant quatre ans de plus que moi, c’est normal que ça se remarque, voilà tout. -Oh, je t’en prie, arrête. De toute façon, j’ai beaucoup plus l’esprit étudiant que toi. Et puis, je vais bien rencontrer une jolie étudiante qui me fera entrer. » Sam sourit, d’un air dubitatif, comme s’il ne croyait vraiment pas qu’une étudiante ferait entrer son frère dans une bibliothèque aussi fermée, seulement grâce à quelques sourires et de belles paroles. Quelques heures après, les deux frères arrivèrent en plein milieu de la ville et s’arrêtèrent devant le poste de police. « Dean, sans te vexer ou te mettre la pression, je te signale que nous sommes recherchés dans plusieurs états et que notre photo doit figurer un peu partout dans les postes de police. Crois-tu que venir se jeter dans leurs bras est une bonne idée ?s’inquiéta Sam. -Mais je sais tout ça, petit frère et c’est pour ça que c’est toi qui va aller tout seul leur poser des questions sur de possibles faits étranges arrivés ici et aux alentours, sourit Dean. -Non mais tu te fiches de moi, là ! Je ne vais pas y aller alors que… -Mais non Sammy, écoute. Ils me recherchent surtout moi ou alors deux hommes de notre description. Ils n’auront jamais l’idée de te reconnaître, toi, tu passes trop inaperçu à côté de moi. -Dean, tu… » Et après un bon quart d’heure de dispute, Sam sortit de la voiture, apparemment contrarié, et entra dans le poste de police. Ayant auparavant revêtu son costume, il n’eut qu’à sortir sa carte du FBI de sa poche. Vingt minutes après, Dean vit son frère ressortir, encore plus mécontent qu’avant. « Bah quoi ? lui demanda-t-il en voyant son air très contrarié. -Si à mon entrée dans ce poste, on ne me prenait pas pour un barjo, maintenant, merci, c’est fait ! explosa Sam. -Qu’est-ce qui s’est passé ?demanda Dean en ayant envie de rire. -En posant des questions sur de possibles faits étranges ou inexplicables, ils m’ont répondu qu’ils n’avaient jamais eu de telles choses chez eux et que si je continuais mon enquête, j’allais attirer le mal sur leur ville ! -Vraiment ?pouffa Dean de rire. -Mais ce n’est pas tout. Ils m’ont accusé d’être totalement dingue de vouloir que de telles choses se passent chez eux et m’ont demandé de ne jamais me revoir dans leur ville, sinon ils préviendraient mes supérieurs. » Dean, ne pouvant plus se retenir, éclata de rire et cela pendant cinq bonnes minutes où Sam était sur le point d’exploser de colère. Voyant son frère se calmer, il continua : « Alors maintenant si ce n’est pas une bonne raison pour partir d’ici rapidement, je ne vois pas laquelle pourrait en être une, dit Sam sachant qu’il avait raison et pensant que son frère approuverait. -Ce n’est pas une assez bonne raison, dit son frère aîné en reprenant son sérieux. Papa nous a envoyé ici, alors on continue, que ça te plaise ou non. -Mais Dean, on va se faire arrêter par les flics si on reste. Ils m’ont bien dit… -Très bien, c’est à toi qu’ils l’ont dit, moi, ils ne me connaissent pas. File à un motel, tiens, celui qu’on a vu en passant par exemple. Je t’y rejoins tout à l’heure. -Mais toi, où vas-tu ? -A la bibliothèque de l’université pour dénicher des informations et peut-être des conquêtes en passant, je verrai. Je te dirai dans quelques heures si la pêche aura été bonne. » Alors Dean, laissant la voiture à Sam, se dirigea à pied vers l’université qui ne se trouvait pas très loin. Dean n’avait pas voulu le dire à Sam mais en fait, il ne savait pas vraiment comment s’y prendre pour s’introduire dans la bibliothèque et surtout pour pouvoir consulter en toute liberté les faits divers et archives de la ville. Bien sûr, il comptait sur son charme, selon lui irrésistible, mais il doutait tout de même de lui. Rien n’était clair dans cette affaire, ni le message de leur père qui était tellement vague qu’il ne savait quoi en penser, ni cette ville qui semblait trop nette pour qu’ils y soient tous deux présents. Dean sentait qu’il y avait quelque chose de spécial mais quoi, il ne se sentait pas capable de l’identifier car ça ne lui semblait pas dans son champ de chasse habituel ni même surnaturel. Quoiqu’il en soit, il arriva peu de temps après au campus qui était un peu plus grand qu’il ne se l’était imaginé d’abord. Il ne voulait pas chercher lui-même la bibliothèque, sachant qu’en arrivant, il ne pourrait pas entrer. Il examina alors aux alentours les étudiants passant près de lui. Il repéra alors une étudiante très séduisante et qui apparemment ne savait pas quoi faire de son temps. « Excusez-moi, mademoiselle, lui dit-il en l’abordant et en montrant sa carte d’un air sérieux. Je suis un agent du FBI en civil. Pourriez-vous me renseigner ? -Oui, bien sûr, sourit la fille de son plus beau sourire en regardant plus le visage de Dean que sa carte. -Voilà, je dois me rendre à la bibliothèque de votre ville et donc de votre université mais je dois le faire en toute discrétion pour une affaire des plus urgentes et importantes. Le problème, comme vous devez le savoir, est que les personnes de l’extérieur ne peuvent y entrer sans autorisation et si je demande à mes supérieurs, c’est tout un tas de paperasses dingues à n’en pas finir. Pouvez-vous donc m’aider moi et votre gouvernement ?demanda Dean avec son air séducteur. -Oh mais oui, bien sûr, répondit l’étudiante ravie. Venez avec moi. » Dean suivit ainsi l’étudiante et ils atteignirent l’entrée de la bibliothèque. « Attendez, est-ce que vous devez fournir la moindre explication puisque je suis avec vous ? -Oh non, pas du tout, une fois l’entrée franchie, on ne vous embêtera pas. Je le sais pour être venue une fois avec une copine, autrement je n’y mets jamais les pieds, rigola-t-elle. » Dean remit alors en question sa victoire en voyant que cette fille ne semblait pas vraiment faite pour être étudiante. Il la suivit tout de même. L’étudiante, d’un air orgueilleux pour impressionner Dean, montra sa carte d’étudiante à la femme qui se tenait à l’entrée, laquelle opina pour les laisser entrer tous les deux. « Et voilà, le tour est joué ! Qu’est-ce que je suis forte, n’est-ce pas monsieur l’agent du FBI ? -Oh oui, très courageuse, ça se voit tout de suite. Mais dites-moi mademoiselle, savez-vous s’il s’est passé des choses étranges et mystérieuses ces dernières années dans votre ville ?demanda Dean, voulant plutôt parler travail. -Attendez que je réfléchisse…Ah si, attendez, je me souviens !s’exclama l’étudiante. -Ah oui, vraiment ?espéra Dean l’espace d’un instant. -Oui, l’année dernière, nous avons eu deux chats qui sont mystérieusement morts en tombant d’un toit, c’était horrible. Personne n’a encore trouvé d’explication, je crois. » Dean fut tellement surpris qu’il en resta bouche bée. La fille prit sa réaction pour de l’intérêt et elle entreprit de tout lui raconter en détail. Dean ne tint plus tellement, pour une fois, cette fille commençait à l’agacer. « D’accord, ça me sera très utile. Maintenant si vous le voulez bien, il faut que je reste seul à fouiller dans les archives, c’est confidentiel. On se revoit plus tard, d’accord ? Et puis j’ai un appel urgent sur mon portable, merci de votre précieuse collaboration, dit-il en faisant semblant que son portable vibrait. » La fille une fois partie avec un grand sourire, Dean s’effondra sur une chaise et soupira bruyamment. *Un vrai pot de colle, cette fille, c’est dingue* pensa-t-il. Il s’étonna d’ailleurs lui-même de penser une telle chose d’une fille aussi jolie. Mais retournant à ses affaires, il s’occupa de demander à la documentaliste tous les papiers qui lui étaient nécessaires. Ainsi, ce fut complètement vidé qu’il revint trois heures plus tard au motel où Sam pianotait tranquillement sur son ordinateur. Il s’effondra sur un des lits : « Tu en as mis du temps !dit Sam, surpris. Tu ne réussissais pas à entrer là-bas par ton charme naturel ?finit-il en se moquant. -Oh si, j’ai réussi en peu de temps avec une fille assez peu intelligente, je dois l’admettre mais très canon, c’est certain. Alors à part son histoire du couple de chats tombés morts d’un toit, dit le frère aîné en levant les yeux au ciel, je n’ai trouvé seulement que ton histoire de ce matin, la maison hantée à la sortie de la ville mais il n’y a jamais eu de mort liée à cette maison. Et toi, du nouveau ? -Non, rien de neuf malheureusement. A part cette histoire de maison hantée, cette ville est nette. Aucun crime, aucun suicide. Quelques délits par-ci, par-là mais rien de méchant et surtout rien de démoniaque. J’ai l’impression de perdre mon temps, soupira Sam en fermant d’un coup sec son ordinateur. -Oui, moi aussi, je dois l’admettre, approuva Dean. Je serai d’avis d’aller ce soir à la maison y faire un tour et si vraiment il n’y a rien, on repart dès demain matin, tu es d’accord ? -C’est ce que j’allais justement te proposer, dit Sam, surpris de la réaction de son frère. Papa a du se tromper sur ce coup-là ou nous surestimer, je ne sais pas. -Ouais, sûrement, répondit Dean, déçu pour une fois de son père. » Puis la nuit tomba et les deux frères allèrent à cette fameuse maison hantée.
Citation : Sam : C’est une vieille coutume campagnarde, Dean. Planter un arbre pour marquer l’emplacement d’une tombe.
Dean : Tu es une véritable encyclopédie ambulante des bizarreries. Sam : Ouais. Je sais. |
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hermionemulder |
Posté le 20/01/2008 à 21h52
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Chapitre 2 : Une découverte énigmatique
Quand ils arrivèrent, Dean et Sam découvrirent avec étonnement une assez belle maison, assez neuve et qui ne semblait pas du tout abandonnée. Elle était entourée d’une clôture bien entretenue et les passants pouvaient croire sans peine qu’elle était habitée. « Euh Sam, tu es sûr que c’est cette maison-là ?demanda Dean, surpris. -Oui, tout à fait, j’ai vérifié l’adresse et c’est la seule maison qui est à la sortie de la ville, il n’y en a pas d’autre, c’est certain. Mais si on défonce la porte et qu’elle est habitée, on va avoir quelques problèmes, je te l’accorde. -On a qu’à demander de loin si elle est hantée, ça fera aussi bon effet, tu ne crois pas ? Ledit fantôme nous répondra sûrement en ricanant ou ce sera alors une ménagère en furie qui nous balancera son rouleau à pâtisserie, c’est comme on préfère. Moi, je choisis la première solution personnellement. -Au moins, si on n’entre pas, approchons-nous. » Faisant alors le moins de bruit possible, ils s’approchèrent d’une fenêtre et regardèrent à l’intérieur. Ils furent surpris de découvrir un salon assez bien meublé, sans toile d’araignée, un salon presque bourgeois. Mais une chose attira aussitôt leur regard : un fauteuil qui se balançait d’avant en arrière avec un peu au-dessus des bouffées de fumée tirées à intervalles réguliers. Se regardant en souriant, ils décidèrent de faire le tour pour entrer par la porte de derrière. Ils étaient soulagés d’enfin trouver une trace de paranormal dans cette ville. La porte de derrière ne grinçant aucunement, ils purent entrer sans la moindre difficulté et se poster derrière le salon, l’un et l’autre de chaque côté du mur, près de l’escalier. Mais un chuchotement juste au-dessus d’eux les fit sursauter. Ils levèrent la tête et virent dans une semi-obscurité une jeune fille qui leur dit tout bas : « Mais qui êtes-vous ? Vous allez complètement fausser mon affaire. Partez d’ici. » Mais Dean et Sam, malgré leur grande surprise, se regardèrent et entreprirent alors de monter l’escalier pour discuter avec cette jeune fille. Le premier palier de l’escalier donnait directement une vue sur le salon par une mezzanine. C’était l’endroit idéal pour espionner le fantôme et il n’était pas étonnant que cette fille se trouvait postée ici. Dean et Sam la rejoignirent donc à cette place et lui trouvèrent un air légèrement mécontent. Pourtant Dean considéra qu’elle était très jolie avec ses cheveux bruns légèrement bouclés qui lui tombaient à hauteur d’épaule. « Alors, répondez-moi, enfin. Qui êtes-vous ?demanda-t-elle de nouveau. -Très bien, nous allons vous le dire mais vous devrez ensuite faire de même. Nous sommes deux agents du FBI en civil. On enquête sur ce genre de phénomène. -D’accord mais puis-je voir vos cartes avant tout ?demanda-t-elle méfiante. -Oui, bien sûr, sourit Dean en sortant sa carte en même temps que Sam. Mais l’endroit étant assez étroit, Sam eut soudain un geste trop brusque en lui montrant sa carte et la fit tomber de la mezzanine. Le bruit de la chute, même s’il était assez sourd, fit disparaître aussitôt le fantôme. -Oh non, ce n’est pas vrai, encore une nuit de gâchée !s’exclama la jeune fille. Il est vraiment trop susceptible celui-là. Et elle descendit l’escalier pour entrer dans le salon, à la place même où se trouvait le fantôme la minute d’avant, suivie de Sam et de Dean. -Désolé, je n’ai pas assez fait attention, dit Sam, un peu confus. -Non, je vous en prie, ne vous excusez pas, ce n’est pas votre faute, vous ne le vouliez pas. Je suis seulement déçue, voilà tout. D’ailleurs excusez-moi d’avoir été aussi brusque avec vous mais il y a tellement de gamins qui viennent se balader ici et se faire peur que ça m’agace au fil des jours, soupira-t-elle mais en leur souriant à tous deux. -Mais nous ne savons toujours pas qui vous êtes, répéta Dean, impatient d’en connaître plus sur elle. -Oh oui, navrée, je me nomme Mélinda Artwell. Je suis étudiante en littérature comparée à l’université d’à-côté, de Fairfield. -Une étudiante en littérature qui étudie les fantômes ?demanda Sam, incrédule. -Oui, je sais, c’est assez étonnant, sourit Mélinda mais c’est devenu ma spécialité. J’étudiais auparavant la littérature fantastique américaine mais ensuite j’ai voulu me rapprocher des faits réels et j’ai réussi à obtenir une autorisation pour comparer la littérature à la réalité quotidienne, au paranormal dans le nord-est des Etats-Unis. Ca a été difficile à obtenir et à cause de ça, tout le monde maintenant me croit dingue ou excentrique, surtout les autorités locales. -Oui, on comprend tout à fait ce sentiment, admit Dean en souriant de son beau sourire, espérant faire de l’effet. -Et ça fait combien de temps Miss Artwell que vous étudiez celui-ci ?demanda Sam, voulant rester professionnel et faisant les gros yeux à son frère pour son sourire séducteur. -Ca fait aujourd’hui exactement trois semaines que je l’observe. Je devais seulement le faire pendant deux semaines mais les intrus l’ont fait fuir plus d’une fois. Moi-même, au début, je le faisais fuir et j’ai réussi à force de volonté à ce qu’il accepte ma présence et quand je lui en ai parlé, il a été tout à fait d’accord que je reste, à moins que je ne le dérange sous aucun prétexte. -Quoi ?s’exclama Sam. Vous avez discuté normalement avec lui ?demanda-t-il en regardant son frère aussi surpris que lui. -Oui, bien sûr, il n’est pas très bavard, c’est certain mais bon, même s’il est sauvage, ce n’est pas un mauvais esprit. Il est un peu bougon parfois mais ce n’est rien. » Les deux frères ne savaient quoi penser exactement de cette fille qui semblait trouver tout à fait normal de discuter avec un fantôme. Dean préféra éclaircir les choses : « Vous savez bien sûr que 99% des esprits sont malfaisants et deviennent des poltergeist, n’est-ce pas ? -Oui, bien évidemment, c’est pour cela que j’apprécie de pouvoir travailler ici. C’est le premier qui ne m’ait pas chassé de sa maison. Et devant l’air étonné des frères, elle ajouta : Oui, parce que j’ai visité une bonne douzaine de maisons ou de lieux hantés depuis quelques années en fait et je voulais terminer par celui-ci. -Mais vous êtes équipée pour ce genre de choses ?demanda Dean, surpris de voir une fille faire ça aussi tranquillement. -Bien sûr, regardez. » Et elle leur montra une petite mallette souple dans laquelle il y a avait une caméra, un pistolet, des munitions apparemment remplies de sel et de l’eau bénite. « Mais, mais…comment savez-vous que ces trucs peuvent fonctionner ?s’exclama Sam. -Parce que je m’étais très bien renseignée et qu’en les utilisant, j’ai vu leur effet, voilà tout. Depuis, je ne m’en sépare plus, dit-elle, satisfaite. » Sam et Dean restèrent alors silencieux, ne sachant plus quoi lui dire, tellement elle semblait bien informée. Mais avant qu’ils n’aient pu dire quoique ce soit, Mélinda, qui les avait bien observé à la clarté de la lune, leur dit, en fronçant les sourcils : « Mais dites-moi, pourquoi deux agents du FBI s’intéresseraient soudain à un minable petit fantôme au fin fond d’une ville du Connecticut ? Parce que voyez-vous, si vous m’aviez présenté une carte de la NSA, là je n’aurai rien pensé de mal sur vous mais vu vos cartes de FBI, je dois dire, j’en suis navrée, que j’ai des doutes sur votre véritable identité et les motivations qui vous poussent à venir jusqu’ici. Regardez par exemple cette carte, dit-elle en sortant une carte de la NSA de sa poche. Elle a été extrêmement difficile à faire, je dois dire, surtout avec la bande métallique tout autour qui signale l’authenticité de la personne ou le vol. Alors que celles du FBI n’ont pas ce genre de signalement, elles sont plus simples à fabriquer ou à voler. Alors qui êtes-vous réellement ? » Les deux frères se trouvèrent soudain interloqués par ce soudain changement de comportement et le fait que personne n’avait jamais remis en doute avec autant de précision leur pseudo-statut les mettait mal à l’aise. Mais Dean reprit tout d’un coup son aplomb phénoménal et lui répondit en souriant : « Désolée ma jolie mais nous n’allons pas te répondre pour l’instant, dit-il en la tutoyant soudain. Nous bossons sur le même genre de choses que toi, ça devrait te suffire. C’est classé top secret au FBI et nous ne devons pas dévoiler tout ce pour quoi nous sommes venus. » Alors Sam reprit confiance en lui également grâce à l’aplomb de son frère et regarda la jeune étudiante du même air professionnel que Dean. Mélinda ne put s’empêcher de sourire en constatant tous les atouts et répliques dont ils faisaient preuve tous deux. Voyant que le jour était prêt à se lever, elle leur dit tout en se dirigeant vers la porte et en récupérant ses affaires : « Très bien, messieurs les agents, dit-elle en insistant sur le mot « agents », mais j’espère qu’on aura l’occasion de se revoir pour parler entre autres des avis de recherche avec vos photos qui figurent un peu partout dans tous les postes de police. A bientôt peut-être, ravie de vous avoir rencontré. » Mais alors que Dean et Sam se préparaient à la rattraper, affolés de ces dernières paroles, Mélinda franchit la porte et disparut dans le brouillard. Dean et Sam rentrèrent furieux et inquiets à leur motel, s’attendant à tout moment à recevoir la visite de la police. Ils ne pouvaient s’empêcher de regarder sans arrêt à la fenêtre à chaque bruit suspect ou de moteur de voiture. « Je te jure, Sam, si je la retrouve, je la tue pour nous causer des peurs pareilles !s’exclama Dean en ne pouvant pas tenir en place dans la chambre. -Ah oui ? Je croyais que tu voulais l’épouser tout à l’heure à lui faire de pareils sourires ?sourit Sam en jetant un nouveau coup d’œil à l’extérieur. -Oh je t’en prie, ce n’est pas la peine de te moquer, comment pouvais-je savoir qu’elle savait qu’on était recherché, sans blague ? -C’est facile. Tous les postes de police, même les plus petits ont reçus nos avis de recherche et… -Et comment ça se fait, demanda Dean en n’écoutant pas son frère, qu’elle avait une véritable carte de la NSA dans sa poche ? De la NSA, Sam ! J’ai toujours été énervé de ne pas pouvoir m’en procurer une et voilà que cette fille beaucoup plus jeune que moi m’en sort une, comme ça !dit-il en claquant des doigts. -Euh, Dean, tu ne l’as peut-être pas remarqué sur le chemin mais moi aussi je suis énervé. Pourtant au moins, je me suis calmé. C’est avec une tête claire qu’on en saura plus sur elle. D’abord on connaît son nom entier, c’est suffisant pour lancer une recherche et voir si… -Tu parles ! On n’est même pas sûr que ce soit son vrai nom ! -Ok, c’est vrai mais on commencera par là, déjà. Bon, je ne sais pas pour toi mais cette journée m’a épuisée physiquement et moralement, il faut que je dorme et tu ferais bien d’en faire autant, ça te calmera. » Dean, encore sur les nerfs, grogna quelques mots mais s’étendit également sur le lit jumeau. Quand Dean se réveilla, assez tard dans la matinée, il s’aperçut que bien entendu, Sam était déjà levé. Absent de la chambre, il rentra quelques minutes après son réveil. « Je vois que comme d’habitude, tu fais la grasse matinée. -Eh ! C’est toi qui m’a demandé de me reposer pour me calmer, je te signale !s’opposa Dean. -Alors, tu es calmé ?lui demanda Sam en haussant les sourcils. -Oui, et en pleine forme d’ailleurs pour aller retrouver cette fille. Alors tu as des infos sur elle ? -Non, je n’ai pas eu encore le temps de chercher, seulement le temps d’aller chercher nos cafés, répondit-il en donnant un des deux cafés à son frère. -D’accord, merci. Cherchons d’abord sur ton ordinateur, ça nous évitera de sortir et d’être vus par les autorités et des gens bien renseignés. » Sam ne rechercha que quelques minutes sur internet. Il appela Dean aussitôt : « Regarde. Au moins elle a été honnête, voici sa fiche d’identité avec sa photo. Et tu disais qu’elle était beaucoup plus jeune que toi, mais pas tant que ça. Elle n’a que deux ans de moins que toi, elle est née en juillet 1981. -Vraiment ? Mais en tout cas elle paraît plus jeune que ça et même plus jeune que toi d’ailleurs. -Mais c’est bizarre, ils n’indiquent même pas qu’elle est étudiante ici. -Peut-être que les fiches d’identité n’indiquent pas ce genre de choses. -Oui, sûrement. Mais ça n’indique pas son adresse non plus. En fait, ils ne mettent pas grand-chose d’intéressant. -As-tu seulement pensé qu’elle pourrait être possédée par un démon comme c’était le cas pour Meg, qui semblait tout à fait normale ?réfléchit Dean. -Oui, j’y ai pensé mais je ne pense pas qu’un démon aurait de telles armes contraires à sa nature avec lui. Et puis, à aucun moment, elle n’a tenté de nous attaquer, elle est simplement assez mystérieuse et franche, voilà tout. -C’est vrai, tu dois avoir raison. Bon, eh bien, je vais à la chasse aux infos auprès d’elle, dit soudain Dean en se dirigeant vers la porte. -Attends, je viens avec toi, dit Sam en prenant sa veste. -Oh non, pas question, je n’ai pas envie de nous faire repérer par les flics seulement parce que tu les as mal séduits. J’y vais seul. Toi, regarde si tu trouves autre chose sur elle au cas où je ferai chou blanc. -Bon, d’accord, maugréa Sam, mais tu as intérêt à lui faire promettre de ne pas divulguer aux autorités qui nous sommes, sinon ça fera mal. Use de ton charme pour une bonne raison cette fois-ci. » Dean, avec un sourire victorieux et sûr de lui, sortit et embarqua dans sa voiture. Quand il gara sa voiture sur le parking du campus, il ne sut pas trop où il devait la chercher. Il se dit qu’à juste titre, une fille comme ça devait fréquenter assez souvent la bibliothèque, alors il s’y dirigea derechef. Mais quand il arriva à quelques mètres de l’entrée, il ne trouva d’autre solution que de s’asseoir sur un banc à côté et d’attendre en espérant qu’elle viendrait ce jour-là. Après une heure d’attente, il la vit enfin sortir de la bibliothèque, des livres sous le bras. « Enfin, je réussis à te coincer, lui dit-il avec un grand sourire. Tu nous as très bien faussé compagnie hier soir ou plutôt ce matin. Je n’ai même pas eu le temps de te demander ton adresse. -Je me doutais que je vous reverrai assez rapidement mais pas quelques heures après seulement. Alors, qu’est-ce qui vous amène si tôt sur le campus ? -Toi et seulement toi. Tu dois savoir pourquoi, je suppose ? -Oui, je pense mais vous ne devez pas vous inquiéter, je ne divulguerai rien aux autorités et d’ailleurs cela n’a jamais été mon intention. -Vraiment ? Alors pourquoi avoir mentionné ce détail pour fuir aussitôt dans la brume ?s’étonna Dean. » Alors l’aîné des Winchesters fut très surpris car il vit Mélinda rougir, ce qu’il ne croyait pas capable venant de sa part. Apparemment, elle ne savait pas quoi répondre à cette question et se contenta de lui dire : « Ecoutez, je sais que vous vous posez des questions, vous et votre frère et c’est normal… -Pourquoi dites-vous que j’ai un frère… -Je le sais, c’est tout. Je sais qui vous êtes, vous et votre frère Sam que j’ai vu avec vous cette nuit. Ce lieu est trop fréquenté, je préfère qu’on parle dans un endroit plus tranquille. Venez dans mon appartement, on y sera plus en sûreté. Et de toute façon, je dois y déposer mes bouquins. » Dean accepta assez rapidement, ayant hâte d’aller chez elle, car même s’il la trouvait mystérieuse, il la trouvait aussi très mignonne. Mais Mélinda, alors qu’ils se dirigeaient vers les logements étudiants, saisit la lueur dans ses yeux et lui dit en souriant : « Mais ne pensez pas à autre chose car sachez que je ne suis pas du tout ce genre de fille. » Dean, un peu déçu et mécontent de s’être fait découvrir, se contenta de regarder ailleurs pour ne pas la regarder directement. Mais alors qu’ils étaient arrivés à l’immeuble en question et qu’ils venaient d’y entrer, ils entendirent une exclamation et se retournèrent vivement : Dean reconnut avec embarras l’étudiante qui l’avait fait entrer la veille à la bibliothèque : « Oh mon Dieu ! Mais je n’aurai jamais imaginé vous revoir si tôt, monsieur l’agent du FBI ! Qu’est-ce qui vous amène ici ? Ah, je sais, reprit-elle aussitôt sans lui donner le temps de répondre. Vous vouliez sûrement me voir, je vous manquais trop et vous étiez complètement perdu, c’est ça, hein ? » Dean, autant surpris que choqué, n’arriva pas à trouver une réplique suffisante pour la faire taire. Mélinda sourit et dit à l’étudiante : « Tiens, Philia, ça faisait longtemps qu’on ne s’était pas vues, dis-moi. Ah, non, ne me dis rien, je crois savoir pourquoi je ne te voyais plus dans les parages car d’ailleurs l’agent du FBI ici présent m’en touchait deux mots il y a cinq minutes. Puis elle lui dit plus bas mais suffisamment fort pour que Dean entende : Il a l’impression tout comme moi que tu devais être partie te refaire le nez et les pommettes, non ? Attends, continua-t-elle en parlant de nouveau plus fort et en se tournant vers Dean. Dites-moi, vous m’avez bien dit cela ou je me trompe ? » Dean était autant surpris que dépassé. Il sentit que Mélinda voulait le faire entrer dans son jeu pour se débarrasser de cette soi-disant Philia. Alors avec un air extrêmement réfléchi, il répondit en levant les yeux au ciel : « Non, ce n’est pas tout à fait ça, je crois, c’est vous qui m’avez dit ça et moi je vous ai répondu qu’elle avait du en plus se faire faire une teinture, qui se trouvait être complètement vieux jeu. » En disant ces paroles, Dean eut envie d’exploser de rire, et encore plus quand Philia ouvrit des yeux exorbités et s’enfuit en courant après avoir pris un air horrifié et scandalisé. Dean et Mélinda éclatèrent alors de rire de concert et ne purent s’arrêter qu’au bout de cinq bonnes minutes. « Mais comment savais-tu quoi répondre à ce pot de colle ?demanda Dean, toujours surpris. -Je connais Philia depuis maintenant trois ans et j’avais remarqué que la seule chose qui pouvait la contrarier et nous la faire mettre à dos, était de critiquer son apparence physique. Ca provoque à chaque fois le même effet. Et le pire dans l’histoire c’est que tout ce qu’on lui a reproché il y a cinq minutes est totalement vrai, je l’avais vérifié. Allez, suivez-moi, j’habite au premier étage. » Lorsque Dean entra dans l’appartement de la jeune fille, il ne fut pas étonné de trouver un décor typique des jeunes étudiantes, avec beaucoup de goût et très bien entretenu. Mélinda posa ses livres sur une étagère de sa bibliothèque déjà très bien fournie et lui fit signe de la suivre dans une pièce un peu plus loin. Quand il y pénétra et que la lumière fut allumée, il découvrit avec stupéfaction les murs couverts d’articles de journaux, de photocopies de livres sur le paranormal et tout ce genre de choses que lui et Sam avaient l’habitude d’afficher dans leurs chambres d’hôtel. Il se tourna alors vers elle et lui demanda : « Mais qui es-tu ? -Ca, vous le savez déjà, je vous l’ai déjà dit cette nuit, soupira Mélinda en souriant légèrement. -Très bien, alors je te repose la question à laquelle tu n’as pas voulu répondre sur le campus. Comment sais-tu qui nous sommes moi et mon frère et pourquoi nous l’as-tu dit ? -Là, ça fait deux questions mais je vais tout de même vous répondre, dit-elle en s’asseyant sur une chaise. Je vous en prie, vous pouvez vous asseoir, lui dit-elle en lui montrant un fauteuil en face d’elle. -Ok, vas-y, je t’écoute, dit-il en s’asseyant à son tour. -En fait, de par mes nombreuses recherches sur le paranormal et les fantômes en particulier, j’ai été amenée à lire certains témoignages de personnes ayant vu ou vécu ce genre de phénomène et des personnes décrivaient parfois qu’elles avaient été sauvées par deux hommes et vos descriptions étaient à chaque fois les mêmes. J’ai fouillé pour en savoir plus et j’ai découvert qui vous étiez, Dean Winchester. Quant à votre seconde question, eh bien… -Oui, quoi ?s’impatienta Dean, un peu agacé et gêné qu’elle semble en savoir autant sur lui. -En fait, je dirais simplement, continua-t-elle en rougissant de nouveau et en baissant les yeux, que…je voulais vous impressionner un peu, voilà tout. -Quoi ? Mais pourquoi ? Une fille comme toi donne l’impression de tout vouloir faire, sauf de vouloir impressionner : tu sembles si sûre de toi et si maligne. -Merci mais ce n’est qu’une apparence. J’ai l’habitude d’être comme ça avec les gens d’ici qui ne connaissent rien au paranormal. La plupart du temps, ils se contentent d’ouvrir de grands yeux surpris mais l’ennui est que ça passe et qu’ensuite, ils m’insultent et se moquent de moi en me traitant de folle. C’était la première fois la nuit dernière que je rencontrais des vrais spécialistes et non des amateurs comme moi et j’avoue que j’ai voulu essayer de me hisser à votre hauteur, voilà. » Dean n’en revenait pas d’entendre ces paroles ni même d’observer le changement de son comportement. Elle était maintenant très gênée et ne semblait plus du tout arrogante ou sans gêne, comme la nuit précédente. Il comprit qu’ayant pénétré dans cette pièce qui était son univers, il la voyait sous son vrai jour. Mais il se demanda pourquoi elle l’avait amené justement dans cette pièce, car elle devait savoir qu’elle y serait vulnérable. Mais elle répondit à sa question avant même qu’il ne l’ait posée : « J’ai donc voulu vous montrer qui j’étais vraiment quand vous m’avez posé toutes ces questions pour vous montrer que je n’étais ni dangereuse ni tellement mystérieuse. Je ne veux pas que vous ayez, vous et votre frère, une mauvaise opinion de moi, au contraire. J’apprécie trop votre travail pour ça. Alors me pardonnerez-vous pour l’inquiétude que j’ai pu vous causer à tous les deux ? » Elle lui demandait d’une manière si simple et si touchante que Dean ne put lui en vouloir le moins du monde. Il se leva et alla directement lui embrasser le front, ne sachant pas trop pourquoi il le faisait d’ailleurs ni pourquoi il ne l’embrassait pas carrément sur la bouche. « Non, maintenant je ne t’en veux plus du tout, promis. Et je sais que Sam aura le même avis que moi en sachant ce que tu viens de me dire. » Mélinda, autant surprise que gênée du petit baiser qu’il lui avait donné, soupira ensuite intérieurement, soulagée de l’avoir comme ami et non comme ennemi. « Allez, on va voir mon frère, tu viens ? » Mélinda approuva d’un joli sourire, heureuse d’avoir pu trouver des amis ayant les mêmes intérêts qu’elle. Puis elle le suivit hors de l’appartement.
Citation : Sam : C’est une vieille coutume campagnarde, Dean. Planter un arbre pour marquer l’emplacement d’une tombe.
Dean : Tu es une véritable encyclopédie ambulante des bizarreries. Sam : Ouais. Je sais. |
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Chapitre 3 : De nouveau réunis
Quand Sam entendit l’Impala se garer près du motel, il fut tout de suite soulagé, ayant craint de possibles complications. Il se hâta d’ouvrir la porte mais fut surpris de voir Dean en compagnie de Mélinda. « Dean, mais qu’est-ce qu’elle fait là ? -Arrête de t’angoisser ou de te mettre en rogne, il faut plutôt que tu l’écoutes comme je l’ai fait moi-même il y a une demi-heure, dit son frère en entrant dans la chambre, suivi, d’un signe de Dean, de Mélinda. -Mais Dean je croyais que tu ne lui faisais pas confiance et que tu voulais…lui dit Sam en chuchotant assez bas pour ne pas être entendu de la jeune étudiante. -Eh bien, elle m’a fait jamais d’avis et ce sera bientôt ton tour, tu vas voir, assura Dean. -Très bien, vas-y, je t’écoute attentivement, dit Sam en s’adressant à Mélinda. » Alors Mélinda lui expliqua, de la même manière qu’à Dean, ses recherches et ses motivations, appuyées assez souvent par des commentaires de Dean qui, par exemple lui décrivait sa pièce secrète pleine de fiches paranormales. Ainsi, à la fin de son monologue, Mélinda se tut et regarda timidement Sam, qui s’était progressivement détendu au fil de ses explications. Pour la rassurer, il lui sourit : « Ne t’inquiète pas, je crois tout ce que tu me dis et je vois bien que tu n’as aucune mauvaise intention envers nous. Mais j’aurais juste une question qui me soucie et qui souciait Dean avant qu’il ne tombe sous ton charme, dit-il en souriant et en regardant son frère. -Je t’en prie, Sam, vas-y, tu en as tout à fait le droit, dit-elle en le tutoyant à son tour. -Alors comment se fait-il que tu as réussi à te procurer une carte de la NSA sachant toutes les difficultés qu’on peut avoir pour en obtenir une ?demanda Sam plus curieux que suspicieux, de même que Dean qui écouta attentivement aussi. -Ah, je vois, sourit Mélinda. C’est une assez longue histoire ennuyante à mourir mais disons en deux mots que j’ai réussi il y a environ deux ans à me faire passer pour une nouvelle recrue de la NSA grâce à un déguisement qui me vieillissait de plusieurs années. J’ai réussi tous leurs tests, leurs entraînements, leur épreuve psychologique et même l’enquête à mon sujet sur ma fausse identité. Et dès lors qu’ils m’ont délivré une carte de la NSA en bonne et due forme, je suis partie et j’ai abandonné mon déguisement en faisant croire que j’avais été tuée par un serial-killer qui tuait des jeunes femmes dans la région. J’ai toujours été tranquille depuis. -Oui, mais si on te considère comme morte, on peut croire que ta carte a été volée alors, remarqua Dean. -C’est vrai mais les rares fois où je me suis vue obligée de la présenter, j’ai fait en sorte que mon nom d’agent ne remonte pas jusqu’à eux et ça a marché. -Et comme ça, tu te déguises ?s’étonna Sam. -Oui, ça m’est arrivé, surtout sur cette affaire d’NSA mais c’est rare autrement car j’ai horreur de ça. Je le fais car sinon quand j’enquête, les gens ne me prennent pas au sérieux et me prennent pratiquement pour une gamine, c’est agaçant. -C’est vrai que tu fais plus jeune que ton âge, tu sais, admit Dean en souriant. -Je m’en suis aperçue et j’apprécie ça plutôt que le contraire, je le sais bien mais quand on entre dans le monde des crimes, là, il y a une claire distinction entre ceux qui font adulte et qui sont donc admis comme vous deux dans le cercle privé des révélations fracassantes et ceux qui ne font pas adulte et rejetés à la maternelle, comme moi, ironisa Mélinda en souriant en coin. -En tout cas, je te félicite Mélinda pour ton tour de force chez les grands de la NSA, ça a du être très difficile. Tu montres que tu es une vraie pro en tromperie. -Oui, bravo, on peut reconnaître ton mérite, dit Sam à son tour. -Merci à vous deux, rougit Mélinda, c’est un immense compliment qui me va droit au cœur venant de deux grands spécialistes et chasseurs comme vous. Merci, finit-elle en ayant les larmes aux yeux. » Dean et Sam furent alors un peu gênés de la voir aussi embarrassée, ils ne s’étaient pas attendus à ça en la complimentant. Sam eut alors une autre question à lui poser : « Mais dis-moi la nuit dernière, pourquoi as-tu disparu juste au moment où l’aube arrivait ? -Ah oui, c’est vrai. En fait, il allait se passer quelque chose et je ne voulais pas être là pour le voir. D’ailleurs j’espère que vous êtes partis à temps vous aussi pour ne pas voir ça. -Pour ne pas voir quoi ?s’étonna Dean. On est partis aussitôt, alors on n’a rien vu. Explique. -En fait, quand le jour arrive, le fantôme que vous avez entrevu se manifeste de nouveau mais sans être vu de personne et nettoie, entretient la maison et ses extérieurs. -Pardon ?dit Sam, n’en croyant pas ses oreilles. -Ben oui, c’est assez étrange et drôle en même temps quand on voit ça en personne mais aussi très effrayant. On voit distinctement quand on se poste devant la maison, bien caché, le balai être remué, les carreaux qui s’astiquent, la tondeuse qui passe, enfin tout pour entretenir convenablement une maison de cette importance. Je n’ai toujours pas compris cet esprit et je ne crois pas que ça arrivera. Je crois qu’il est tout simplement très maniaque de propreté et de rangement. » Dean et Sam étaient interloqués, tellement un fantôme comme ça les surprenait. Puis rencontrant le regard de Mélinda, ils ne purent s’empêcher tous trois ensemble d’éclater de rire, en imaginant la scène se répéter chaque jour. Après ce fou rire commun, Mélinda se leva de sa chaise : « Merci à vous deux, je suis enchantée de vous avoir rencontré, ça a été un réel et pur plaisir que je n’oublierai pas de toute ma vie. -Quoi, tu t’en vas ?s’étonna Dean, déçu. -Bien sûr car je suppose que puisque vous avez fini votre enquête ici, vous allez partir dès demain matin à la première heure, comme toujours, non ?sourit Mélinda, assez malheureuse intérieurement de devoir déjà les quitter. -Oui, c’est vrai mais on ne voulait pas…dit Sam, un peu ennuyé aussi. -Je comprends votre motivation de toujours bouger, je ferais pareil si je pouvais, soupira-t-elle. » Puis elle se dirigea vers la porte et l’ouvrit : « Faites attention à vous lors de vos missions, leur dit-elle en les regardant une dernière fois. -Merci, fais gaffe à toi aussi, ok ?lui répondit Dean. Je suis également ravi de te connaître, finit-il en souriant. -Oui, moi aussi, Mélinda. J’espère qu’on se reverra, dit Sam à son tour. -Peut-être un jour, sait-on jamais, répondit-elle avec un sourire mélancolique. » Enfin, elle franchit la porte et partit. Les deux frères se sentirent tous deux un peu bizarres après son départ, comme s’ils ne voulaient pas la laisser partir. Et pourtant, ils savaient qu’ils n’avaient plus rien à faire dans cette ville et que leur père s’était sûrement trompé ou avait vu quelque chose à l’époque qui n’était plus là maintenant. Et le lendemain matin, comme prévu, ils quittèrent la ville avec une once de regret. Deux mois se passèrent. Mélinda se réveilla dans un entrepôt désaffecté à quelques kilomètres de Fairfield. Il faisait nuit et apparemment elle ne savait pas ce qu’elle faisait là à cette heure tardive mais sa question eut alors une réponse alors qu’elle se mettait debout. Elle vit un homme s’avancer vers elle, avec des yeux particuliers, de couleur jaune. Il sourit en la voyant un peu perdue. « Qui êtes-vous ? demanda Mélinda, essayant de garder une voix ferme. Et qu’est-ce que je fais ici ? -C’est moi qui t’ait amené ici dans une intention que tu vas bientôt découvrir. Quant à qui je suis, je pense que tu en devines une partie, dit-il en la regardant attentivement. -En effet, je pense que vous êtes un démon, bien que je n’ai pas eu l’occasion d’en voir beaucoup jusque là. -Bravo, tu as deviné mais sache que je ne suis pas n’importe quel démon de bas étage. -Je m’en doute car je sais que les plus puissants ont l’habitude de posséder n’importe quel être humain alors que les moins puissants ont une apparence, disons, plus effrayante et grossière. -Je vois que tu as bien appris ta leçon. Et je pense que ce sera très intéressant qu’un de mes démons te possède à son tour, sourit-il avec méchanceté. -Sans vous vexer, répondit-elle avec un air assuré même si ses mains tremblaient légèrement derrière son dos, je crois que ça va être malheureusement impossible. J’avais pensé un jour qu’une aussi horrible chose pouvait m’arriver et c’est pourquoi chaque matin, et cela, depuis plusieurs années, je bois de l’eau bénite mêlée à mon jus d’orange. Et malheureusement pour vous, j’ai vérifié : mon corps est entièrement protégé, des pieds jusqu’à la tête. » Le démon prit alors un visage très énervé et essaya de lancer un de ses démons sous forme de fumée noire sur la jeune fille. Mais alors qu’il venait d’entrer en elle, il y eut un grand cri plaintif et la fumée noire ressortit quelques secondes plus tard pour partir aussitôt assez loin, sans que le démon aux yeux jaunes n’ait le temps de le retenir. Celui-ci prit un air encore plus furieux et dit à Mélinda qui souriait légèrement : « Très bien, je vois que je t’avais sous-estimée mais puisque c’est ainsi, tu ne ressortiras jamais d’ici vivante. » Et avec un sourire machiavélique, d’un seul regard il envoya Mélinda s’écraser plusieurs mètres plus loin et elle atterrit avec un gémissement contre une poutre. Alors qu’elle essayait de se relever tant bien que mal, le front plein de sang, le démon s’était rapidement approché et s’apprêtait à lui porter le coup final quand… …Sam se réveilla dans son lit en criant. Ce cauchemar, ou plutôt cette vision, l’avait tellement traumatisé que son front était rempli de sueur. Dean, à son cri, s’était réveillé en sursaut et avait mis la main sur son pistolet. « Qu’est-ce qui se passe, Sammy ? Tu sembles bouleversé. -Non, non, ce n’est pas possible, ce n’est pas logique. -Quoi, vas-y, raconte-moi ce que tu as vu, s’inquiéta Dean. » Alors Sam entreprit de lui raconter en détail sa vision avec les paroles et les descriptions. Progressivement Dean prit un air inquiet et presque affolé. « Bon, c’est sûr, il faut la sortir de là au plus vite, dit-il quand Sam eut terminé. Quand est-ce que ça doit arriver ? -Je ne sais pas, Dean. Souvent j’ai mes visions très peu de temps avant le drame, c’est souvent la veille ou le jour même que ça se passe. Et on a trois états à traverser pour la rejoindre, j’ai peur que… -Que quoi ? Qu’on n’ait pas le temps de la sauver ? Mais Sam, si tu as eu cette vision, c’est pour qu’on puisse la secourir, non ? Elle ne sait pas du tout à qui elle a affaire, on doit être présent. Regarde, il est une heure du matin, dit-il en regardant sa montre. En partant tout de suite, on a peut-être une chance. Allons-y. » Sam opina, sans discuter, espérant que son frère serait aussi rapide à conduire qu’il pouvait l’être parfois. Mais alors qu’ils étaient en route pour Fairfield, Sam fit part à son frère de ses doutes : « Mais, Dean, pourquoi voudrait-il s’en prendre à Mélinda ? Ce n’est pas quelques enquêtes sur des esprits qui peuvent déranger le démon. Il y a certainement autre chose qui nous échappe. -Peut-être que c’est à cause de ça que Papa voulait qu’on aille là-bas. Il avait sûrement su à l’avance que le démon s’y pointerait et il voulait qu’on intervienne avant mais on n’a rien vu du tout, soupira Dean, énervé d’être parti deux mois plus tôt. -Ou peut-être tout simplement qu’au cours des deux mois qu’on n’a pas vu Mélinda, elle a fait ou dit quelque chose qui l’a mise en danger. Après tout, on n’a eu aucune nouvelle d’elle et on ne sait pas ce qu’elle a pu faire de son temps. -Je ne crois pas que ça soit à cause de ça, Sam. -Pourquoi, tu as une idée, toi ? -Non, aucune mais tout ce que je sais est qu’on doit la sauver probablement ce soir et seulement ensuite, on verra pourquoi, après l’avoir mise à l’abri. -Franchement, je ne vois pas où elle pourrait être à l’abri de ce démon. -Arrête de me saper le moral, tu veux. Je veux me concentrer pour arriver le plus rapidement, s’énerva Dean, plus inquiet qu’autre chose. » Ils arrêtèrent donc leur discussion et se demandèrent par contre chacun de leur côté comment ils pourraient s’opposer à ce démon. Quand ils arrivèrent aux abords de Fairfield, la nuit était en train de tomber. Ils allèrent directement à l’entrepôt, se doutant que Mélinda devait déjà s’y trouver, inconsciente. « Et qu’est-ce qu’on va faire si le démon se présente ?demanda Sam, angoissé. Je te rappelle qu’on n’a ni le colt ni rien de susceptible pour lui faire un tant soit peu de mal. -Eh bien, je crois que pour une fois, la fuite sera la meilleure solution, répondit Dean, un peu ennuyé. Nous voilà arrivé. Montre-moi l’endroit où tu voyais la scène, je te suis. » Quand ils arrivèrent sur le lieu du rêve de Sam, ils ne trouvèrent rien ni personne. « Tu es sûr que c’est là ?demanda Dean, surpris. -Oui, bien sûr, je reconnais même la poutre qu’a heurtée Mélinda un peu plus loin. Mais elle devrait être là. -Ce n’est peut-être pas pour ce soir, et ce serait bien, on aurait le temps de la prévenir demain matin. -Ouais, sûrement mais pourtant j’ai un doute, je sens que c’est ce soir. Attendons un peu, s’il-te-plaît, il n’est pas encore très tard, ça peut encore arriver. -Ok, c’est toi le médium. » Ils attendirent une heure et demie à marcher en rond et à surveiller les alentours. Mais alors qu’ils s’étaient un peu éloignés du lieu, Sam se retourna soudainement, comme s’il avait senti quelque chose et vit Mélinda, étendue sur le sol, inconsciente : « Mais elle n’était pas là il y a dix secondes, comment c’est possible ?demanda Dean, n’y comprenant rien. -Je n’en sais rien mais allons-nous en tout de suite, il est encore temps. » Mais alors que Dean prenait Mélinda dans ses bras avec Sam à ses côtés, ils virent le démon s’approcher d’eux. Ils n’en menèrent du coup pas très large. « Bonsoir, dit le démon en souriant. Je dois dire que même si je ne m’attendais pas à vous voir ici ce soir, il faut tout de même avouer qu’il n’est pas étonnant que vous ayez accouru. Puis se tournant vers Sam, il lui demanda : tu as eu une vision, n’est-ce pas, Sammy ? Tu as vu ce qui allait se produire, non ? -Viens Sam, on s’en va, dit soudain Dean, sachant comment la discussion allait tourner. -Allez, accordez-moi quelques minutes pour nos retrouvailles quand même. -Jamais, espèce d’ordure !s’exclama Dean. -Oh Dean, regarde, c’est malin, tu viens de réveiller la belle endormie dans tes bras, dit le démon en ricanant. » Et en effet, Mélinda émergeait seulement et se demanda bien ce qu’elle faisait là : « Dean, Sam, pourquoi êtes-vous ici et comment suis-je arrivée ? Et qui est-ce ?demanda-t-elle enfin en montrant le démon. -Ca, ma chère, il faut le demander gentiment pour le savoir mais sache qu’un démon de mon importance s’intéresse à toi. -Ne l’écoute pas, Mélinda, il ne fera que t’embrouiller l’esprit, lui chuchota Dean, après l’avoir déposée à terre. -Toi, la ferme !s’énerva le démon en projetant Dean sur un poteau juste derrière lui : Dean ne pouvait plus bouger. Sam, qui s’était avancé pour défendre son frère eut le même sort sur le poteau juste à côté. Seule Mélinda était libre de ses mouvements. « Bien, à nous deux ma chère Mélinda. J’ai entendu dire que tu avais un pouvoir susceptible de m’intéresser, est-ce vrai ?demanda le démon en souriant. » Dean et Sam se regardèrent, ne comprenant pas ce qu’il voulait dire. « Je ne vois pas de ce dont vous parlez, dit Mélinda. -Mais si, j’en suis sûr. Montre-moi la force dont tu es capable et là, j’aviserai. -Quoi ?s’étonna-t-elle. Vous me croyez dotée d’une force surhumaine ? -Ce n’est pas que je le crois, je le sais voilà tout, assura le démon, convaincu. -Alors là, désolée de vous décevoir monsieur le démon, sourit-elle en se rapprochant de Dean et Sam, mais sur ce coup-là, vous êtes mal renseigné. Je dois y aller maintenant en espérant ne jamais vous revoir. » Et soudain, elle prit dans chaque de ses mains les bras de Dean et de Sam et disparut de la vue du démon, complètement interloqué et furieux. Quand elle réapparut quelques secondes plus tard dans son appartement avec Dean et Sam, ils la regardèrent comme s’ils ne l’avaient jamais vu. Mais Mélinda n’en tint pas compte et lui dit en pressant le ton : « Suivez-moi, vite, » leur dit-elle en allant dans sa pièce secrète. L’ayant suivie, les deux frères entrèrent dans la pièce, ne sachant pas trop pourquoi ils le faisaient, puis Mélinda ferma la porte derrière eux et traça un symbole sur la porte avec une craie. Enfin, après avoir fini, elle se tourna vers eux. « Oui, je sais, vous attendez des explications et je vais vous en donner dans un instant. Donc d’abord, pour répondre à votre principale question, du comment, je vous répondrais surtout que j’ai un pouvoir, celui de transplaner ou de me téléporter, comme vous voulez. -Transplaner, comme dans Harry Potter ? demanda Dean en souriant. -Oh, je vois Dean que nos goûts se rejoignent pour ça, oui, comme dans Harry Potter. Je peux donc en une seconde me déplacer d’un lieu à un autre, sans que la distance plus ou moins grande ne me pose de problème. Et, ce que je ne savais pas jusqu’à maintenant, je peux donc emmener des personnes avec moi. -Quoi, tu n’avais jamais essayé jusqu’à ce soir ?s’étonna Sam, assez affolé du fait que les choses auraient pu mal tourner. -Non mais je savais que je pourrais réussir. Normalement nous allons être tranquilles pour cette nuit avec ce symbole que j’ai tracé, il ne peut pas nous repérer. -Tu connais ce démon ?demanda Dean, surpris. -Non, je ne l’avais jamais vu mais je m’étais renseigné sur une possible intervention de puissant démon un jour et j’avais étud |