Lundi 16 juin 2008
La cérémonie de clôture du festival pourrait être qualifiée de pastiche miniature de Cannes. Il aura suffit moins d’une minute pour comprendre qu’on assistait à une farce. En effet, la cérémonie est présentée par l’insoutenable Bernard Montiel dont la présence est discutable. Pendant la plus grande majorité de la cérémonie, il s’est ridiculisé en répétant le mot “Film” au lieu “Séries”. Pour un festival de télévision, ça l’a fait mal. A croire qu’il n’avait pas lu le programme. Au palmarès :
Catégorie comédie :
• Meilleur acteur : Richard Ayoade (”The IT Crowd”, Grande-Bretagne)
• Meilleure actrice : Isabelle Gelinas (”Fais pas ci fais pas ça”, France)
• Producteur européen de l’année : Guillaume Renouil (”Fais pas ci fais pas ça”, France)
• Producteur international de l’année : Miguel Angel Bernardeau (”Remember When”, Espagne)
Catégorie drama :
• Meilleur acteur : Jonathan Rhys Meyers (”The Tudors”, G-B, USA, Canada)
• Meilleure actrice : Esther Ortega (”Missing”, Espagne)
• Producteurs européens de l’année : Miguel Angel Bernardeau (”Remember When”, Espagne)
• Producteurs internationaux de l’année : Luis Peraza (”Capadocia“, Mexique)
Catégorie Fiction - Mini Series :
• Meilleure mini-série : John Adams (USA)
• Meilleur acteur : Paul Giamatti (”John Adams”, USA)
• Meilleure actrice : Katharina Wackernagel (”Side effects”, Allemagne)
Prix de l’audience TV internationale
• Comédie : Desperate Housewives
• Drama : Les Experts
• Telenovela / Soap : Amour, gloire et beauté
On notera au passage que “Fais pas Si Fais pas ça” a été traduit par “Desperate Parents” (bonjour l’originalité) et que Dana Delany se qualifie elle même de: “nouvelle garce du quartier” (New Bitch on the block). Mais le clou de la cérémonie restera le décolleté plongeant de Laura Haring (The Shield) diffusé en écran panoramique lorsqu’elle s’adressait au prince Albert de Monaco. L’audience (surtout masculine) a apprécié.

Un dîner au Sporting Club de Monte Carlo en compagnie du prince Albert a ensuite été organisé. Tout le gratin y était convié : les vedettes américaines et françaises, les journalistes du festival et de nombreux autres invités plus fortunés les uns que les autres. Le Sporting Club a l’originalité de possèder un toit ouvrant qui offre aux convives le plaisir de dîner sous les étoiles et parfois même sous un feu d’artifices (ce ne fut malheureusement pas le cas, le ciel étant trop couvert). Les quelques journalistes présents ont ainsi pu profiter d’un diner cinq étoiles et d’un show quelque peu étrange. “Etrange” dans le sens où une troupe est soudainement apparue et nous a rejoué tous les plus grands tubes de comédie musicales dont Mama Mia (ABBA) et autres airs qui hantent nos postes de radios depuis plus de 30 ans. Bien qu’un peu kitsch voire de mauvais goût, cette version “Lido” bas de gamme a su mettre l’ambiance. Ces tubes là, si on les joue et rejoue, c’est parce qu’ils fonctionnent a tous les coups. En effet, grâce à eux, les vedettes américaines ont retrouvé le sourire. Anthony Anderson (New York District), emporté par la musique, s’est même mis debout sur sa chaise pour danser. Ça chantait dans tous les coins, et pour certains chanceux comme nous, on a même pu apercevoir le prince Albert pousser la chansonnette en frappant des mains au rythme de la musique.
Mais ce n’est pas tout puisque la soirée s’est terminée dans la boite huppée de Monaco, le Jimmy’z. L’occasion de danser aux côtés d’un George Eads survolté, d’un Eric Close plus décontracté qu’à son habitude ou encore d’un trop dynamique Anthony Anderson . Même Dana Delany s’y est mis d’un léger déhanché en début de soirée. Déception en revanche pour l’ex reine de la nuit dans le New York des années 1980, Lisa Edelstein, qui est restée plutôt en réserve. A notre grande déception, Michael Urie n’a pas enflammé le dance floor en compagnie de son acolyte Beckie Newton mais d’une série de jolies filles d’un mètre 50 assorties à leur sac haute couture tout droit sortis du magazine MODE. Par contre, surprise du côté de Laura Prepon qui a révolutionné l’image qu’on se faisait d’elle dans That 70’s show. En effet, la blonde platine dont les bottes noires étaient plus longue que sa mini jupe, c’était bien elle et non Mila Kunis (Jackie dans la sitcom That 70s Show) teinte en blonde !
Voila maintenant quelques jours que le festival s’est achevé, Monaco s’est vidé de ses stars américaines et françaises. Heureusement les grandes fortunes, elles, restent et continuent de dépenser leur argent en casinos, voitures de luxes et chirurgies esthétiques. Vivement l’année prochaine pour que cela recommence.
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