I - Critique
Deux ans après le succès inattendu de Taken, le duo Pierre Morel (réalisateur)/Luc Besson (scénariste, producteur, vendeur de sandwichs). Qu'est-ce qu'il s'est dit ce bon vieux Luc ? Bah qu'il allait surfer sur la vague et en remettre une couche avec From Paris with Love. On a donc deux américains, Paris, des fusillades, de l'action, de la tôle froissé et des méchants terroristes étrangers. Sauf que bah là, la sauce a pas pris du tout pour les spectateurs et le film a récolté 24M$ sur le sol américain (200 000 spectateurs en France aie !). Mais à part ça, il vaut quoi From Paris With Love ? Bah il est clairement en dessous de Taken. C'est un excellent divertissement avec des acteurs impeccables (dont un John Travolta survolté qu'on avait pas vu comme ça depuis longtemps) mais le scénario ne tient pas une seule seconde la route. C'est le gros problème du film. Non pas qu'on croyait forcément plus à Liam Neelson qui démantèle tout seul un réseau de prostitution mais là y a rien de crédible dans cette lutte contre une cellule terroriste. Reste un film ultra-vitaminé, bien rythmé et bourré d'action assez jouissive.

"Les illustrations ci-dessous sont extraites du DVD."
II - Test blu-ray
Le coffret en un coup d'oeil :
- Editeur : EuropaCorp
- Date de sortie : 15/07/2010
- Format : blu-ray + dvd
- Audio : français et anglais 5.1
- Image : 16/9 HD
- Bonus : oui
A - Esthétisme
- Package : comme de plus en chez FPE, l'édition ne contient pas seulement le blu-ray mais également le DVD du film. On a donc le blu-ray rangé dans le boîtier plastique type et sur l'autre face, rangé dans sa pochette cartonnée le DVD du film. Le boîtier est lui-même disposé dans un fourreau cartonné. Le fourreau et le boîtier sont illustrés par la très classe affiche du film. On aime le mariage de ce gris métallique avec le bleu du boîtier, moins avec le bleu présent sur le fourreau (comme d'habitude). A noter que si vous voulez transporter le film partout, si vous avez un Iphone ou un Ipod, l'éditeur vous propose d'utiliser la version téléchargeable grâce à la fonction Remote Haxey.
- Menu : il reprend les teintes grises métalliques déjà utilisées sur le package. L'accès aux différents sous-menus se fait sur le côté gauche du blu-ray. Le menu met directement dans l'ambiance avec d'une part la chanson énervé du générique et un défilé d'extraits des scènes d'action du film. Les teintes grises bleutés sont du plus bel effet.
B - Technique
- Audio : il semblerait que les éditeurs français soit un ton en dessus des autres et tant mieux. Alors qu'on peine encore à obtenir un son DTS-HD 5.1 chez Universal ou Warner, EuropaCorp est déjà passé à la vitesse supérieure. Le film est proposé en version originale anglaise et en français. Les deux pistes sont équipées d'un son DTS-HD 6.1. Oui les deux pistes. Autant dire que ça envoi du lourd pour un film bourré d'effets sonores et aussi dynamiques que From Paris With Love. Si vous vivez dans un appartement entouré de personnes âgées, prévenez les avant car les deux pistes envoient du lourd. Les scènes d'action, en nombre, ultra-dynamiques utilisent au maximum de ses possibilités votre home cinéma. Avec un satellite de plus à l'arrière, vous êtes au coeur de l'action. Si bruitages et musiques en profitent au maximum, les dialogues ne sont pas pour autant délaissés et l'équilibre se fait naturellement. On ne saurait trop vous recommander la version originale, d'une part parce que le doublage de John Travolta est complètement loupé (s'en est assez des perpétuels changements de comédiens de doublage) et d'autre part parce que le film met en scène deux Américains à Paris et qu'en VF la barrière de la langue n'existe forcément plus. Le blu-ray contient évidemment des sous-titres français. A ce propos est d'ailleurs présent la fonction "Remote Subtitle" qui vous permet de déplacer et modifier la taille des sous-titres.
- Image : EuropaCorp nous a toujours habitué à soigner ses transferts HD (il n'y a qu'à voir les Arthur), c'est donc sans surprise qu'on trouve ici un excellent 16/9 HD. D'une netteté irréprochable, l'image bénéficie de couleurs saturés et de contrastes appuyés. Le Paris de Pierre Morel est fidèle à celui en salle et c'est tant mieux tant le réalisateur prend plaisir à filmer ses deux acteurs dans la capitale française.

C - Bonus
- Making of (~26m40) : bonus classique dans lequel dans un premier temps les différents intervenants reviennent sur la genèse du film, le choix des acteurs et puis l'on passe au tournage avec quelques focus sur la captation de quelques scènes d'action et sur les cascades réalisées par les acteurs. Les nombreuses images du tournage nous permettent de constater la bonne humeur qu'il y régnait.
- Commentaire audio : aux micros, le réalisateur Pierre Morel, le monteur Frédéric Thoraval et les coordinateurs de cascades Philippe Guégan et Michel Julienne. A noter la présence de l'option Picture in Picture. Le bonus est malheureusement bien trop ponctué de silences et les remarques ne sont pas toujours pertinentes.

- Interviews (~50 minutes) : on retrouve une interview groupée des deux acteurs principaux, une de Pierre Morel, une autre de Kasia Smutniak et enfin une de Michel Julienne. Elles n'apportent guère plus car pour certaines on en retrouve une bonne partie dans le précédent making of et pour le reste il s'agit clairement d'interviews réalisées pour la promotion du film. Et qui dit promo, dit rien de neuf. On notera simplement l'état de nervosité de Jonathan Rhys Meyers.

- Clip : Are You With Me (~3m40) : le clip énervé de la chanson du film. Ça aurait été bien de nous donner le nom du groupe. Ou pas.

- Avant-première (~2m26) : Wouah ça déchire ! Arrêtez avec ce genre de bonus ! Aucun intérêt de voir des gens dirent du bien du film, même Vincent Perrot.
III - Conclusion
Alors Wax on ou Wax off ? C'est clairement Wax On ici, même si la partie bonus nous laisse un peu dubitatif. Si les bonus sont en nombre, leur intérêt est très inégal et certains déçoivent par le conformisme des propos. Les fans du film, aussi peu nombreux soit-il, seront malgré tout satisfait par ceux-ci et par le rendu visuel et auditif.
Note : 8.5/10