Séries & Actualités sur Serieslive: series, épisodes, people, films, tv

Critique et test DVD : Little New York

Le 6 janvier est sortie l'édition DVD et Blu-ray d'un film passé inaperçu en salles et qui pourtant ne manque pas d'intérêt.

Stanislas Edde, le 13/01/2010 à 19h30

I - Introduction

Ah les mystères du cinéma. Dire que l'on nous inflige très souvent, dans de nombreuses salles, des films d'une médiocrité affligeante alors qu'on envoie aux oubliettes des films qui auraient mérité tellement mieux. Produit en 2007, Little New York n'arrivera jamais sur les écrans américains et ne sera à l'affiche que deux semaines en France (en août 2009). Heureusement, le DVD existe. Les curieux se pencheront peut-être dessus, grâce à une jaquette plutôt intrigante et deux noms connus (Vincent D'Onofrio aka l'autiste de New York Section Criminelle et Ethan Hawke). Car Little New York, s'il est loin d'être parfait, aurait mérité meilleur sort. Après avoir écrit les scénarios d'Assaut sur le central 13 (déjà avec Hawke) et de la série Kill point : dans la ligne de mire, James Demonaco, à 38 ans, s'offrait sa première réalisation. Si on est loin du chef d'oeuvre, c'est prometteur.

Dans l'imaginaire français, Little New York amène sans doute plus vite à l'image de la mafia, mais le titre originel, Staten Island, était pourtant plus juste. Car si au début, James DeMonaco nous entraîne dans un film banal et sans envergure sur la petite pègre de Staten Island, bien fade à côté des familles Corleone et Soprano, on est finalement embarqué dans un drame simple, mais juste qui raconte la vie de trois hommes originaires de Staten Island et victimes de Manhattan. Que cette chronique d'une ville écrasée par le rayonnement d'une autre est juste ! À l'image de ce mafieux sans envergure interprété par Vincent D'Onofrio (qui en fait un poil trop), prêt à tout pour entrer dans l'histoire, même à battre un record d'apnée. Le film surprend aussi par l'intelligence de son récit. Monaco a découpé son histoire en trois partis, une pour chaque personnage, donnant à chaque fois un point de vue différent à l'histoire et permettant de se concentrer un par un sur les protagonistes. Si D'Onofrio est énervant, Ethan Hawke et Seymour Cassel livrent une performance juste et pleine d'émotion. 

Attention, quand même, on est loin de la petite phrase de VSD que vous trouverez au dos du package et qui place le film dans la lignée de Martin Scorsese et James Gray. Le film a ses défauts, particulièrement sur la partie du mafieux. Monaco a voulu trop en faire et tombe dans la caricature, allant même jusqu'au ridicule. Mais qu'importe, Little New York est un film à voir, surprenant et plein de promesses.

 

II - DVD

A - Esthétisme

 

  • Package : le rôle premier du coffre est, je ne le répéterais jamais assez, d'intriguer et de pousser à acheter. En cela l'illustration choisie pour le package y répond parfaitement. Arme, cadavre jeté dans le fleuve, petite phrase accrocheuse, personnages aux visages graves, ambiance polar sombre, tous les ingrédients d'un bon film de gangsters sont réunis. Si le film n'est pas tout à fait ça (voir l'introduction), le package aura le mérite d'attirer l'oeil. Le DVD est placé dans une jaquette simple qui elle-même est accompagnée par un fourreau en carton. Les trois sont illustrés par la même image. Une belle réussite ici donc.

 

  • Menus : l'éditeur a choisi de nous plonger directement dans l'ambiance de Staten Island, cette île délaissée, vivant dans l'ombre de Manhattan. Petite ambiance musicale, légère animation avec brouillard mouvant, superbes photos, un grand soin a été apporté à ces menus. Du beau boulot.

 

B - Technique

 

  • Audio : copie propre et parfaite pour EuropaCorp. Les deux pistes audio, français et anglais, sont d'excellentes factures. La version originale et la version française sont proposées au format 2.0 et au format 5.1. Une très bonne initiative puisque tout le monde ne peut encore profiter du son 5.1. Que ça soit en 2.0 ou en 5.1, les deux versions se valent et sont d'une très bonne qualité. 

 

  • Image : là aussi EuraCorp a bichonné ce quasi Direct to DVD. Bien évidemment au format 16/9 (compatible 4/3), le film est sublimé par cette édition DVD qui rend hommage au travail du réalisateur et de son directeur de la photographie. Aucun défaut ne vient perturber la lecture. Une vraie belle oeuvre du point de vue image tout du moins. 

 

III - Conclusion

Si seulement EuropaCorp avait fait l'effort de proposer quelques bonus. Car pour ce qui est de l'aspect visuel et des prouesses techniques, tout est positif. Malgré tout, pour un film sorti sans réel promotion, resté à peine deux semaines à l'affiche, on est content de le trouver en DVD. Surtout qu'il est loin d'être mauvais.

Note : 7/10

Commentaires 

Votre réaction
Se connecter pour réagir 
 
 
 

    En Savoir plus 

    News Cinéma

    Copyright © 2002-2012 serieslive.com Tous droits réservés