
I - Introduction
Cynique, impitoyable et prêt à tout pour gagner. C'est l'accroche qu'on retrouve sur le package de ce coffret. Mais Shark est-il vraiment l'anti-héros qu'on a absolument voulu nous montrer ? Non et dès le pilote cette facette de la série disparaît. Oui il a des méthodes peu orthodoxes pour arriver à gagner son procès, mais peut-il pour autant être classé dans une catégorie où l'on retrouve un Dexter (Dexter), un Vic (The Shield) ou encore un Tommy (Rescue Me). Non, Shark, peut-être classé dans la catégorie des gentils aux méthodes douteuses, un peu comme Jack Bauer. On a longtemps également comparé Sebastian Stark à Gregory House. Le cynisme des deux personnages peut en effet les rapprocher, mais cela s'arrête là.
Après tout, dès le pilote, Sebastian Stark, alias Shark, avocat réputé et renommé pour la libération de clients douteux, remet en question son travail après avoir fait libéré un mari violent qui finira par tuer sa femme. Il passe alors dans le camp des gentils et devient procureur, certes en conservant ses méthodes. Stark va devoir concilier son noueau travail avec l'éducation de sa fille. Où est l'anti-héros ici ? On regrette d'ailleurs que la transformation du personnage intervienne si rapidement.
Shark est une série policière, judiciaire, classique mais qui tire son originalité, non pas de son personnage principal, mais de l'éblouissant James Woods qui l'incarne. Si l'on interrogeait les gens sur le visage qui incarne mieux le méchant, le cynique, James Woods aurait incontestablement un grand nombre de votes.
II - DVD

A - Esthétisme
- Package : la rédaction de Serieslive n'ayant pas eu en sa possession le package du coffret, toute critique est impossible. On peut simplement constater la mise en avant des deux éléments principaux de la série : James Woods et Los Angeles. C'est plutôt réussi.

- Menu : si la Fox a fait l'effort de mettre sur sur chaque menu, un personnage différent, les menus ne sont clairement pas le point de fort de ce coffret. Tout comme dans sur le package, Los Angeles est en second plan, comme pour bien insister sur le rôle et l'atmosphère de la série. Mais la combinaison de tous les éléments rend le tout très peu esthétique. Les menus sont construits dans un bureau marron peu agréable au regard et l'incrustation des personnages principaux n'est pas digne d'un DVD de nos jours. Seule la musique du générique rattrape quelque peu le tout.

B - Technique
- Audio : le coffret contient une version française et une version originale. Des sous-titres français, anglais et néerlandais sont disponibles. Alors que la piste anglaise est proposée en Dolby Digital 5.1, la piste française n'est que du 2.0. Si la piste n'est pas foncièrement de mauvaise qualité, bien au contraire, la version originale est mieux équilibrée, laissant davantage de place aux sons et à l'ambiance musicale. Contrairement à une version française où les voix sont plus fortes et la musique moins présente.
- Image : la qualité d'image est l'unique point ne portant aucune contestation. Proposé au format 16/9, l'image a été parfaitement encodé. Les couleurs chaudes et variées de Los Angeles sont parfaitement retranscrite. Pour le reste, Shark n'est pas la série, nécessitant le plus d'une qualité d'image irréprochable.

C - Bonus
- Commentaires audio : le pilote a été commenté par James Woods et Ian Biederman, créateur et producteur exécutif de la série.

- Bêtisier (~6m30) : un grand merci à James Woods et Jeri Ryan qui sont incontestablement les moins coincés et les plus drôles de ce bêtisier. D'ailleurs on ne voit pratiquement qu'eux, les sous-fifres de Shark étant condamnés à rire de leurs blagues ou à se casser la figure.

- Créer Shark (~20 minutes) : l'inspiration du créateur vient directement des procès d'O.J Simpson et Robert Blake. Le postulat de départ de Ian Biederman est assez simple : et si un des brillants avocat capable d'innocenter n'importe qui, passait du côté des "gentils". Quant au côté vie privée de Sebastian Stark, il est directement inspiré de la vie de Ian Biederman qui pendant l'écriture du pilote, a eu son premier enfant. Le bonus revient sur différents points, du choix du titre, la venue de Spike Lee (qui fait la gueule), le choix du cast, la case horaire,l'évolution de la série à partir de l'épisode 6... Dommage qu'il y est trop d'extraits.

- Scènes coupées (~15 minutes) : réunies sur le disque 6, les scènes coupées nous offrent comme d'habitude des scènes intéressantes (celles entre Stark et sa fille notamment) et d'autres dont l'intérêt est inexistant.
III - Conclusion
Ce coffret n'est clairement pas un des meilleurs qu'on puisse trouver sur le marché en ce moment. Cela étant dit, c'est loin d'être le plus mauvais. Une belle image, deux pistes audio inégales mais bonnes, des bonus intéressants et une série divertissante. Car Shark est un pur divertissement, avec ses défauts et ses qualités. Mais n'est-ce pas là la nature même d'une série télévisée ?
Note : 7/10