Dernier volet de notre série d'articles sur la DVDthèque. Après la sélection d'intégrales, de mini-séries et les séries à découvrir, cette semaine place aux séries indispensables dans votre DVDthèque. Mais heureusement pour vous, toutes les saisons ne sont pas bonnes à voir.
IV - Les indispensables
A notre grand regret vous n'y trouverez pas la série Farscape, ni le Doctor Who. La première parce que les coffrets sont scandaleusement hors de prix. La seconde parce que les coffrets sont excessivement mauvais. Xena aurait eu sa place dans cette quatrième partie, mais la saison 1 pour l'instant seule sortie, ne le justifiait pas. L'année prochaine peut-être.
On aurait également vous propose des centaines de titres que vous trouverez qu'ils ont été injustement oublié, mais c'est le principe d'une sélection.

- 24 (saisons 1,2 et 5) : véritable révolution télévisuelle quand la série est lancée avec succès en 2001, 24 Heures Chrono est la série à suspens, le pur divertissement par excellence. 24 ça ne se déguste pas, ça se dévore tant la série est efficace. Mais sur les six saisons, pas la peine de tout acheter et surtout de regarder. Divertissement repartant à zéro à chaque saison, il n'est pas nécessaire de voir les moins réussites saisons 3 et 4. La sixième n'est qu'à moitié réussi. (voir le test de la saison 5 ici)

- Alias (saisons 1 à 5) : Buena vista ne semble pas décidé à sortir un intégral de la série. Peu importe les cinq saisons de la série, qui révéla Jennifer Garner et les capacités de J.J. Abrams a créer des séries à suspens, sont sorties en DVD. Cela dit, même si Alias est une série pleinement compréhensible qu'après visionnage de la totalité de ses épisodes, toutes les saisons ne se valent pas. A vous de voir, mais l'on vous recommande au moins les deux premières saisons.

- Battlestar Galactica (saisons 1 à 4) : oubliez ce que vous avez vu au cinéma et à la télévision ses trente dernières années, Battlestar Galactica a tout balayé d'un revers. Cataloguée comme une série de science-fiction, Battlestar est avant tout un drama évoquant la reconstruction d'une civilisation dont les 13 colonies viennent d'être réduite à néant par les cylons. D'une profondeur sans égal, Battlestar Galactica a réussi le tour de force de raconter une histoire originale mais tout en se raccrochant aux plus marquant évènements marquant de notre histoire. La série laisse également la part belle à la science-fiction avec des effets spéciaux et des battailles spatiales à couper le souffle. Tout cela faisant de la série, la si ce n'est l'une des meilleures séries de ses dernières années, malgré une deuxième partie de saison 3 légèrement décevante. (voir les tests ici, ici, ici)

- Dallas (saison au choix) : vous pensiez bien que l'une des séries cultes de plusieurs générations ne pouvait décement pas être oublié. Celle qui a popularisé encore un peu plus un autre genre de soap, ravira les moins jeunes. Pour les plus jeunes en revanche, dififcile de savoir si vous accrocherez. Une chose est sûre, vous connaitrez la vraie définition du mot soap après cela. JR, Sue Hélène, Bobby... autant de personnages connues par plusieurs générations.

- Desperate Housewives (saisons 1 à 4) : si vous êtes venu suivre les aventures de cinq femmes au foyer tout ce qui a de plus bannal, vous êtes priez de vous diriger vers la sortie. Desperate Housewives n'a jamais eu l'intension, ni même la prétention de pouvoir et de savoir raconter les histoires banales de femmes au foyer dont les plus grandes préoccupations auraient été de faire la lessive et de faire plaisir à leur mari. Non, Desperate c'est avant tout un soap non assumé, chic, dans lequel nos housewives sont plongés dans des histoires aux rebondissements toujours plus surprenant. Toutes les saisons ne se vallent pas mais les amoureux du genre appréciront. Au nostalgique de Melrose Place et Dallas, passez votre chemin.

- Dexter (saison 1) : en matière d'anti-héros, on pensait avoir tout vu avec des Jack Bauer, Vic McKay, Jim Profit ou encore Gregory House. C'était mal connaître la chaîne Showtime qu'il y a trois ans lançait une série ayant pour héros, un serial killer. Idée de génie qui pourtant n'était jamais venu à l'idée d'autres scénaristes. On repousse là les limites et la télévision prouve une nouvelle fois sa supériorité créative sur le cinéma. Pari compliqué pour la chaîne, difficile de croire que des gens vont s'enticher d'un personnage qui tue et découpe ses victimes et qu ne ressent aucune émotion. Oui mais voilà, Dexter a malgré tout des côtés attachants : une vie sociale distrayante, un code qui lui permet de justifier ses actes et un passé qui explique ses agissements. C'est d'ailleurs peut-être ce qui fait le plus peur quand on regarde cette série. On finit par comprendre ce personnage et l'on s'attache tellement à lui qu'on redoute le jour de son arrestation. Véritable petit bijoux, cette saison 1 est construite de manière phénomènale qui ne laissera personne indifférent.

- Dr House (saisons 1 à 3) : vous allez adorer le détester. Est-il encore nécessaire de présenter le docteur Grégory House ? L'anti héros par excellence, l'allergique au patient, cynique et brillant médecin, qui n'en fait qu'à sa tête. Mais est-il réellement un anti-héros, car il a évidemment ses bons côtés et House se révèle vite touchant. Porter par un Hughe Laurie au sommet de son art, House est une série à découvrir d'urgence. Mais vaut-elle cependant l'achat de coffrets, car à la manière d'une série policière, une fois les épisodes vues, ils perdent de leur saveur à la rediffusion. A vous de juger, nous on fait que proposer. (voir test de la saison 3 ici)

- Grey's anatomy (saisons 1 et 2) : pourquoi la série déchaîne-t-elle autant les passions ? Après tout, il ne s'agit ni plus ni moins que d'une série prenant pour prétexte un hôipital pour parler d'histoire d'amours. Difficile d'expliquer l'engouement, mais les deux premières saisons avaient ce ne je sais quoi d'originalité qui a enchanter les téléspectateurs. Une magie, que les scénaristes ont talement égaré en saison 3, que beaucoup considère comme la plus faible de la série. C'est pourquoi on ne vous la propose pas. On aurait pu vous recommander la saison 4 qui renoue enfin avec ce qui avait fait le succès de la série, mais la saison 5 actuellement en cours de diffusion, bien que bonne, semble prendre de nouveau une autre direction. Mieux vaut donc en rester à la saison 2 d'une série qui fut en son temps originale, avant de devenir un vuglaire soap que les acteurs quittent un par un.

- Les Experts (saison 7) : oubliez les séries dérivées, à Miami et Manhattan, jamais à la hauteur de la série mère. Seule les Experts à Las Vegas vallent le détour et surtout l'investissement. On ne vous recommande pas cependant l'achat de toutes les saisons de la série. Non pas qu'elles n'en vallent pas le coup, simplement vous n'êtes sans doute pas passé à côté du phénomène. Soit vous êtes déjà conquis, soit vous avez un mauvais a priori. Cette saison 7, dernière sortie en France, vous clouera le bec pendant longtemps. Pour la première année, les scénaristes ont osé introduire un fil rouge (qui a été difficile à suivre avec la lamentable diffusion de TF1) qui court tout au long de la saison. Le pari fut amplement réussi, jamais saison de la série n'avait reçu autant d'éloge mérité sur une qualité et une intensité présentes du début à la fin. Véritable petit bijoux, cette saison surclasse de loin les précédentes et tend même à rendre les suivantes un peu fade.

- Les Simpson (saison au choix) : comment faire un article des indispensables pour votre dvdthèque idéal sans parler de la plus culte des séries animées ? Drôle, satyrique, souvent absurde, jouissif, tous les superlatifs du monde ne suffiraient pas à décrire la qualité de cette série. Pour le choix de la saison, on vous laisse juge. Même si les deux ou trois premières sont graphiquement pas encore au point et que passé la dixaine, ça commence à ramolir légèrement.

- Lois et Clark (saisons 1 et 2) : quelle série sur Superman proposer ? Laquelle des deux traite mieux le riche univers du héros des comics, intégré pleinement dans la culture américaine ? Vaste question, à laquelle l'auteur de ses lignes à coupé court en proposant finalement Lois et Clark plutôt que Smallville. Série culte des années 90, la série mettait davantage en avant le couple Lois et Clark plutôt que Superman. Cela dit, elle propose néanmoins d'aborder certaines histoires de Superman, de manière plus crédible et plus fidèle que ne l'est Smallville. Comme par exemple la lutte avec Lex Luthor, Intergang ou encore le questionnement sur les pouvoirs de Superman... Cependant, on nous vous proposera que les deux premières saisons. Non pas que les deux dernières soient mauvaises, mais celles-ci simplement sont sympthomatique d'une série qui ne s'est plus où elle veut aller et comment finir. Cela dit elles comportent de très bons épisodes comme ceux qui opposent Clark à Tempus ou l'arrivée sur Terre de Kryptoniens.

- Lost (saisons 1 à 4) : est-il besoin de préciser pourquoi la série a sa place dans cet article ? Véritable révolution télévisuelle, comme le fut 24 en 2001, Lost a renouvellé le genre des grandes séries à suspens et mythologique. Déjà rentrée au panthéon des séries avant même d'avoir touché à sa fin, Lost reste par sa construction originale, son importante mythologie ou encore son cast, comme l'une des valeurs sûrs pour tout néophite voulant plonger dans l'univers des séries télévisées. Beaucoup copié mais jamais égaler, les quatre saisons de Lost sont indispensables. Certains contesteront peut-être la saison 2, d'autres non. (voir les tests des saisons 2 et 3, ici et ici)

- Melrose Place (saison 1) : après le soap chic type années 70/80 avec Dallas et le soap qui se reni avec Desperate Housewives, voici le soap totalement assumé, le soap trache et sans limite. Le pur plaisir, indispensable à toute bonne dvdthèque. Maître des séries dans les années 90, Aaron Speeling lance une série qui restera pendant longtemps dans les mémoires de toute une génération. Jamais série n'avais osé aller aussi loin sur des sujets subversifs en leur temps et jamais série typée soap n'avait autant assumé son ton. Un vrai délice.

- New York Unité spéciale (saison au choix) : l'auteur de ses lignes à longtemps hésité à proposer cette série. Non pas à cause de sa qualité, mais plutôt à cause de la qualité de son édition en DVD. De plus, l'auteur ne voulant pas proposer les trois séries de la franchise de Law and Order, le choix s'est finalement porté sur l'Unité spéciale. Moins conventionnelle que les deux autres, New York Unité spéciale aborde des thèmes lourds, difficiles comme les viols, la pédophilie, l'inceste... Dick Wolf réussi le tour de force d'aborder les crimes sexuels sans voyeurisme ni sensasionalisme, c'est tout le contraire. Pour le choix d'une saison ou plusieurs, nous vous laissons le choix. Les premières saisons commencent à dater certes, mais elles avaient le mérite d'être originale.

- Nip/Tuck (saisons 1 et 2) : pas la peine de vous ruiner pour cette série. Depuis sa saison 3, les chirurgiens sont dans la parodie d'eux-mêmes. Reste deux premières belles saisons où la chirurgie esthétique a encore le dessus sur les délires sexuels de ses talentueux médecins.

- Prison Break (saison 1) : Prison Break était une bonne idée sur le papier, une bonne idée pour sa première saison, mais pas une bonne idée sur la durée. La série peut donc entrer dans la catégorie des indispensables, mais pas la peine de dépenser des centaines d'euros dans les trois saisons, la première se suffit à elle-même. Les scénarios sont très bien faits et le suspens haletant. Arrêtez-vous là avant de sombrer dans le grand guignol. (voir le test ici)

- Scrubs (saison au choix) : souvent dénigrer en France, certaines comédies ont pourtant leur place dans cet article. Scrubs est de cette trempe. Série médicale totalement déjantée, Scrubs est un délire pur de scénaristes qui laissent libre court à leur imagination, pour notre plus grand plaisir. Toutes les saisons ne se valent pas, mais le choix était trop dur, c'est pourquoi on vous le laisse volontiers.

- Seinfeld (saison au choix) : comédie culte aux Etats-Unis, Seinfeld est pourtant méconnu en France. A tort, car cette hilarante sitcom, précursseur de Friends et autres comédies cultes par la suite, à fait rire des millions d'Américains pendant neuf ans dans les années 90 et consacra Jerry Seinfeld. A découvrir impérativement.

- Sliders (saisons 1 et 2) : série culte des années 90, Sliders fut de celle qui popularisa la science-fiction en France et qui fit les beaux jours de M6. Basé sur une idée simple, les voyages dans des univers parallèles, Sliders a donné lieu à d'excellents épisodes et à une imagination totalement débridée pour inventer de nouveaux mondes. Si seulement les saisons 1 et 2 sont recommandées, c'est qu'ensuite les choses se dégrade. Malgré le succès de la série, les scénaristes ont voulu introduire un fil rouge avec un grand méchant. Ce fut un échec, tout comme les changements de cast qui interviennent lors de la saison 3. Malgré tout celle-ci comporte quand même de très bons épisodes si vous êtes tenter.

- That 70's show (saisons 1 à 5) : elles sont rares les comédies originales, non formatés dans le genre de la sitcom au running gag facile et aux thèmes classiques. That 70's show n'est clairment pas de ce genre. Plongée avec délice et humour dans l'esprit très particulier et très fantasmé des années 70. En huit saisons, la série aura exploré tout un pan de la culture américaine avec une savoureuse dérision. Au programme, des épisodes devenus cultes et des parodies de films de l'époque à mourir de rire. Les cinq premières saisons sont disponibles en DVD en France.

- The Practice (saison 1) : ne tournons pas autour du pot, c'est la meilleure série judiciaire jamais produite à la télévision. Création de David E. Kelley, The Practice est loin d'Ally McBeal. Ecrite avec un génie rarement égalé, The Practice met le doigt sur les problèmes de la société, les absurdités de la justice et les cas de conscience d'un petit cabinet d'avocats. Malheureusement seule la saison 1 est sortie en DVD, malgré tout cela vaut le détour. (voir le test ici)

Urgences (saison au choix) : ici aussi nous avons hésité à la proposer. L'édition DVD ne fait clairement pas honneur à l'un des meilleurs drama des années 90 et sans nul doute la meilleure série médicale. Cela dit, il n'y aura sans doute guère mieux avant des années en DVD. De même, sur le choix de la saison, il est difficile à faire. Les premières saisons sont vieilles, mais ont une saveur si particulière. Les saisons 6, 7 et 8 paraissent être le meilleur investissement. Une chose est sûre, à partir des saisons à deux chiffres, la série devient décevante et perd de sa saveur.

- Veronica Mars (saisons 1 et 2) : qui a dit qu'on n'était obligé de faire des séries pour ados avec des dialogues et des intriguent débiles ? Pas Rob Thomas en tout cas qui nous offre avec Veronica Mars, une série au ton adulte et tellement plus profonde que ce que nous propose la CW en ce moment. C'est la raison pour laquelle on ne vous propose que les deux premières saisons. La troisième saison n'est pas foncièrement mauvaise mais dispensable. Parce que d'une part le passage à l'université n'est pas maitrisé complètement et surtout parce que débarqué sur la CW, la série fut formatée aux exigences de la chaîne. Et ça on lui pardonnera jamais. (les tests ici et ici)
Par - Le 15/12/2008 à 18h51
Par - Le 16/12/2008 à 19h58
Dr House
Dexter
The Practice
Seinfeld
Les Experts
Il manque "the west wing" particulièrement la saison 2 avec les deux premiers episodes et les deux derniers, quatre véritables bijoux de mise en scène où les flashback sont particulièrement réussis.
Je suis toujours surpris par le succès de 24 et de Prison break qui sont pour moi des sprints au suspens et sensationnel à chaque épisode ce qui rend les séries complètement irréalistes à la limite de la caricature.
<div style="text-align:right"><em style="font-size:0.8em;">Edité le 16-12-2008 à 20:00:17 par olipot</em></div>
Par - Le 17/12/2008 à 18h52
Par - Le 18/12/2008 à 10h43
Sinon je sais pas pourquoi mais Melrose Place me tente bien, tout comme Scrubs, Desperate Housewives et Lost.
Par - Le 18/12/2008 à 20h36