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Noël dans les séries

L'équipe de SeriesLive souhaite Joyeux Noël à tous ses visiteurs ! Retrouvez maintenant un article sur cette fête dans les séries américaines !

l'équipe de SeriesLive, ses partenaires et Nakayomi, le 24/12/2007 à 18h00

Cet article est une compilation d'anciennes analyses de Noël 2005 et de nouvelles analyses de cette année.

Les fêtes de fin d'année approchent, le chocolat commence déjà à gonfler nos ventres, la neige a déjà recouvert nos paysages... Qu'elle belle période qu'est Noël ! Outre ces chocolats et les cadeaux des proches, il existe également de nombreux autres privilèges comme l'esprit de Noël ou encore le rassemblement familial. Pour cet évènement spécial, les séries offrent des épisodes dignes de ce nom qui comblent le téléspectateur. Cette année encore, de nombreuses séries, comme Smallville ou Dead Zone, évoquent Noël à travers un épisode spécial. Cependant, ce dossier co-écrit par les membres du site, certains partenaires et Nakayomi (membre actif du forum) ne va pas s'intéresser à ces nouveaux épisodes, mais bien aux meilleurs d'entre eux, ces épisodes de Noël qui nous ont touchés et dont on se souviendra encore pendant longtemps. Délectez-vous de ce dossier (meilleur à la santé que le chocolat).

A la maison blanche - Au plus haut des cieux (1.10), par A. Imbert

Noël à la Maison Blanche... A priori c´est déjà un événement générant une certaine agitation. Mais ce Noël n´est pas n´importe lequel. En effet, il s´agit du 25 décembre 1999. Le dernier avant l´an 2000. Toby d´humeur peu festive ne peut s´empêcher de souligner la futilité de tout cet engouement particulier.

Toby : Ce n'est pas un nouveau millénaire, mais laissons tomber.
Sam : Je dis que si !
Toby : Ce n'est pas un nouveau millénaire. L'année 2000 est la dernière année de ce millénaire, et non pas la première du suivant...
Sam : Mais le bon sens populaire pour citer Steven G. Goolge... »
Toby : Ton biologiste ferait mieux de regarder un calendrier.
Sam : Goolge dit que c'est une question assez difficile à résoudre.
Toby : Oui, c'est vrai. Trés difficile à résoudre, oui. Faut regarder un calendrier !

Heureusement, Sam philosophe résumera parfaitement la situation : Il faut savoir ce qui est le plus excitant... Voir le compteur de ta voiture passer de 99999 à 100000, ou alors le voir passer de 100 à 101, là est toute la question.

Dans la fébrilité ambiante d´une organisation menée par une Mandy sur-tendue qui entend régler les moindres détails des festivités de la Maison Blanche, Josh et Sam tentent le tout pour le tout pour aider Léo que le passé de toxicoman menace de rattraper. Malgré l´interdiction expresse et formelle de ce dernier, ils rendent visite à Laurie, la call-girl que connaît Sam, dans l´espoir qu´elle puisse leur donner des informations compromettantes...

Mais comme le résume souvent Josh « Léo, Dieu le père, il m´arrive de les confondre... ».
Léo : Vous avez vu l'amie de Sam.
Sam : Comment tu le sais ?
Léo : Je vous ai fait suivre.
Josh : Tu nous as fait suivre !?
Léo : Oui.
Sam : Pourquoi nous faire suivre ?
Léo : Dans le cas éventuel où vous seriez aussi bêtes que vous en avez l'air ! Qui a eu cette idée ?

Noël, c´est également les cartes bancaires qui chauffent, les achats de dernière minute et la recherche de la perle rare à offrir. Donna, consciente de l´insurmontable dilemme qui se pose à Josh pour le choix de son cadeau, a l´extrême sollicitude de lui dresser une liste.
Josh : Bonnet de ski, chaussures de ski, gants de ski, lunettes de ski, deux bâtons de ski... Je suppose que tu as déjà les skis ?
Donna : Page 2.

Josh file avec le président qui s´éclipse quelques heures de la Maison Blanche en cachette pour faire ses achats dans une librairie de livres rares. Il y dénichera un superbe livre à offrir à Donna, qui émouvra la jeune femme aux larmes. Parallèlement à toute cette agitation, Danny ne cesse de courtiser une CJ perturbée par le nom de code dont l´ont affublée les services secrets, « flamand rose ». Il va jusqu´à affirmer avoir dressé une liste des raisons pour lesquelles elle devrait sortir avec lui. Le prenant au pied de la lettre, CJ rédigera une liste contraire.

Mais cette période de fêtes se révèle aussi forte en émotions. CJ est profondément touchée par le lynchage à mort d´un adolescent gay et veut durcir la législation, incluant les crimes homophobes dans les crimes à caractère raciste. Un Toby, surpris, est appelé par la police qui a retrouvé sa carte de visite dans le manteau d´un SDF, mort de froid durant la nuit. Il s´agit en réalité du manteau qu´avait donné Toby l´année dernière à l´Armée du Salut. Mais en découvrant le cadavre, le directeur de la communication de la Maison Blanche, jusque là si insensible, se sent concerné par le décès de cet ancien combattant de Corée. Il tente de retrouver la famille du défunt et organise des funérailles militaires sous couvert d´un ordre présidentiel.
Bartlet : A ce qu'il parait j'organise des funérailles avec garde d'honneur, c'est bien ça ?
Toby : Oui, je suis vraiment désolé...
Bartlet : Non non. Dîtes-moi s'il y a autre chose que j'aurais organisé. J'espère qu'on est toujours dans l'OTAN ?
Toby : Oui monsieur.

L´hommage aux anciens combattants trouve un écho dans l´épisode auprès de Madame Landingham que l´approche des fêtes semble attristée, en contraste avec l´ambiance générale. A un Charlie s´en inquiétant, elle révèle que ses deux fils, des jumeaux, sont morts la veille de Noël 1970, tués par un obus, au Viêt-Nam. Elle accompagnera Toby aux funérailles du SDF. Emouvante fin d´un épisode qui se clôt sur une chanson traditionnelle, interprétée par une chorale. Néanmoins, même le 24 décembre au soir, le personnel de la Maison Blanche s´agite. Les fêtes se passent en travaillant.
Léo : Au boulot maintenant !
Josh : C'est le soir de Noël.
Léo : Et alors ? Est-ce que le pays est fermé le soir de Noël ?
Josh : Dans le mille !

Ally McBeal - Nine One One (5.07), par François Jadoulle

Joyeux Noël

Diffusé le 10 décembre 2001 sur la Fox aux Etats-Unis, ce septième épisode de la cinquième et dernière saison d’Ally McBeal voit les protagonistes en pleine morosité. Nous sommes seulement trois mois après les attentats du 11 septembre, et l’épisode a été retravaillé pour en faire un hommage aux victimes.

Joyeux Noël

Deux intrigues sont abordées au cours de l'épisode, la première concerne Ally qui vient au secours d'un pasteur n'ayant plus la foi en Dieu depuis que sa femme a été froidement assassinée. Il se trouve aussi être le père de Malcolm Wyatt (le talentueux Josh Groban) qui refuse de chanter depuis qu'il a perdu sa mère.

Joyeux Noël

L’autre intrigue voit John Cage en pleine bagarre avec son entourage et les gens en général, car ils ont perdu l'esprit de Noël. John défend un homme qui attaque le maire de sa ville car ce dernier a décidé que l’on ne fêterait pas Noël cette année. La raison ? L'usine qui a brûlé, emportant avec elle six pompiers et faisant de nombreux chômeurs. Tout au long de l’épisode John va démontrer devant le juge que c’est justement dans les moments difficiles que l’on a encore plus besoin de fêter Noël.

Joyeux Noël

La scène finale est l’une des plus réussie de la série. Malcolm Wyatt accepte de chanter pour la messe de Noël. Pendant l’interprétation magistrale de "To Where You Are" par Josh Groban, on peut voir le défilé de Noël dans la ville qui refusait de le fêter. A côté du traditionnel traineau de Santa Claus, on voit les pompiers défiler, bougie à la main, tandis que certains enfants tiennent des chapeaux de pompier, probablement de leur père disparu. Dans la foule, un homme verse une larme. Dans l’église, Ally verse aussi quelques larmes et se rend ensuite sur la tombe de Billy avec qui elle aurait aimé pouvoir partager cette fête.

Joyeux Noël

L'histoire de la ville déprimée par la perte de son économie et de ses pompiers vient évidemment en écho à l’effondrement des Twin Towers et le vide qu'elles laissent derrière elles, ainsi que les pompiers qui ont péris en sauvant des vies. Cet épisode a énormément touché les américains. Devant une quantité de demandes impressionnante, la Fox a d'ailleurs rediffusé l’épisode le 24 décembre. Le titre de l’épisode est à mettre en relation avec le numéro d’appel des pompiers (911) mais aussi avec la date des attentats (9/11).

Joyeux Noël

La plaidoirie de John Cage

« Je voudrais dire à monsieur le maire que l’année est mal choisie pour ne pas fêter Noël. La population de la ville a été mise à terre, je le reconnais. Mais quand cela se produit, l’homme se relève, c’est dans sa nature. Le poumon économique de la ville a été bâti sur l’espoir et l’optimisme et il faut la rebâtir avec les mêmes ingrédients. Quant aux pertes humains, aussi grande soit notre tristesse ce n’est pas faire honneur à nos disparus que les vivants restent à terre. Personne ne revendique le droit de déambuler dans la ville en buvant des margaritas ou en chantant Que Sera Sera. On veut juste continuer et parfois le fait de vouloir avancer aide à supporter les malheurs. Le bonheur pour les hommes, la paix sur terre et la joie, ce sont des choses que Noël peut nous offrir, souvenez-vous en. Bien sur que tout le monde est triste pour les pompiers, ce sont des héros, et ils représentent le meilleur qu’il y a en nous. Et je crois qu’au lieu de nous cloitrer dans le noir nous devons laisser jaillir la lumière… En leur honneur ! Cette communauté a des besoins émotionnels intenses, ils n’ont jamais été aussi forts (John a les larmes aux yeux). Et, ce n'est pas l'année pour oublier Noël. »

Aux frontières du réel : X-Files - Les amants maudits (6.08), par It Wasn't Me

Le soir de Noël, Mulder demande à Scully de le rejoindre dans une vielle maison soi disant hantée par un couple qui se serait suicidé afin de ne pas être séparé. Scully, après une argumentation, suit Mulder dans la maison (elle ne pouvait plus repartir car elle ne trouvait plus ses clés de voiture). Une fois entrés, la porte se referme derrière eux et les voilà prêt à vivre une nuit de Noël inoubliable !!! Mulder choisi alors ce moment pour lui révéler que tous les couples ayant ensuite vécu dans la maison ont été retrouvés morts après la nuit du 24 décembre. Tandis qu´ils rejoignent le 1er étage, source d´un bruit, Scully récite son monologue de scientifique-psychologue et que tout à une explication rationnelle, c´est juste l´inconscient qui nous pousse à chercher d´autres explications et qu´on entend et voit que ce que l´on veut bien. Ils parviennent alors à une porte qui s´ouvre devant eux en grinçant. Ils entrent ensuite dans une bibliothèque qui semble habitée car contrairement au reste de la maison, elle bénéficie de lumière et d´un feu. Les bruits de pas résonnent toujours et semble venir de sous le plancher. Mulder, en retirant quelques planches, découvre un couple de cadavres et Scully fait remarquer qu´ils portent exactement les mêmes affaires qu´eux même. De nouveaux bruits leurs parviennent de la pièce voisine et quand ils s´y rendent, c´est pour s´apercevoir qu´elle est tout à fait identique à celle qu´ils viennent de quitter, et ainsi que la suivante. Afin de procéder à une vérification, ils décident de se séparer et tandis que Scully attend, Mulder quitte la pièce en pensant réapparaître à l´autre porte mais il arrive dans une pièce identique mais sans y retrouver Scully. Il tente alors de revenir sur ses pas mais la porte est bloquée. Du coté de Scully, c´est la même chose, elle ne peut pas rejoindre Mulder.

Un vieil homme entre alors dans la pièce occupée par Mulder et l´interroge sur sa présence chez lui. Face à la réponse de Mulder concernant les fantômes, il lui dit qu´il doit vraiment se sentir seul pour faire cela une veille de Noël, surtout armé d´un revolver. Mulder rétorque sur la présence de Scully, ce à quoi l´homme répond qu´il est quand même seul et que s´il n´avait pas « emprunté » les clés de la voiture de Scully, elle ne l´aurait jamais suivit et sur ces mots, il quitte la pièce. Mulder essaye de faire de même mais se heurte une fois de plus au mur.

De son coté, Scully appelle Mulder en vain car celui-ci ne l´entend pas. Et quand une vieille femme la rejoint, elle sort aussitôt son arme et la dirige sur la nouvelle venue. La vieille dame annonce qu´elle vit là et qu´étant somnambule, cela explique les bruits qu´ils ont entendus.

La vieille femme lui demande alors des explications sur sa présence toute seule dans la maison et Scully répond qu´elle n´est pas seule mais qu´elle a perdu son ami. Ce à quoi la vieille dame lui dit qu´elle devrait s´en réjouir car il projette de la tuer. Scully lui affirme alors qu´elle se trompe et que Mulder ne ferait jamais ça mais cela n´empêche pas la femme de continuer en disant que c´est la raison pour laquelle il l´a amené ici et qu´il lui a volé ses clés. Entre alors le vieil homme qui lui rend ses clés, qu´il a soi disant pris à Mulder. Scully tout d´un coup méfiante et de plus en plus nerveuse demande alors au couple de reculer et remarque ainsi que chacun a un trou dans le corps que ce soit à l´abdomen ou à la tête. C´est alors qu´elle s´évanouit.

A son réveil, Mulder est à ses cotés mais il la menace de son arme et ses tentatives pour le raisonner reste veine face à Mulder qui lui tire dessus sans que le vieil homme puisse l´en empêcher. Mulder touche Scully à l´abdomen et elle s´écroule, avant de voir Mulder se transformer en la vieille dame qui semble alors vouloir se suicider. Scully continue quand même de penser qu´elle a affaire à Mulder et qu´il joue la comédie avec le vieil homme en faisant semblant de se battre.

Mulder entre alors dans la pièce et voyant Scully au sol, se précipite mais alors qu´il est près, elle lui tire dessus et il s´écroule. A son tour, Scully se transforme en la vieille femme et se met alors à rire. Mulder se débrouille alors pour quitter la pièce et en chemin, voit un autre sillage de sang qui est en fait celui de Scully qui, elle aussi, essaye de sortir. Ils se rencontrent alors et dégainent tous les deux leurs armes, s´accusant mutuellement de meurtre jusqu'à ce que Mulder réussisse finalement à se relever et commence à se sentir mieux. Il comprend alors que tout cela n´était finalement que le fruit de leur imagination et se dirige alors vers Scully, lui demandant à son tour de se relever, qu´ils n´ont pas été blessés. Ils peuvent ainsi sortir de la maison et tout le sang dont ils étaient couverts disparaît. Et lorsque qu´ils font face à la maison, elle a repris son aspect de ruine. Scully dit alors a Mulder que c´était bien de l´autosuggestion.

On retrouve alors le vieux couple devant leur cheminée, se disant qu´ils avaient failli réussir mais que cela est sans importance car ils n´ont pas oublié la véritable signification de Noël.

Plus tard quelqu´un frappe à la porte de chez Mulder alors qu´il regarde la télévision, c´est Scully qui lui explique que finalement même s´ils avaient décidé de ne pas s´offrir de cadeau, elle lui en a quand même pris un et lui donne. Mulder lui rétorque qu´il avait fait la même chose avant de lui tendre à son tour un paquet. Ils se les échangent et les déballent l´air heureux.

Cet épisode montre non seulement l´obstination de Mulder pour les phénomènes étranges mais aussi ce qu´il peut faire pour ne pas être seul le soir de Noël. Qu´un épisode de ce genre se situe à Noël fait aussi un lien avec les croyances que l´on peut avoir petit surtout avec vis-à-vis du père Noël, et il nous montre aussi que le pouvoir de suggestion et l´inconscient, quel que soit notre age, nous habite toujours !!!

Buffy contre les vampires - Le soleil de Noël (3.10), par Roseline (Buffy by Bronze : buffybybronze.free.fr)

C´est la veille de Noël et l´ambiance n´est pas joyeuse chez les membres du Scooby Gang. Alex et Willow ne fêtent pas Noël en famille. Giles sera tout seul, et Buffy et Joyce fêteront le réveillon en tête à tête, à moins que Faith ne réponde oui à l´invitation de Buffy de se joindre à elles.

Angel est torturé par des visions des meurtres qu´il a commis quand il était un vampire à part entière. Buffy perçoit sa souffrance, et tente de l´aider avec le reste de l´équipe. Même Alex participe, alors qu´il déteste Angel : il veut faire quelque chose de bien en cette période propice aux bonnes actions.

Une force du mal supérieure, La Force, ordonne à Angel de s´unir de nouveau à Buffy qu´il désire tant. Ainsi, il sera libéré de toutes ses souffrances. Mais il s´y refuse. Il préfère se donner la mort. Il attend dehors que le soleil se lève et le tue. Mais Buffy le rejoint, et tente de le dissuader de se suicider.

Finalement, il se met à neiger alors qu´il faisait chaud quelques heures auparavant, et le soleil ne se lève pas. Angel comprend par ce signe des cieux qu´il doit se battre, qu´il peut vivre et essayer de faire le bien autour de lui aux côtés de Buffy. Tous sont heureux de connaître pour la première fois un noël blanc à Sunnydale.

Même à Noël, rien n´est simple à Sunnydale. Il n´y a pas de trêve, ni de repas joyeux en famille pour tout le monde. Beaucoup de gens n´aiment pas Noël car ils passent ce jour de fête seuls, chez eux, sans famille ni amis à leurs côtés, comme Alex ou Giles. Mais on peut faire la paix avec nos ennemis quelques heures ce jour là, comme le fait Faith qui accepte de venir dîner chez Joyce et Buffy, malgré quelques tensions entres les deux jeunes femmes. Noël est aussi l´époque du pardon : Oz pardonne ainsi à Willow d´avoir embrassé Alex et le couple se reforme.

L´épisode veut faire passer un message d´espoir à ceux qui souffrent. Angel est torturé par des souvenirs de ses anciennes victimes, et souffre atrocement, jusqu´à vouloir se donner la mort. Buffy lui explique que la vie est dure pour tout le monde, mais qu´il faut résister, montrer que l´on peut changer, devenir meilleur et qu´il faut toujours garder espoir malgré les difficultés.

Buffy aimerait haïr Angel après tout le mal qu´il lui a fait, souhaiter sa mort car cela serait plus facile, mais elle l´aime. « Le soleil de Noël » marque une étape pour le couple Buffy/Angel, car ils s´avouent là leur amour malgré son impossibilité. Buffy promet à Angel qu´elle l´aidera et qu´ils résisteront mieux aux épreuves ensemble.

Compte à rebours - La trêve de Noël (2-06), par It wasn't me

La série Tru Calling se termine sur une note de fête. En effet, le dernier épisode se déroule un 24 décembre autour duquel nous pouvions voir Jack et Tru s'associer après que cette dernière est été appelée à l'aide par une femme décédée six mois plus tôt. Et comme la journée recommence sans aucun mort à sauver, Jack peut ainsi l'aider en restant fidèle à lui-même. Mais il continue, avec l'aide du père de Tru, à mener sa barque pour l'évincer mais c'est sans compter Harrison qui se doutant que son père manigance quelque chose, décide de le suivre et le découvre en compagnie de Jack, avec qui il avait rendez vous. Après discussion, tentative de meurtre et menace, l'adorable paternel laisse son rejeton s'en aller et donc prévenir sa soeur de ce qui se trame, malheureusement au même moment... Tru est à son labo et un cadavre lui demande de l'aide au moment où son téléphone sonne !!! La journée se rembobine alors et Jack prévient aussitôt leur père des soupçons et de l'espionnage d'Harrison. Ils peuvent alors le manipuler et ne lui faire rien entendre qu'il ne devrait. Mais Harrison semble toujours sceptique concernant son père et lors qu'il va en faire part à sa soeur à la morgue, Jack est présent et se hâte de l'en informer, lui recommandant une plus grande prudence. Puis avec Tru, ils continuent leur mission d'aide et la réussisse en partie grâce à Jack qui a su trouver les mots justes et convaincre ainsi la famille de la victime de leur fournir des informations. Puis plus tard, sa fille, alors qu'elle voulait se venger, a dévoilé le véritable assassin grâce aux visions de Jack. Ensuite, Tru invite Jack pour le réveillon afin qu'il ne le passe pas tout seul et il en profite pour se présenter officiellement à son père. D'ailleurs Tru le présente en tant que concurrent puis va rejoindre son frère et ses amis dont Jensen, qui par le fait d'avoir survécu, est bien plus joyeux mais un peu mélancolique. Davis et Carrie sont aussi présents et Jack, toujours en compagnie du père de Tru, lui dit qu'ils tiennent solidement Davis et que Jensen ne perd rien pour attendre !!!

Je trouve cet épisode assez marquant car on se rend compte qu'il suffit de peu de choses pour qu'une vie change, par exemple Jensen, qui non seulement fête Noël mais surtout le fait d'être en vie malgré que nous le voyions un peu mélancolique lorsque Tru le rencontre à l'église. Ainsi que Davis qui remplace le père Noël décédé qui devait se rendre à l'hôpital des enfants où Carrie aide à cette occasion ou encore Jack qui décide d'aider Tru car pour une fois, il n'y a aucun mort à sauver. L'épisode montre qu'il y a du bon dans chaque personne et que chacun peut avoir un point de vue différent et penser prendre les meilleures décisions. Cela montre aussi non seulement le coté humain de Tru qui au début a du mal à accepter l'aide de Jack mais finalement prend conscience de son bon coté ainsi que de ses qualités (elle n'aurait pas réussi sans son aide) mais aussi celui de Jack. Ils veulent tous les deux aider les gens et faire au mieux mais Jack ne veut pas lutter contre la nature. Mais cela n'empêche pas qu'il reste son Némésis et qu'il continu discrètement de lui mettre des bâtons dans les roues en continuant ses manigances avec le père de Tru et Carrie.

Deuxième chance - La neige de Noël (1.12), par C. Catry

L´épisode s'ouvre avec Lily, au bord des larmes après avoir trompé Rick avec son ex-mari, retrouve son compagnon au centre commercial. Quand celui-ci lui fait savoir qu'elle lui a manqué ces derniers jours, elle répond qu'elle est très débordée en ce moment. Alors que Karen et Rick s'arrangent pour la garde des enfants pendant la période des fêtes, Lily sous la pression de Grâce invite Jake à passer le réveillon avec eux mais lui fait comprendre qu'il ne dormira pas avec elle. Rick offre à Lily un week-end romantique, elle hésite et ne lui donne pas de réponse. Gênée par la situation, elle décide de partir. Lors d'une discussion avec Judy, Lily lui dit qu'elle a couché avec Jake. Judy lui conseille de ne rien dire à Rick mais de mettre les choses au clair avec Jake. Pendant la préparation de la maison en pain d´épice, Lily apprend que Grâce est au courant de la nuit passée Jake. Lily tente d'atténuer les faux espoirs de sa fille mais celle-ci s'emporte en lui disant que son père fait tout pour que ça s'arrange entre eux et qu'elle fait semblant de ne rien voir. Rick débarque chez Lily à l'improviste, ne pouvant plus mentir, elle lui dit la vérité. Rick est sous le choc, et quitte la maison sans rien dire. Le soir même, Jack et Lily discutent de la nuit passée ensemble. Elle lui dit que c'était un moment de faiblesse et que leur mariage était vraiment terminé et voulait divorcer. C'est à ce moment-là que Zoé arrive est comprend à la vue de la préparation des plats que le Père Noël n'existe pas, et Grâce réalise que ses parents vont divorcer. Grâce monte réconforter Zoé en lui disant qu'elle n'est pas obligée d'arrêter complètement d'y croire, elle peut prolonger le rêve un peu comme elle face à la séparation de leur parent. Au même moment la neige commence à tomber, on voit rapidement Jake pleurant dans sa voiture, Rick offrant les cadeaux à ces enfants et Lily couchant Grâce et Zoé. Après une discussion avec Judy, Lily décide d'aller voir Rick. Alors que celui-ci range les sapins, Lily arrive et lui demande de ne pas la bousculer. Rick s´emporte et lui dit qu´il ne veut pas de ces excuses. Elle lui répond que elle vient de demander à Jake le divorce, et que pour l'instant le seul cadeau qu'elle peut donner est la vérité, et qu'elle espère que ça ne sera pas le dernier. Rick lui tourne le dos et part sans regarder en arrière.

Toute l´émotion de Once and Again est ici représentée dans cet épisode où des thèmes forts (l'adultère, le mensonge et l'espoir) mais tellement humains se font ressortir avec finesse. Du début où nous voyons Lily se battre avec ses remords, en passant par la perte de l'illusion des membres de la famille Manning, pour finir à la scène finale marquant la fin du couple, le téléspectateur ressent toute l'émotion que l'épisode apporte. Ici un autre visage de Noël nous est montré : pas de miracle, pas de fin heureuse, juste la vie tout simplement.

Dr. House - L’erreur est humaine (1.05), par Julie Ducron

Vous rêvez de savoir comment notre fameux Dr. House, au caractère bien trempé, passe Noël ? Voici tout de suite la réponse à la lumière du cinquième épisode de la première saison : « L’erreur est humaine ».

L’épisode commence avec une sympathique mélodie de Noël. Puis notre médecin prend la parole pour citer le quatrième cercle de l’enfer « Condamné à un travail inutile ». Ce dernier se fait alors réprimander, par son ami Wilson et sa patronne Cuddy, car une fois de plus House évite les consultations. Pour réponse Dr. House nous offre une magnifique grimace, un instant des plus mémorables qui marque la transition avec le cas médical de l’épisode. Une bonne sœur prénommé Sœur Augustine arrive à l’hôpital avec une infection cutanée.
Le médecin lui administre un traitement antihistaminique auquel elle réagit très violemment. Chaque nouveau traitement ne fait qu'aggraver son état. C’est une cause perdue mais House ne baisse pas les bras et enchaîne diagnostics sur traitements.

Pour rappeler que cet épisode se passe à Noël, Cameron apporte des cannes en sucre mais House fait mine de le prendre mal : « Vous vous moquez d’un infirme ? », ce qui fait culpabiliser Cameron.
House reçoit la visite d’un patient un peu particulier puisqu’il s’agit du Père Noël, qui est malheureusement tombé malade, il vient donc chercher de l’aide auprès de notre fameux docteur.

Cet épisode et son contexte sont un bon moyen pour en savoir un peu plus sur le docteur House et son équipe, mais également de connaître la manière dont chacun se situe par rapport à la religion. Cameron par exemple : « Je crois en quelque chose au dessus de nous qui dirige plus ou moins la barque mais pas en une identité anthropomorphique appelée Dieu qui contrôle tous ce qu’on fait toi et moi. »

Joyeux Noël !

Ayant besoin de répit, House va se recueillir à l’église, non pas pour prier mais pour regarder un épisode d’une de ses sitcoms médicales préférées sur sa télé portative, on peut alors en tirer la conclusion que House méprise la religion et tout ce qui s’y rapproche. De plus sa façon d’énumérer un à un les différents péchés capitaux d’une bonne sœur plus âgée montre le don que possède House pour en déduire la personnalité d’une personne seulement en la regardant ou en la laissant se trahir elle-même.

Cuddy commence fortement à douter des performances de House et décide de le retirer de l’affaire en lui annonçant « Je vais vous rendre le plus grand service qu’un médecin puisse rendre à un autre, je vais vous empêcher de tuer votre patiente. Je vous retire le dossier. » Ce qui n’empêchera pas House de continuer sa propre investigation pour découvrir quel mal habite la sœur Augustine.

Alors que le médecin acariâtre et Wilson sont seuls…
House : « Tu sais pourquoi les gens vont chez le médecin dès qu’ils font, et c’est le cas de le dire, un pet de travers ? » Wilson : « Parce que c’est assez désagréable » House : « Parce qu’ils s’estiment heureux de pouvoir y aller. Dans le Tiers Monde ce n’est pas si facile de se faire soigner. La culpabilité c’est le pet de travers. »

House se rend donc au monastère des sœurs et découvre pourquoi sœur Augustine a fait un arrêt cardiaque après le traitement antihistaminique, c’est en fait la composition de la tisane qui est en cause, des feuilles de ficaire. Après cette découverte, House reprend le dossier en main. Sœur Augustine est placée en chambre stérile, elle va se lier d’amitié avec le docteur Chase qui avait un a priori négatif sur les bonnes sœurs. On y apprend notamment que, plus jeune, Chase a été au séminaire.

Dans l’équipe, seul Cameron pense réellement à la tradition de Noël en offrant un cadeau à House. C’est assez paradoxal lorsque l’on sait que Cameron ne croit pas en Dieu. C’est au tour du docteur House d’exposer sa conception de la religion, « Le truc avec lequel j’ai des difficultés, c’est le concept même de la foi. La foi ne repose ni sur la logique, ni sur l’expérience. »

Après une discussion fructueuse avec sœur Augustine, House découvre le passé de cette dernière. Cela l’emmène, lui et son équipe, à étudier le corps de la religieuse. Ils trouveront alors la réponse à tous les problèmes : un stérilet en cuivre.

Joyeux Noël !

L’épisode se conclut sur la mélodie de Douce Nuit (Silent Night) jouée par House au piano et une succession d’extraits vidéos : Wilson qui passe Noël chez House, Cameron qui découvre le cadeau que House lui a offert, sœur Augustine à l’église avec Chase, Foreman en Père Noël qui distribue des cadeaux aux enfants hospitalisés…

Frères d'armes - Bastogne (1.06), par François Jadoulle

Il y a des Noël que l'on passe au chaud, autour du sapin et en famille, il y en a d'autres que l'on voudrait ne jamais revivre. Celui de la "Easy Company" appartient sans aucun doute à la seconde catégorie.

Bien que les Ardennes belges soient un lieu réputé de villégiature, le 24 décembre 1944 la région n'attirait pas les foules et pour cause, nous étions alors en pleine "Bataille des Ardennes". Les soldats américains sont sous-équipés en armes, vêtements chauds et nourriture et l'armée allemande les assiège. Cet épisode est centré sur le "doc'" Eugène Roe qui tente de faire son devoir dans des conditions effroyables. Le Noël d'Eugène, c'est la rencontre de Renée dans un Bastogne détruit qui sert d'arrière poste. Renée est une jeune infirmière belge qui travaille dans "l'hôpital" américain de fortune aménagé dans l'église. Ce "cadeau de Noël" disparaîtra trop vite dans un bombardement, le 25 décembre. La nuit de Noël, le colonel Sink visite les troupes pour leur annoncer la réponse faite par le général McAucliffe à la proposition allemande de se rendre: "Des clous!". Il leur souhaite un joyeux Noël en leur précisant que le plus beau cadeau, c'est le fait de participer à cette grande aventure. Une bien maigre consolation pour les hommes qui devront passer Noël dans leurs trous de souris sous le feu ennemi...

Joey - Le réveillon de Noël (2.13), par Céline Lansman

Dans cet épisode de la série Joey, réalisé par Gary Halvorson sur un scénario de Matt Hubbard et Linda Videtti Figueiredo, Joey Tribbiani (Matt LeBlanc) organise une fête de Noël dans son ancien appartement. Il y a eu un tirage au sort pour décider de qui offre un cadeau à qui. Alex (Andrea Anders) se plaint auprès de Gina (Drea De Matteo) car elle a tiré le nom de Joey mais ne veut pas venir au réveillon vu qu'elle se sent mal d'avoir été rejetée par lui. Il ne faut plus qu'elle l'approche pendant quelques temps pour que ses sentiments s'estompent.

A l'appartement, Michael prépare une pâtisserie (Paulo Costanzo) de Noël que Joey détruit constamment en mangeant des morceaux. Zach (Miguel Nunez Jr) et Michael interrogent Joey sur sa relation avec Alex. Il invite son ami et son neveu au réveillon.

Le soir du réveillon, Joey fait les entremetteurs entre Zach et Michael et les jeunes et jolies actrices invitées. Howard (Ben Falcone) offre un talkie-walkie à Joey, ainsi qu'un télescope (objet qui n'est pas sans rappeler quelques moments croustillants de Friends) pour qu'il puisse le voir. Il va lui-même l'installer chez Joey... parce qu'il a les clefs !

Alex passe mais a d'autres projets. "Je voulais qu'on soit plus que des amis mais, après l'autre soir, il est évident que toi tu ne le veux pas", lui explique-t-elle. Joey culpabilise. Gina dit que c'est normal vu qu'elle est folle amoureuse et que lui n'a pas ces sentiments. "Bon sang, ce réveillon de Noël est foutu : d'abord Alex et en plus je suis sûr qu'il ne va pas neiger", dit Joey. "Joey, nous sommes à Los Angeles et ici il ne neige jamais", lui répond sa sœur.

Joey avait invité le Père Noël saoul du centre commercial car il met Alex en colère et que ça la rend mignonne. Mais quand il arrive, il n'est pas saoul... Il a arrêté de boire mais Joey lui file 80 dollars pour qu'il picole. Il veut aller chercher Alex. Gina lui dit que non car c'est égoïste à partir du moment où il n'a pas de sentiments pour elle. Il dit qu'il en a, qu'elle compte beaucoup pour lui et qu'il est attiré par elle mais ne sait pas si c'est suffisant pour lui sauter dessus et risquer de tout foutre en l'air. Gina lui réplique que, s'il voulait vraiment être avec elle, ils n'auraient pas cette conversation et il serait depuis longtemps auprès d'elle.

Joyeux Noël !

Joey et le Père Noël saoul... qui n'est pas saoul

Un livreur apporte une lettre : "Pour Joey. Je souhaite que ce Noël puisse voir tous tes rêves se réaliser. Avec tout mon amour. Alex. PS : regarde dehors." Et dehors... il neige ! Elle a organisé ça deux jours avant la soirée où Joey l'a repoussée. Il veut aller la voir mais Gina le retient. Contre l'avis de sa sœur, il y va quand même et voit Alex embrasser quelqu'un d'autre par la fenêtre.

Joyeux Noël !

Joey reçoit la lettre d'Alex par livreur

C'est ainsi que se termine cet épisode de Joey qui oscille à plusieurs reprises entre moments émouvants et rires dus à des répliques "à la Joey". Il y a de grands moments d'incompréhension, des sentiments refoulés et d'autres dévoilés mais qui ne provoquent pas l'effet escompté. Le rêve de Joey de voir de la neige à L.A. pour les fêtes se réalise mais il arrive trop tard vers Alex : son cœur s'est déjà ouvert à quelqu'un d'autre. Joey a son Noël idéal mais il est seul sentimentalement parlant. Comme la plupart du temps dans les épisodes de séries consacrés à cette période de l'année, on en revient à une valeur principale de Noël : il reste toujours quand même autour de Joey sa famille.

Joyeux Noël !

"PS : regarde dehors", disait la lettre d'Alex

Le caméléon - Le Premier Noël de Jarod (1.08), par Nakayomi

Dans la série Le Caméléon, dans quelle autre saison un épisode de Noël aurait-il plus sa place que dans la première ? Réponse, sûrement aucune... Mais avant de voir pourquoi et de l´analyser un peu plus en détail, voyons voir quel conte de Noël nous narre cet épisode...

Jarod est à Baltimore et son nouveau métier n´est pas des plus gais qu´il soit puisqu´il est médecin légiste et commence sa mission par (attention, éloignez les âmes sensibles de votre écran d´ordinateur...) le cadavre d´un Père-Noël... Mais là n´est pas le plus important, c´est juste une mise en bouche (avec un humour un peu noir)... En fait, si notre Caméléon se retrouve ici, c´est, comme d´habitude, pour mener une enquête. Celle-ci a pour objet la mort d´un sans-abri nommé Grand-Père Georges (dont le nom en VO "Christmas Georges "est plus significatif) qui a été fauché par une voiture qui ne s´est pas arrêtée lors de Noël, l´année dernière... Ca intéresse d´autant plus Jarod que Grand-Père Georges rendait visite chaque année aux pensionnaires de l´orphelinat Sainte-Catherine et qu´il leur offrait des cadeaux... En plus de cette mission, Jarod va aussi tomber sur le cadavre d´une jeune fille que l´on retrouve sans identité. Toujours fidèle à lui-même, Jarod fera tout pour retrouver sa famille, car il sait que quelque part, quelqu´un a envie de connaître la vérité sur son destin... Enfin, du côté du Centre, Mlle Parker et Sydney s´affairent eux aussi à préparer leur réveillon (chacun de manière bien différente)...

Nous disions donc, mais pourquoi cet épisode a-t-il sa place ici plus qu´ailleurs ? Tout simplement parce que Noël est une période qu´on raccroche aux enfants et que généralement, enfant est significatif d´innocence (du moins, dans la croyance populaire)... Et dans cette première saison, Jarod a beau être un adulte, il découvre le monde extérieur avec un regard (naïf) d´enfant... Et il (re-)découvre les joies (et traditions) de Noël ici : cadeaux, cake et contes (sans oublier les décorations, la neige et tutti quanti)... Pour autant, on remarquera quand même que sa naïveté est moins mise en avant ici que dans certains autres épisodes. Deux tentatives d´explications possibles : d´une part, parce que vu le contexte dans lequel se déroule l´épisode (Jarod est médecin légiste ici, rappelons-le) difficile d´avoir un sourire niais à tout bout de champ (surtout avec les deux principales histoires qui l´occupent) et d´autre part, parce que ça aurait sûrement fait beaucoup trop mièvre avec ce qui peut déjà se passer dans l´épisode...

Pourquoi ça aurait pu avoir un côté mièvre me direz-vous ? Tout simplement parce qu´il s´agit d´un épisode de Noël dans la digne tradition des films/téléfilms/épisodes de Noël, avec bons sentiments et magie de Noël à l´appuie... Sauf qu´ici, c´est Jarod qui joue les Père-Noël et qui apporte sa magie. Tout d´abord en retrouvant l´identité, de la jeune fille sans nom (de l´Adolescente Fugueuse comme le suggère très froidement le Dr Drake, la supérieure de Jarod) et par-là même, la famille (qui du coup n´est plus dans le doute quant à savoir ce qu´elle est devenue et est donc soulagée) ou encore en remplaçant Grand-Père Georges auprès des orphelins de Sainte-Catherine... Mais ce n´est pas tout, puisque la magie de Jarod va aussi toucher ses deux ennemis (dirons-nous pour simplifier les choses) : Mlle Parker, qui reçoit un lapin de sa part (en référence à une vieille rencontre entre eux deux, au Centre, lors d´une semaine de Noël -une très belle scène pour les shippers du couple-) et Sydney, à qui il laisse au chevet de son frère jumeau, un cadeau qu´il lui avait remis en secret par le passé...

Enfin, on remarquera que cet épisode mélange habilement l´un des thèmes centraux de la série avec celui de bien des "contes modernes de Noël" de la télévision (les recherches de papa, maman, fiancé ou autre pour Noël sont plutôt légions) : la famille ... Une famille qui n´est pas toujours significative de liens du sang, comme l´atteste la petite story-line de Mlle Parker dont le père se décommande à la dernière minute mais qui est finalement consolée par le cadeau de Jarod qui pense toujours à elle lors de ce genre d´occasion ou encore comme cette histoire avec les orphelins de Sainte-Catherine.

En conclusion, on peut voir pourquoi cet épisode s´inscrit dans la digne lignée des épisodes de Noël et fait sûrement parti des très bons qui sont consacrés à cette fête : outre la période qui est évidente (la neige, les sapins, les chansons -The Coventry Carol ; Holy Night, Silent Night- et les musiques traditionnelles), il porte en lui l´esprit de Noël (le bonheur, les miracles et... la trêve) -tout en évitant la mièvrerie à plein tube qui peut faire fuir lorsqu´elle est un peu trop présente-. Et oui, car il y a bien trêve de Noël ici : en effet, on remarquera qu´à aucun moment de l´épisode ni Sydney ni Mlle Parker ne tenteront de poursuivre Jarod qui n´aura pas à leur échapper. Tout juste évoqueront-ils le fait de devoir le rattraper... Comme quoi, si vous n´étiez pas encore convaincu que planait l´esprit de Noël sur cet épisode... Je ne peux plus rien faire pour vous...

Les Griffin - Petit pépé Noël (3.16), par It Wasn’t Me

Mais où sont donc passées ces bonnes vieilles valeurs qui faisaient notre bonheur ?

Pour ne pas perdre ses bonnes habitudes, Stewie essaie encore de trucider sa mère avec un sucre d’orge qu’il vient de tailler en pointe. De même que son père, dont l’occupation favorite est de boire et de rester devant la télé, reste fidèle à lui-même. Il faudra la malice de la mère pour le déloger de sa place en lui promettant un magnétoscope s’il va chercher le sapin.

Stevie : Matrice dégénérée, si je pouvais marcher sur l’eau, je t’entraînerais au milieu d’un lac et je te maintiendrais la tête sous l’eau jusqu'à ce que tu ne fasses plus de bulles.
Mère : Oh, il y a quelqu’un qui est vilain vilain ! Attention, tu sais que le père Noël te regarde de là-haut.
Stewie : Une surveillance constante de tous les enfants de la terre ? C’est impossible ! Ou alors… des caméras cachées…

Alors qu’elle pourrait réveillonner tranquillement, la famille apprend que le père a distribué les cadeaux de tous les membres à des orphelins par inattention. Récupérer ces cadeaux est alors mission impossible face à une famille si peu conciliante et dont le père est armé. C’est ainsi qu’un retour au centre commercial est inévitable au désespoir du père qui ne peut regarder l’épisode de Kiss sauve le Père Noël. En laissant la dinde sous la garde de Brian, ils vont tous faire leurs emplettes, permettant ainsi à Stewie de rencontrer le Père Noël.

Joyeux Noël !

Mère : Stewie, voilà le Père Noël
Stewie : C’est vrai ? Non, c’est pas possible, il est assis tout seul dans un endroit public et il n’y a pas de glace blindée. Vous me facilitez trop le coup.

Il finit cependant par y trouver son intérêt en promettant d’être gentil pour obtenir ce qu’il désire et après avoir commandé du butonium, accepte d’être photographié avec lui.

Joyeux Noël !

Néanmoins, à la maison, le salon a pris feu pendant que Brian vérifiait la cuisson de la dinde et un extincteur bidon n’a rien arrangé. Après avoir finalement pu l’éteindre, Brian retire la dinde carbonisée du four...

Après être rentrée, la famille s’attend à passer un Noël tranquille. La mère a réussi à garder son calme jusqu'à ce qu’elle apprenne la rupture de stock de serviettes en papier, se transformant en mère préhistorique. Elle est alors décidée à mettre à sac Noël en retirant l’étoile sur le sapin municipal.

De son coté, Stewie est enfin d’accord pour participer à la crèche de Noël mais ça ne suffit pas à ce que sa mère retrouve la raison. Une fléchette anesthésiante plus tard, ils sont de retour devant la télé, dans leur salon dévasté, où chacun reçoit les présents souhaités, y compris Stewie avec le butonium, au coté d’une mère dans un état comateux.

Ce Noël d’une famille très spéciale méritait sa place non pas dans les pires Noël mais dans les plus grosses farces comme tous les autres épisodes de cette série. Il est avant tout basé sur l’humour utilisant bien à fond les qualités mais surtout les défauts des personnages. En plus de cela, il nous montre que cette famille a quand même quelques valeurs et qu’ils méritent vraiment l’appellation de famille en étant si unis malgré leurs différences de caractères. Ils ne veulent rien de plus que passer ces fêtes de fin d'année tranquillement ensemble tout en prouvant leur attachement les uns pour les autres et à la signification de Noël.

Joyeux Noël !

Aucun dromadaire, âne, mouton, chien, magnétoscope, Père Noël, voiture, ptérodactyle, bonhomme de neige, ours en peluche, bonhomme en pain d’épice, couverture et mère n’ont été maltraités au cours de cet épisode.

De la part de toute la famille Griffin, on vous souhaite un Joyeux Noël ! J’espère que tous vos rêves se réaliseront, que vous soyez grand ou petit. On espère que vos vacances seront géniales et que vous vous éclaterez. Alors Joyeux Noël à tous.

Malcolm - Chantage de Noël (3.17), par Alexandre (Malcolm France : www.malcolm-france.com)

Dès son apparition sur le petit écran à l'époque, Malcolm se démarquait déjà des autres séries stéréotypées et constituait une véritable rupture avec le genre comique habituel. Dans la série créée par Linwood Boomer, point de rires enregistrés, de décor unique ou d'histoires moralisatrices comme on avait pu en voir. L'american way of life avec ce que cela implique, Linwood n'en voulait pas. Et c'est tant mieux !

On était habitués à voir dans Malcolm des personnages aux caractères bien trempés, aux histoires où une tuile finissait toujours par s'abattre sur quelqu'un, compromettant largement les happy end. Et heureusement pour nous, aucune trêve n'est prévue pendant les fêtes, comme nous allons le voir dans l'épisode qui représente le mieux l'ambiance de Noël dans la famille de Malcolm, l'épisode 3.07 - "Chantage de Noël" (Christmas en VO).

Dans la majorité des séries télévisées, Noël est représenté comme une fête fondamentale, souvent exagérément religieuse, où toute la famille unie se retrouve autour d'un grand sapin, célébrant l'amitié, la fraternité, le pardon, et tout plein d'autres bons sentiments qui rendent au final la scène trop peu crédible. Dans Malcolm, rien de tout ça ! Les enfants restent toujours aussi insupportables, la mère toujours aussi tyrannique, le père toujours aussi rêveur... Pourtant, l'épisode commence presque comme une série "normale". Sur un fond musical carillonnant, le père de famille Hal, habillé en circonstance, guide ses enfants qui placent le sapin de Noël prêt à être décoré. L'image parfaite d'une famille américaine unie.

Parfaite ? Raté ! Quelques secondes plus tard, Lois prive son grand fils Francis, exilé en Alaska après son émancipation, du réveillon familial, et l'envoie passer Noël chez son horrible grand-mère par téléphone interposé. Pas de place pour les bons sentiments, cela constitue un excellent moyen d'éviter d'avoir à supporter sa compagnie ! La vieille dame vit désormais seule puisqu'on vient d'apprendre que le grand-père était décédé. Encore un détail spécifique à Malcolm : n'importe quelle série télé aurait annoncé la mort du grand-père au jour le jour. Ici, elle nous et annoncée dans une conversation téléphonique, des mois après !

L'image traditionnelle de la représentation de Noël va très rapidement voler en éclats. Comme dans pratiquement tous les épisodes, un simple détail donne aux trois garçons une idée de bêtise inédite à faire. Dans cet épisode, une simple querelle de cadeau révèle ainsi le potentiel comique du lancé de boules de Noël à travers tout le salon, transformé pour l'occasion en véritable champ de bataille. Il faut dire que Malcolm, Reese et Dewey sont passés maîtres dans l'art du complot en matière de bêtises. Avec trois caractères aussi bien trempés que le surdoué futé, l'imbécile querelleur, et le petit dernier pourri gâté et faussement naïf, il est facile d'allier les forces. Car on constate bien que si les parents font des efforts pour ressembler un tant soi peu à une famille comme tout le monde, ce sont souvent les enfants qui sèment la zizanie. Dans un flash-back, on peut ainsi voir des petites scénettes représentant divers Noël en famille : l'agression de Hal transformé en Père Noël par les terreurs en culotte courte, un sapin en flammes, ou encore un salon recouvert de fausse neige... Ça tient pratiquement du record ! Quoi qu'il en soit, Lois, fidèle à son autorité légendaire, prend une mesure radicale : elle "prend Noël en otage", et confisque tous les cadeaux et décorations. Finis donc l'ambiance et l'esprit de Noël, sous les mines déconfites des trois garçons, mais aussi du père de famille, Hal, qui a conservé son âme d'enfant et souffre de ne pas pouvoir célébrer cette fête. Il suffit de le voir porter ses bonnets de Père Noël et ses sweet-shirts aux motifs de bonhomme de neige ou de rêne clignotant pour prouver son attachement à cette fête familiale et à tout ce qu'elle représente.

Pendant ce temps, Francis rend visite comme prévu chez sa grand-mère Ida au Canada. Et comme l'on peut s'en douter, l'ambiance y est aussi froide que la température qu'il y règne ! On est à des années lumières du schéma traditionnel d'une fête de Noël dans une série télé. La vieille dame acariâtre déteste l'atmosphère de Noël. Elle ne supporte pas la carte musicale que son petit fils lui a donnée, et va même jusqu'à préparer des gâteaux pour les jeter sur des jeunes chanteurs de rue. "Qu'est-ce que tu attends pour nous faire à tous le plaisir de crever !" gémit même Francis après une dispute violente avec elle. Mais au-delà de son penchant atrabilaire, on découvre sous les yeux de Francis une femme seule et isolée, désespérément amoureuse de son mari défunt, marquée par les années noires de son enfance, et s'abandonnant à l'alcool dans une maison de plus en plus laissée à l'abandon. Néanmoins, comme toujours dans Malcolm, l'émotion et le comique se côtoient continuellement. Cette scène assez poignante pour Francis est en effet vite remplacée quand il découvre au fond d'un placard une multitude de cadeaux achetés par Ida et jamais donnés à leurs destinataires. Francis - et par la même occasion le spectateur - se rend compte finalement que la grand-mère Ida ignore même jusqu'à la signification d'un cadeau de Noël. Comme le lui rappelle en vain Francis, "C'est pas une récompense un cadeau ; si on offre un cadeau à une personne, c'est parce qu'on l'aime. On ne décide pas de le garder juste pour un mot plus haut que l'autre."

De leur côté, temporairement privés de Noël, les enfants se montrent exemplaires devant leur mère. Une situation inédite pour eux, qui n'ont pas l'habitude de se cirer les pompes, et plutôt laborieuse. Les nerfs ne tardent pas à lâcher, malgré l'aide indirecte de leur père qui cherche à amadouer sa femme, décidément unique chef de la maisonnée, pour retrouver son Noël.

Malcolm réalise que la punition de leur mère pourrait constituer un point de non-retour, et qu'elle utiliserait ce stratagème extrême pour arriver à ses fins à l'avenir. L'esprit vindicatif de Malcolm va l'amener à se transformer en meneur de troupe et va inciter les enfants à commettre l'irréparable : entrer par effraction dans le garage et déballer les cadeaux.

Privation de Noël, vengeance des enfants, au-delà de ces actes extrêmes menés par une famille vraisemblablement dysfonctionnelle, on voit bien que les parents sont débordés par les situations incontrôlables que causent leurs enfants, et qu'ils agissent en le plus souvent en désespoir, consternés devant les nouvelles bêtises de leurs progénitures. De leur côté, les enfants voient en la moindre autorité de leur parents une attaque personnelle à laquelle il faut impérativement répliquer pour reprendre avoir le dessus.

Derrière les apparences, la famille de Malcolm est donc loin d'être insensible aux sentiments des autres. On voit ainsi que Lois s'en veut terriblement d'avoir privé ses enfants de Noël, se qualifiant elle-même de "monstre". Malcolm, Reese, et Dewey, quant à eux, prennent conscience de l'intérêt que leurs parents leur porte, en réalisant qu'ils ont acheté absolument tout ce qu'ils avaient commandé. "Maman a vraiment fait un effort. Tout ce qu'elle voulait, c'était nous faire plaisir, et on a tout gâché", déclare d'ailleurs Malcolm, rongé par le remords. "Tu te rappelles comme on était heureux il y a deux minutes ? Est-ce que ça reviendra ?" s'inquiète à ce sujet le petit Dewey, qui expérimente lui aussi ce nouveau sentiment.

Chacun de leur côté, la famille va donc tenter de réparer leurs excès. Lois lève le blocus et veut même fêter Noël en avance en allant chercher les cadeaux dans le garage avec Hal, pendant que les enfants y essaient tant bien que mal de raccommoder les paquets cadeaux. Le couple constate ainsi l'énormité du chantier de démolition mis en place par les enfants dans le garage, agrémenté pour l'occasion d'un graffiti représentant une Lois dépitant le Père Noël et déblatérant "Meurs, gros tas !", comme pour exorciser le "mal" que leur mère leur a fait. Lois comprend alors que la punition qu'elle avait mise en place n'a rien arrangé, et qu'il est inutile de châtier une nouvelle fois ses enfants. Se sentant visiblement vraiment coupable, elle choisit de feindre la surprise : "Hal, en voilà une surprise... Tu aurais dû me dire que tu avais réveillé les garçons pour nous aider à rapporter toutes ces choses à la maison, chéri..."

Alors, devant la tradition de Noël qui nous pend tous au nez, on pardonne, on oublie, et surtout, on joue le jeu, comme pour perpétrer la représentation idéale de Noël présente dans l'esprit de chacun. Autour du sapin de Noël, on voit donc Hal, bonnet rouge sur la tête, distribuer des cadeaux dénués de tout papier, devant ses enfants ravis qui jouent la surprise. "C'est le meilleur de tous les Noëls qu'on ait jamais connus. La conspiration du mensonge on aurait dû essayer avant !" Et si c'était vraiment ça, l'esprit de Noël ?

Répliques cultes :

Lois : Tu n'as qu'à passer deux jours avec elle, c'est quand même ta grand-mère ! Tu passes Noël avec elle et puis tu repars.
Francis : Je n'irai pas chez elle, je suis pas fou ! Elle est diabolique et elle me hait.

Lois : Francis, il s'agit de la famille... C'est son premier Noël depuis la mort de Papa et c'est toi le plus près. Qu'est-ce que tu peux être égoïste !
Francis : Ben, et toi, tu l'as invitée dernièrement ?
Lois : (silence) Elle est toujours la bienvenue.
Francis : Je sais, je passe la prendre, et on vient ensemble pour les fêtes ! Super !
Lois : Laisse tomber ce genre de menaces tu veux ? Notre conversation est terminée !

(Ida ouvre une carte musicale offerte par Francis)
Ida : Je suis sûre que tu l'as fait exprès ! Tu veux me tuer ?
Francis : Quoi ? T'aimes pas les chants de Noël ?
Ida : On dirait les chants que chantaient les soldats quand ils surgissaient dans nos villages et jetaient nos bébés sur le bûcher.
Francis : Ils chantaient "Vive le vent", t'es sûre ?
Ida : Je sais encore ce que je dis, morveux !
[...]
Francis : Où est mon lit ?
Ida : T'es assis dessus.
Francis : Ah, il se transforme en lit ?
Ida : Bien sûr qu'il se transforme en lit. C'est un canapé très spécial, il est enchanté. Il s'ouvre tout seul pour les petits garçons paresseux, et ensuite de jolis petits anges viendront d'embrasser et te bercer jusqu'à ce que tu t'endormes, et ils tournoieront dans la pièce, et ils exauceront les voeux de tous les imbéciles...
Francis : Bon, ça va, j'ai compris, il ne s'ouvre pas !

Ida : Sales mendiants allez-vous en ! Y'a des vieilles personnes qui essaient de dormir ! Dégagez vous et votre musique idiote ! Vous n'aurez pas le moindre petit sou, allez-vous en ! (Ida pique violemment la jambe de Francis avec une aiguille à tricoter)
Francis : Qu'est-ce que tu attends pour nous faire le plaisir à tous de crever ? Tout ce que tu sais faire, c'est nous traiter comme des chiens ! On aurait dû t'interdire de voir tes petits enfants !
Ida : Ça y est, tu as fini ?
Francis : Oui, j'ai fini, je suis... (Elle appuie sur la plaie) Aaah ! Non !
Ida : Oh, je suis vraiment désolée, oh... J'aurai dû souffler sur tes bobos, et puis te mettre du rouge. Le soir, j'aurai dû aller te border et puis te raconter des histoires, et puis te faire de gros gâteaux au chocolat, et puis te tricoter de bons gros pull-overs, et aussi te bercer, te chanter des chansons et te dire combien j'adorais tes couches remplies de crotte !
Francis : Pourquoi tu m'achèves pas à grands coups de manche à balai tant qu'on y est ?
Ida : Juste après ma série préférée...

Lois : (Pleurant) Je suis une mère monstrueuse, jamais j'aurai dû avoir d'enfants !
Hal : Voyons chérie...
Lois : J'ai gâché le Noël de mes enfants...
Hal : Mais enfin, jamais je n'aurai cru que les garçons étaient capables d'être aussi sages. C'était bien ce que tu voulais non ?
Lois : Oui mais pas comme ça, quelle horreur ! Dès l'instant où j'ai commencé à leur prendre leurs cadeaux, j'aurai voulu pouvoir revenir en arrière et puis tout leur rendre, je suis un monstre, c'est tout !
Hal : Oh, mais non tu n'es pas un monstre...
Lois : Si c'est vrai je suis un montre !
Hal : Non, tu n'es pas un monstre !
Lois : Puisque je te dis que je suis un montre, je le sais, non ?

New York 911 – À chacun son cadeau (5.10), par It Wasn’t Me

Je veux un Oliver l’oignon ! Que seriez-vous capable de faire si vous n’aviez pas trouvé que le cadeau qu’un enfant de votre famille vous réclame par-dessus tout ?

Dans le cas de l’agent Monroe, elle téléphone à tous les magasins de jouets de la ville pour le trouver. Ce cadeau faisant fureur actuellement, sa tache n’en est pas facile. Alors qu’elle raccroche une énième fois la chance lui tombe dessus grâce à Bosco qui lui révèle une pancarte sur la vitrine d’un magasin indiquant qu’il leur reste des Oliver l’oignon. Mais ça aurait été trop vite parlé de dire que c’était parti gagné car le dernier était parti quelques minutes plus tôt. Tandis qu’elle supplie le propriétaire, Bosco de son côté, après avoir essayé un chapeau de déguisement, découvre que le père Noël engagé par la magasin est en fait un pédophile et l’embarque aussitôt après avoir fait remarquer au propriétaire de se renseigner mieux sur ses employés.

Du coté de la caserne, un Doc, dont le séjour chez les gradés n’a pas du tout arrangé, ne semble pas du tout saisir que Kim est désormais son supérieur, même si Jimmy lui fait remarquer, face à son attitude.

Joyeux Noël !

Même si certains ont une famille, les fêtes de Noël ne semblent en rien les concerner ; mais parfois les fêtes de Noël peuvent apporter leurs lots de surprises et de cadeaux. Carlos, qui avait fait passé un message à la télé pour retrouver sa famille dans le but de sauver sa fille, gravement malade, avait perdu l’espoir après qu’une femme, se faisant passer par sa mère, ait abusé de sa crédulité. C’est pourquoi il ne fait suite aux nombreux messages qu’il reçoit d’un homme prétendant être son frère. Mais face à son silence, celui-ci étant venu à New York, se rend à la caserne pour le rencontrer et lui apprend pour l’occasion, ce qui avait causé leur séparation, mais aussi, pour la plus grande joie de Carlos, qu’il a déjà fait les tests et qu’il est compatible avec sa nièce, Kaylie.

Sully : Davis, je t’ai déjà dit que je n’aimais pas Noël ?

Il ne faut pas non plus oublier Sully et Davis qui, également en patrouille, arrivent sur un immeuble désaffecté en feu, et Sully, entendant des voix à l’intérieur, sauve une petite fille ainsi que plusieurs autres SDF se trouvant à l’intérieur. Et sous ses airs de détester Noël, il ne peut rester de marbre face à une petite fille sans famille vivant dans la rue avant qu’elle lui fasse comprendre, par ses paroles et actions, qu’elle n’est pas si petite ni si seule que ça. Noël prend alors un autre aspect pour lui et avec Davis, ils se rend dans le centre d’accueil dans lequel elle a été placé et jouent ainsi les Pères Noël et rennes pour donner un peu de bonheur à tous ces enfants qui n’ont plus de parents.

Monroe et Bosco feront aussi une bonne action à leur façon, en se rendant sur les lieux d’un cambriolage et découvrant un père qui leur apprend que tous les cadeaux destinés à ses enfants ont été volés et que le sapin ne recouvrira rien le lendemain matin, faute de moyens. Ils décident alors de mettre leur argent en commun et de se rendre dans le magasin de jouets où ils étaient plus tôt car le propriétaire leur doit une faveur et il leur ouvre le magasin non seulement en les conseillant mais aussi en leur offrant les jouets, après avoir appris la situation. Plus tard, en rentrant au poste, Monroe découvrira la peluche tant recherchée dans son casier, sous le regard de Bosco.

Joyeux Noël !

Dans cet épisode, l’esprit de Noël est on ne peut plus présent pour tous. Kim et Jimmy se remémorent aussi le premier Noël de leur fils. Même s’ils sont tous dans le temps présent, ils ont tous une pensée pour les Noël passés et aussi le temps passé et futur en fêtant aussi la vie, leur vie ensemble et avec leur famille. Cela montre aussi l’importance que la croyance peut avoir, à juste titre ou pas et que souvent, le plus important est d'être tous ensemble en famille ou avec ceux auxquels on est attaché. Mais aussi se rendre compte de la chance qu’on peut avoir alors qu’elle n’est pas forcement évidente. C’est ainsi que beaucoup sont exaucés alors qu’ils ne croyaient plus, n’espéraient plus car ils se sont rendus compte qu’aussi seuls qu’ils puissent être, ce n’est pas grand-chose et pouvoir donner du bonheur est un cadeau pour les autres mais aussi pour soi.

Newport Beach - C´est la fête ! (1.13), par McFly et Seth2Cohen (OC Attitude : www.ocattitude.com)

Chaque année, à une semaine environ du nouvel an, la tradition veut que nous fêtions la naissance du petit Jésus (en même temps, chacun fait ce qui lui plaît) mais elle veut aussi (elle est très exigeante la tradition) que The O.C, ou devrais-je dire, Newport Beach, nous concocte un épisode célébrant Noël aux petits oignons (lesquels se marient très bien avec la dinde... promis, on arrête les commentaires entre parenthèses... au moins jusqu´à la fin du paragraphe). Dans C´est la fête ! (The Best Chrismukkah Ever, 1.13), tout le monde se retrouve au réveillon de la Newport Group, dans la saison 2, Le miracle de Noëlukkah (The Chrismukkah That Almost Wasn´t, 2.06), la famille Cohen est déchirée par la révélation d´un secret bien gardé, enfin, dans The Chrismukkah Bar Mitz-vahkkah (3.10), Ryan se convertit plus ou moins au judaïsme afin d´aider un ami. Comme vous pouvez le remarquer, tous ces épisodes évoquant Noël partagent un point commun au niveau de leur titre original : Chrismukkah (on dit Noëlukkah en VF mais nous on aime moins). Mais qu´est-ce que c´est « Chrismukkah » ? Pour répondre à cette question, rien de tel que de se pencher sur l´épisode C´est la fête ! (1.13) qui est assurément le meilleur de tous.

Chrismukkah ! Rien que l´énonciation de ce mot fait briller les yeux de son géniteur, j´ai nommé Seth Cohen (Adam Brody). Mais qu´est-ce que c´est, bon sang de bonsoir ? Allez, ne tournons pas autour du pot plus longtemps. Ryan (Ben McKenzie) vit son premier Noël chez les Cohen et comme nous, il ignore ce qu´est Chrismukkah, mais Seth va tôt faire de le mettre au parfum : son père, Sandy (Peter Gallagher), est juif, et sa mère, Kirsten (Kelly Rowan) est chrétienne. Fêtent-ils Noël ? Fêtent-ils Hannukah ? Cruel dilemme en perspective... Pas pour Seth qui se réjouit d´avoir créé une super-fête de plusieurs jours rassemblant le meilleur du christianisme et du judaïsme, où les guirlandes croisent les menoras : Chrismukkah ! Mais l´enthousiasme de Seth n´atteint pas Ryan pour qui les fêtes ont toujours rimé jusque là à une mère ivre et une bonne raclée. Sandy et Kirsten, tout en décorant le sapin, lui promettent que ce sera différent désormais et Seth entend bien le convertir à la magie de Chrismukkah.

Malheureusement, l´ambiance festive en prend vite un coup. Caleb (Alan Dale) ne lâche rien dans le procès l´opposant à Sandy concernant l´affaire des hauteurs de Balboa. De son côté, incapable de choisir entre Anna (Samaire Armstrong) et Summer (Rachel Bilson), Seth invite les deux filles à la grande soirée de Noël organisée par Julie (Melinda Clarke) et court à la catastrophe. Enfin, Marissa (Mischa Barton), épaulée par Ryan, déprime de plus en plus depuis la séparation de ses parents. Nous nous concentrerons principalement sur cette dernière intrigue qui possède les ressorts dramatiques les plus développés.

Depuis la séparation de ses parents, Julie et Jimmy Cooper (Tate Donovan), Marissa broie du noir et ne veut pas fêter Noël à la grande stupéfaction de son père qui se demande si elle ne renferme pas le Grinch en elle ! C´est bien connu, les fêtes de fin d´année déclenchent souvent des débuts de dépression chez les personnes minées par les soucis. Marissa accompagne Ryan pour faire les courses mais ils reviennent bredouille, ce dernier n´a pas les moyens de s´acheter une belle montre de bijoutier. Bredouille ? Pas tout à fait, un agent de sécurité intercepte Marissa dans le parking et retrouve cette fameuse montre dans son sac à main ! Devant les têtes ébahies de ses parents, la jeune fille n´a pas d´explication à leur fournir. Elle voulait sans doute faire plaisir à son petit ami pour se faire plaisir elle-même et oublier ses malheurs. Raté ! Ses parents veulent qu´elle suive une thérapie. Inutile de dire qu´elle n´est pas d´accord car elle estime que c´est plutôt eux qui devraient se faire soigner ! Sacré famille ! Elle pense alors compter sur Ryan pour la soutenir mais il semble plutôt partager l´avis de ses parents. Le mal envahit Marissa qui se remet à boire au cours de la fête. Ryan finit par s´en apercevoir et croit avoir affaire à sa mère. Il la raccompagne chez elle avant qu´elle ne crée un scandale, mais il faut croire que la malédiction de Noël le poursuit : sur la route, la police les arrête pour un contrôle et ils manquent de se faire surprendre, l´agent ayant reçu un appel avant d´avoir pu découvrir que Marissa cachait sa bouteille de vodka entre ses jambes ! Après le départ du flic, Ryan sort de la voiture, lance la bouteille dans les taillis et se défoule sur la portière de la Jeep. La boisson, les larmes, les flics... Les Cohen lui avait promis un Noël différent, Marissa lui a fait revivre le menu traditionnel des Atwood auquel il s´était juré de ne plus goûter. Cette folle soirée fait enfin ouvrir les yeux à Marissa qui accepte de suivre une thérapie. Le lendemain, Ryan raconte à Seth ce qui s´est passé, ce qui justifie une fois de plus pourquoi il déteste Noël. Mais ce dernier n´a pas la même lecture des faits, il réalise alors que Jesus et Moïse se sont battus ensemble pour le tirer de ce mauvais pas et ont accompli le miracle de Chrismukkah !

Chacun aura réglé ses comptes au cours de cette soirée de Noël typique de Newport Beach où se mêlent les gens riches et beaux, revêtus de leurs tenues les plus chics et buvant le meilleur des champagnes qu´on puisse trouver. Seth sort avec ses deux copines et reçoit deux cadeaux : Anna lui offre un comic-book fait maison et Summer s´offre à lui déguisée en Wonder Woman (une scène culte de la 1ère saison). Mais chacune des filles découvrent le cadeau de l´autre et met Seth devant le fait accompli : il doit choisir. Sauf qu´il ne choisit personne et souhaite devenir ami avec toutes les deux. De son côté, Sandy force Caleb à conclure un arrangement. La tension finit par retomber quand ce dernier aperçoit les décorations de sa défunte femme accrochées au sapin des Cohen. Enfin, avant d´aller regarder un film avec sa nouvelle famille (La vie est belle ou le bras de fer, chacun son style !), Ryan fait plaisir à Seth en accrochant sur la cheminée la chaussette à son nom qu´il lui a offerte. Et voilà une nouvelle personne convertie à Chrismukkah ! Ryan est encore un peu plus un Cohen mais on peut parier que les troubles vécus avec sa « vraie » famille continueront à le hanter.

C´est la fête ! constitue l´un des meilleurs épisodes de la série. Bénéficiant d´un excellent rythme, pétri d´humour à travers notamment l´intrigue Seth/Anna/Summer et d´éléments plus dramatiques (Ryan/Marissa et l´affaire des hauteurs de Balboa), il vous fait tomber amoureux de Chrismukkah grâce au talent indéniable d´Adam Brody. Mais en dehors de cette super-fête survendue par Seth, Noël constitue plus une toile de fond qu´une intrigue à part entière.

Popular - Les fantômes de Noël (1.10) et Le saut de l´ange (2.10), par C.Catry

Les vacances de fin d´année approchent, l´esprit de Noël se fait ressentir pour tout le monde. Sauf Nicole qui considère les fêtes de Noël minables, servant juste à masquer les malheurs pendant quelque temps. Alors que les auditions pour devenir Glamazones (ndlr : Nom de l´équipe des pom-pom-girls) approchent, Carmen se foule la cheville et ne pourra donc pas y participer. Brooke propose de la faire rentrer dans l´équipe, alors que toutes les filles acceptent, Nicole refuse. Le professeur de biologie, Miss Glass prend un deuxième travail dans un institut de beauté pour pouvoir offrir à sa soeur un siamois. Mais elle se fait renvoyer après le scandale que provoque Nicole dans cet institut. Le soir venu, elle reçoit la visite du fantôme de Marley Jacob (ndlr : Ancienne Glamazone morte à la suite d´un désordre alimentaire) qui la prévient que ce soir, elle recevra la visite de 3 fantômes et que si elle ne change pas, elle deviendra une damné comme elle. Au douze coups de minuit, le premier fantôme apparaît, celui du passé et amène Nicole dans son passé. On la voit d´abord bébé alors que sa mère ne la prend pas dans ses bras, sa grand-mère arrive et le fait. On change d´endroit, on est dans son école primaire dans le self,. Nicole enfant assez ronde se trouve au milieu des tables, recherche une place pour manger. Alors qu´elle marche, des filles qui ressemblent à la Nicole d´aujourd´hui, lui font un croche-pied. Nicole tombe par terre, tête dans son assiette. Dernier endroit, le lycée Kennedy High, on la voit semer la terreur auprès de ses camarades. De retour dans sa chambre, le deuxième fantôme celui du présent arrive et lui fait voir que Brooke et Sam s´offrent des cadeaux et que les deux clans (populaire et impopulaire) passent la soirée de Noël ensemble et lèvent leur verre à Nicole malgré sa méchanceté. Enfin le troisième fantôme apparaît, celui du futur. On se retrouve dans la cuisine de Brooke et Sam. Josh, Sugar Daddy et Brooke parlent d´une personne qui est morte, Sam descend, bouleversée. Nicole ne comprend pas pourquoi Sam est triste de sa mort. En fait, il s´agit de Carmen morte à cause de la gangrène. Enfin le fantôme emmène Nicole sur une tombe, la sienne. Elle découvre qu'elle est morte seule dans l´ignorance. Elle se réveille. Elle réalise ses erreurs. Pendant la soirée de Brooke et Sam, Nicole arrive et offre un cadeau pour tout le monde, puis offre la place de Glamazones à Carmen. L´épisode se finit avec une chanson de Noël en bas de la maison de Miss Glass après que Nicole lui ait offert un chat siamois.

Le deuxième épisode s´ouvre dans un café où les filles discutent des projets de Noël, mais personne n´a le moral. Sam arrive et leur apporte une mauvaise nouvelle : seule une greffe de moelle épinière peut sauver Harrison (ndlr : Il est atteint d´une leucémie). A l´hôpital, Harrison et Clarence se racontent leurs souvenirs de Noël. Alors que celui-ci vient de finir de raconter son histoire, il meurt : son traitement était trop lourd à supporter. Harrison perd l´envie de se battre malgré le soutien de sa mère et ses amis. Le soir venu, Harrison monte sur le toit de l´hôpital, il veut en finir avec la vie. Alors qu'il va sauter, Clarence apparaît et lui dit qu'il est son ange gardien ou plutôt son apprenti ange gardien comme pour avoir ses ailes, il doit sauver Harrison. Celui-ci lui dit qu'il aurait préféré ne jamais exister et saute. Harrison est étendu par terre, Clarence le réveille. Ils se trouvent en 2012, dans un monde où Harrison n´existe pas. Clarence lui fait voir l´impact qu'il a auprès des personnes : Marry-Cherry et Nicole sont des prostitués. Sam est brutalisée par son mari. Lily, qui a perdu ses convictions, est mariée avec Josh, sénateur de la Californie. Carmen est devenue une peste. Alors que Harrison demande comment ils sont devenus comme ça, Clarence lui explique l´impact qu'il avait sur son entourage. Quand Harrison demande où est Brooke, on se retrouve dans la salle de biologie en 2001. On voit Brooke allongée dans un cercueil. Elle est morte suite à un désordre alimentaire. Pendant la veillée funèbre, Clarence explique que Sam était défoncée pour oublier sa douleur. Lily était trop occupée à cacher sa grossesse pour venir et que Carmen qui a perdu son repère est devenue influençable par Nicole. Enfin, Clarence lui montre une dernière image, on est en 2039 : Josh est président des Etats-Unis. Il se trouve dans son QG. Il joue avec des avions en plastique, sans faire attention il appuie sur un bouton rouge. Il vient de déclencher l´arme nucléaire sur la Russie. Il vient de détruire le monde. Harrison n´y croit pas et se demande s'il était né où il en serait avec Sam. Clarence lui montre une parcelle de sa vie, on est en 2003 : Sam va se marier avec Jimmy, Harrison l´attend dehors. On voit Sam courir en robe de mariée et monter dans la voiture avec Harrison. Puis, Clarence montre à Harrison qu´il y a un fils, Bruno et qu´ils jouent ensemble au baseball. De retour en 2012, Harrison est poursuivit par Miss Glass qui est devenue un flic. Il demande à Dieu de l´aider, il se réveille sur le toit de l´hôpital le lendemain matin. De retour dans sa chambre, tout le monde est dans sa chambre pour lui souhaiter un joyeux Noël. Brooke et Sam lui offrent des cloches avec trois prénoms marqués dessus. Il s´agit de trois personnes atteintes d´un cancer qui ont trouvés des donneurs grâce au site qu´elles ont mis en place pour Harrison. Nicole arrive en tenu d´hôpital. Elle est compatible avec Harrison, elle va lui donner sa moelle épinière. Des cloches sonnent, Harrison ouvre un livre que Clarence lui a offert où était marqué dedans « Merci pour les ailes ». Harrison part, accompagné de Nicole, pour l´opération. La bande commence à chanter une chanson de Nöel pendant que Harrison marche dans le couloir.

L´épisode de Noël de la saison 1 réadapte le conte de Dickens. L´épisode est consacré à la rédemption de Nicole. Cet épisode joue sur la carte de l´humour et de la dérision.

L´épisode de Noël de la saison 2 traite de thème assez grave comme le suicide et la lutte contre une maladie. L´épisode est ici coupée en deux partie : le début de l´épisode jusque l´appariation de Clarence, ne laisse pas place à l´humour. La tristesse et l´émotion règne. Dans la deuxième partie de l´épisode, les réponses de « Et si Harrison n´était pas né ? » nous est fournit sur un ton décalé et irréaliste. On se retrouve dans un monde de misère, ou le monde est présidé par un ancien athlète, qui sans faire exprès va détruire le monde. Ryan Murphy joue sur l´effet domino et l´influence que à une personne dans son entourage. Même si on ne croit pas aux conséquences de sa non naissance, la fin de l´épisode nous prouve que l´effet domino même infime existe bien grâce au trois malades qui ont trouver un donneur. Et comme dans la saison 1, l´épisode se finit par un chant de Noël, pour nous rappeler que cette fête crée des miracles.

Related – Have Yourself A Sorelli Little Christmas (1.09), par Baptiste Jacquiau

Il était difficile de ne pas évoquer Noël dans une série familiale telle que Related. Les joies et l’esprit de Noël sont indissociables de la famille et lorsque celle-ci présente quelques dysfonctionnements, la fête peut en subir les conséquences. Voici l’analyse de l’épisode de Noël de Related, la série la plus mature que la WB n’a jamais diffusé au cours de ses 12 années d’existence (1995-2006).

Noël 2005, New York . Ginnie apprend en dernière minute que les parents de Bob, son mari, viennent spécialement d’Angleterre pour passer leur Noël aux côtés de son fils. Malgré les nombreux efforts qu’elle avait fait pour les intégrer dans sa famille, Ginnie n’est jamais arrivé à se faire aimer par sa belle-mère, qui ne manque aucune occasion de lui faire des reproches.
Belle-mère : I thought you would have carried your baby weight differently (J’imaginais que tu aurais subi la grossesse différemment)
Ginnie : Differently how ? (Différemment, comment ?)
Belle-mère : Less puffy (J’avais imaginé que tu serais moins boursouflé)

Sans oublier bien entendu, que comme toutes les mères britanniques, elle adore son fils et n’arrête pas de le complimenter, ce qui n’est pas pour lui déplaire. Aveuglé par l’amour maternel, Bob ne voit pas l’évidence et ne comprend pas pourquoi sa femme a du mal à créer une relation avec sa mère. Cependant, après une discussion autour d’une bonne liqueur aux œufs avec son père, il comprend que les soupçons d’aversion de sa femme sont fondés et que sa mère déteste vraiment Ginnie. Arrive alors une formidable scène dans la cuisine où Bob s’oppose à sa mère autoritaire et lui fait comprendre que Ginnie a besoin d’elle dans sa vie, ayant perdu la sienne quelques années auparavant. De plus, avec l’arrivée de son bébé, Bob explique à sa mère que Ginnie aura besoin d’une vraie aide maternelle. Par amour pour son fils, la mère de Bob commence alors à faire des efforts pour inclure Ginnie dans sa famille. Ginnie : I may not have a mom to take care of me, but I... I'm just so grateful that I have you (Je n’ai peut-être pas de mère pour prendre soin de moi, mais… je suis vraiment reconnaissante de t’avoir toi)
Bob : Are you calling me a woman? (Insinuerais-tu que je suis une femme ?)
Ginnie : Shut up and give me a hug (Tais-toi et prends moi dans tes bras)

Toutefois, Ginnie n’est pas la seule Sorelli à avoir des problèmes à résoudre au cours de ce Noël. Marjee, la troisième fille de la famille, va se sentir extrêmement seule lorsque son copain va choisir de passer cette fête religieuse avec sa ‘copine officielle’. Rose, la cadette, se retrouve déchirée entre 2 hommes qu’elle aime, entre deux hommes qui l’aime, lorsqu’elle va recevoir un très beau cadeau sans signature dévoilant tout l’amour que son expéditeur lui porte. Les démons de passé vont également resurgir sur Renée, la nouvelle copine de père Sorelli. En effet, elle avait abandonné son fils, lorsqu’elle n’avait que 18 ans et celui-ci cherche à nouer un contact avec sa mère biologique depuis Thanksgiving. Noël serait alors la fête parfaite pour le rencontrer…

Dans certaines séries, l’épisode de Noël est centré sur la famille, dans d’autres sur la religion, ou encore sur les relations amoureuses. Dans Related, on assiste à un émouvant mélange des trois ingrédients qui en font son succès. Marjee : Rose, who cares if the guy that you like sent you a snow ball? That is a hell of a lot more than what a lot of people are getting this Christmas (Rose, qu'est-ce que ça peut faire que le type que tu aimes t'ait envoyé une boule de neige ? C'est bien plus que ce qu'un tas de personnes reçoit pour Noël )

Voici un bel épisode bien émouvant avant la tragédie qui va suivre dans les prochains épisodes… Néanmoins, il va falloir écrire au père Noël pour qu’il donne une Muse aux directeurs des acquisitions des chaînes françaises pour qu’ils basent leurs décisions sur des choix inspirés, la série n’étant pas encore achetée en France, 2 ans après sa première diffusion aux USA.

Roswell - Le monde de Samuel (3.09), par Baptiste Jacquiau

Roswell a consacré deux épisodes à cette période, un au cours de la saison 3 et un autre dans la saison 2 (L'esprit de Noël 2-10 s'intéressait à la culpabilité de Max de ne pas avoir sauvé la vie d'un père qui venait de se sacrifier pour sa fille, sur l'héroïsme et sur l'équilibre du monde. De par sa qualité, il aurait pu également faire partie d'une analyse pour le dossier). Les deux étant très réussis, il était difficile de faire un choix, j'ai alors sélectionné celui qui m'a le plus ému.

Les personnages principaux de la série déjeunent au Crashdown Café lorsque Samuel (Gavin Fink), un jeune garçon autiste s'approche de Max (Jason Behr) et l'appelle "Papa". Chose étrange puisqu'il n'avait jamais parlé de sa vie. Max croit alors que son fils, ramené sur Antar par Tess (Emilie de Ravin) à la fin de la seconde saison, essaie de communiquer avec lui à travers le jeune garçon. Il va donc essayer de s'approcher de Samuel et de sa famille pour avoir un autre contact avec lui. Il verra alors la difficulté que Samuel pose à sa famille, surtout à son père qui a quitté sa femme et son fils ne supportant plus l'autisme de celui-ci. Pendant ce temps, Liz (Shiri Appleby) et Maria (Majandra Delfino) sont embauchées pour jouer les lutins Snowflake et Candy Cane à la fête de charité organisée par Isabel (Katherine Heigl) et Michael (Brendan Fehr) pour faire le père Noël dans le but de se rapprocher de Maria.

Cet épisode pointe le doigt sur une maladie encore méconnue : l'autisme. D'ailleurs, Liz dit, à juste escient, que Samuel n'est pas un garçon malade, mais juste un garçon différent.

Max va avoir une réelle progression psychologique tout au long de l'épisode. Croyant que son fils qu'il n'a jamais vu pourrait communiquer avec lui, il va tout d'abord essayer d'exploiter le garçon comme lien de transmission. Cependant, il va voir qu'il s'était trompé dès le début. Mais, s'étant attaché à Samuel, il éprouve alors de la compassion à son égard et va essayer de le soigner grâce à ses pouvoirs extraterrestres. Là encore, Max restera sur un échec. Après une discussion avec Liz, il se rend alors compte qu'il n'a pas aidé la bonne personne (Samuel étant bien dans son monde créé de toute pièce) et demande à Isabel d'utiliser ses pouvoirs pour que les parents du jeune garçon puissent voir ses rêves et ainsi connaître mieux leur fils. Dans ce songe, Samuel est face au sapin de Noël familial avec son père et sa mère qui l'aident à mettre l'ange en haut de celui-ci et finira par dire "Je t'aime maman". Le père, touché, va alors téléphoner à sa femme pour lui demander de passer le reste de la soirée ensemble. Ils vont alors reproduire la scène du rêve le lendemain matin. Ce passage est attendrissant et montre que l'autisme est, certes, une contrainte pour l'existence mais surtout un art de vivre qui n'empêche aucunement les personnes atteintes d'exister pleinement et d'éprouver des sentiments.

Tous les protagonistes de la série vont également vivre un excellent Noël. Max et Liz vont patiner sous la neige le soir du réveillon, Michael et Maria vont se réconcilier, reformer un couple et passer la soirée ensemble à discuter, Kyle Valenti (Nick Wechsler) et son père continuent de perpétrer la tradition du petit-déjeuner familial. Mais aussi et surtout le premier Noël (avec une organisation mouvementée) pour Jesse et Isabel. Isabel se rend compte que Noël ne doit pas être une fête parfaite, mais une fête qui doit venir du coeur, une fête mutuelle pour un couple.

Cet épisode est d'autant plus appréciable sachant que cette saison souffre d'une grande irrégularité scénaristique.

Pour finir, voici une réplique tirée de l'épisode :
Liz : Elves ! (Des lutins !)
Maria : Are you kidding ? (Tu rigoles !)
Isabel : You said you wanted to give of yourselves (Vous aviez dit que vous souhaitiez donner de vous-même)
Liz : Not as elves (Pas en tant que lutins !)
Maria : All elves do is deal with annoying kids who wanna cut the lines. We wanted to make a real contribution (Tous les lutins sont là pour punir les enfants désobéissants. Nous voulions faire une vraie contribution)
Isabel : There are no small assignments, only small volunteers (Il n'a a pas de petites missions, seulement de petits volontaires)

Sabrina - Un Noël presque parfait (5.10), par Céline Lansman

Au début de cet épisode de la série Sabrina, écrit par Jon Vandergriff et réalisé par Anson Williams, chacun des amis de l'apprentie sorcière raconte son Noël idéal. Sabrina Spellman (Melissa Joan Hart), elle, rêve de passer un "bon Noël traditionnel" qu'elle imagine dans un chalet de ski du Vermont, avec des descentes en luge, de l'oie rôtie, un sapin à décorer soi-même… A quoi Morgan Cavanaugh (Elisa Donovan) répond : "Ajoute de la purée de marron faite maison et tu auras décrit une fête de Noël dans ma famille." Morgan lui propose de venir avec elle mais Sabrina refuse car elle a toujours fêté ce moment de l'année avec ses tantes et c'est à elles trois d'organiser le repas pour le reste de la famille cette fois.

Joyeux Noël !

Sabrina s'imagine le Noël de rêve chez Morgan

Il neige sur la maison. Alors que les préparatifs battent leur plein et que Sabrina désespère de devoir partager sa chambre avec des invités, elle pense à ce que pourrait être un Noël en compagnie de Morgan : elles sont assises dans un traîneau tiré par un cheval, il neige, à côté d'elles trottinent deux faons. Deux jeunes et beaux skieurs arrivent : le parfait cadeau de Noël.

Elle se décide à demander à ses tantes l'autorisation d'aller avec Morgan. Si Zelda (Beth Broderick) comprend, Hilda (Caroline Rhea) a du mal à accepter que Sabrina préfère passer Noël avec une autre famille. Le chat Salem dit que Sabrina semble avoir oublié la vraie signification des fêtes de Noël, ce qui lui fait penser que cette année il veut en cadeau "du caviar et du fric" !

Sabrina part finalement avec les Cavanaugh : à son arrivée, c'est mieux que ce qu'elle espérait, il y a du vin chaud à la cannelle et ils vont faire griller des marrons sur le feu. Salem sort de la valise de Sabrina où il s'était caché ! De leur côté, les tantes doivent revoir un peu leurs plans pour ce Noël sans Sabrina. Zelda ne retrouve plus son plat pour le ragoût d'iguane et Hilda, qui se rappelle l'avoir oublié chez sa nièce, se met en route. A la maison de Sabrina à la fac', Hilda tombe sur Roxie (Soleil Moon Frye) qui a préféré rester là plutôt que de manger de la pizza ramollie avec ses parents qui crachent leurs poumons à cause de la cigarette. Hilda la ramène à la maison et en parle à Zelda. Elles décident d'envoyer leurs invités chez un autre membre de la famille de l'autre royaume et d'offrir à Roxie un vrai Noël de mortels… quand elles auront trouvé en quoi ça consiste !

Joyeux Noël !

Salem s'est glissé dans la valise de Sabrina et se retrouve aussi chez les Cavanaugh

Chez les Cavanaugh, alors que le père (Tom Virtue) et le fils Chip (Craig Zimmerman) mettent les lumières dans le sapin, la mère (Molly Cheek) fait des cookies. En partageant leur quotidien, Sabrina se rend compte que tout n'est pas si rose dans cette famille : la mère désespère de rester mère au foyer dans sa cuisine toute l'année, le fils a arrêté la médecine à Harvard mais ment à ce sujet pour que les chèques continuent à tomber et le père s'énerve car le feu ne prend pas. La tension monte et le père va même jusqu'à s'énerver sur des petits chanteurs de Noël avec un extincteur ! Et Morgan doit calmer la police. Ce n'est pas le Noël que Sabrina imaginait et Salem sort du sapin où il était caché pour confirmer.

Hilda et Zelda découvrent dans un livre ce que les mortels aiment et offrent à Roxie un plateau rempli de bonnes choses. Dans sa boule magique, Sabrina voit que ses tantes fêtent Noël de manière traditionnelle et veut rentrer mais Morgan est tellement soulagée d'avoir une amie avec elle que Sabrina se sent obligée de rester et Salem n'a pas le choix.

Roxie reçoit plein de cadeaux. Chez les Cavanaugh, la remise des présents est très tendue : la chemise de nuit de la mère ne lui plaît pas et l'autographe du sportif pour le père a l'air d'un faux selon lui. Chip, le fils, fait une fixation sur Salem et ne le lâche pas d'un poil. Sur les conseils de Sabrina, Morgan pique une crise et explique à ses parents tout ce qui ne va pas. Sabrina et Salem rentrent finalement chez eux et trouvent Roxie en train de chanter au salon avec les tantes. Un renne – qui n'a pas reçu le mail sur le changement de programme – débarque dans le salon !

Joyeux Noël !

Finalement, Salem et Sabrina rentrent chez eux

Cet épisode de Sabrina aborde tous les clichés de Noël, de la réunion de famille idyllique au repas prestigieux en passant par les décors enneigés et les petits chanteurs ambulants. Pourtant, comme tout le monde l'a déjà vécu une fois dans sa vie, cette soirée particulière de l'année est souvent loin d'être si proche de l'idéal qu'on s'imagine. Et ce n'est pas mieux chez les autres, quoi qu'on puisse en penser.

Scrubs - Mon Jésus à moi (1.11), par Céline Lansman

"Ah, le soir de Noël... Malheureusement, quand on le passe à l'hôpital, on a du mal à se mettre dans le bon état d'esprit." C'est sur cette réflexion de John 'J.D.' Dorian (Zach Braff) que commence cet épisode de Scrubs, écrit par Debra Fordham et réalisé par Jeff Melman. Comme bien souvent, l'homme d'entretien (Neil Flynn) surgit et menace J.D. : "Je ne vous laisserai pas gâcher mon Noël cette année !" J.D. est perplexe car il n'est là que depuis trois mois et n'a donc pu gâcher le Noël précédent.

Joyeux Noël !

"Je ne vous laisserai pas gâcher mon Noël cette année !", menace l'homme d'entretien

Au dispensaire, c'est la folie : les patients de toutes catégories sociales abondent et c'est l'occasion pour la série de se permettre quelques remarques piquantes. "C'est dingue, pourquoi tous ces gens n'ont pas d'argent ?", demande le Docteur Kelso (Ken Jenkins), aussi charmant qu'à son habitude. "Parce qu'ils s'en servent pour manger", lui réplique froidement Elliot (Sarah Chalke).

J.D. regrette de ne rien pouvoir faire pour un jeune qui ne répond pas à un traitement. Soudain, le patient va mieux. Turk (Donald Faison) dit que c'est un miracle mais son meilleur ami n'y croit pas. Turk croit voir un signe dans le ciel mais il s'agit de l'étoile illuminée au-dessus du sapin de Miller Park.

Lors d'une discussion à la cafeteria, J.D. demande à l'infirmière Carla (Judy Reyes) ce qu'elle déteste le plus à Noël et elle lui répond que c'est le moment où il faut faire les paquets cadeaux. Lui, c'est sa famille. Mais la nuit du 24 décembre, ce qu'il y a vraiment de pire, c'est être de garde... et c'est le cas de Turk. Suit une séquence sur une musique de Noël entraînante qui accompagne des images de Turk s'activant sans cesse auprès des malades.

En rentrant lessivé de cette nuit de Noël à l'hôpital, Turk ne veut plus aller à la messe. "Plus jamais", précise-t-il. Il a perdu la foi. Il se sent abandonné. Il a toujours cru que Dieu veillait sur eux mais il a vu tellement de malheur la veille lorsqu'il était de garde qu'il ne peut plus croire en un Dieu qui laisse des innocents souffrir et mourir.

Joyeux Noël !

A la cafeteria, Turk essaie de partager sa foi et l'esprit de Noël

Cachées derrière les gags parfois récurrents et l'humour décalé de Scrubs, les critiques de la société américaine qui fonctionne à plusieurs vitesses se font toutefois assez présentes. Le fil conducteur de l'épisode est centré sur Turk, ses doutes et la perte de sa foi. Même si l'épisode se termine sur un accouchement miraculeux mené par Turk au milieu de Miller Park où il retrouve une jeune femme paumée et enceinte qui s'était enfuie de l'hôpital, l'église et la (les) religion(s) prennent quelques égratignures sérieuses en cette soirée de Noël mouvementée à l'hôpital du Sacré Cœur.

Sex and the City - La confusion des temps (6.03), par Céline Lansman

Cet épisode de la série Sex and the City, écrit par Jenny Bicks et réalisé par David Frankel, ne se déroule pas à Noël mais une bonne partie de son scénario traite pourtant de ce thème. C'est au travers du personnage de Charlotte York (Kristin Davis) et de sa conversion au judaïsme que la période des fêtes de fin d'année est abordée.

Charlotte poursuit ses cours à la synagogue et Carrie Bradshaw (Sarah Jessica Parker) s'étonne qu'elle y aille plusieurs jours par semaine. Charlotte lui répond qu'elle prend des cours accélérés tellement il y a de choses à retenir : histoire, philosophie, etc. Au Temple Emmanuel, la jeune femme est très appliquée et a réponse à toutes les questions du Rabbin Minsch (Pierre Epstein). Celui-ci explique à ses "élèves" qu'après le bain rituel qui les fera renaître juifs, ils auront de nouvelles traditions à respecter et qu'il faudra mettre leurs anciennes traditions chrétiennes de côté. "Pour beaucoup, ce sont les fêtes de Noël qui sont les plus difficiles à abandonner mais il faut en passer par là", précise-t-il. Très perturbée par cette nouvelle, Charlotte interroge le Rabbin pour savoir s'il faut vraiment être rigoureux sur ces règles-là et il confirme : ni messe de minuit, ni sapin, ni chant de Noël... Si elle tient sincèrement à devenir juive, elle doit se défaire de son passé. A dater de ce jour-là, le Rabbin Minsch devint pour Charlotte "l'ignoble et cruel voleur de Noël".

Joyeux Noël !

C'est le dernier sapin pour Charlotte qui se convertit

Un soir où Harry Goldenblatt (Evan Handler) rentre du travail, il trouve la femme qu'il aime en train de décorer son arbre de Noël... alors qu'ils sont en juillet. Charlotte justifie ce geste en lui racontant que c'est son dernier sapin avant sa conversion. Harry lui dit qu'elle pourra continuer de faire un sapin, que plein de juifs le font. Il dit qu'il s'en moque mais elle veut suivre sérieusement ce qu'a dit le Rabbin. Elle montre à Harry sa boule de Noël préférée : elle est très ancienne car elle appartenait à sa grand-mère. Sont peints sur cette boule le petit Jésus et la sainte famille. "Après tout, ils étaient aussi juifs...", lui fait remarquer Harry.

Joyeux Noël !

Charlotte racontre à Harry l'histoire de la boule de Noël de sa grand-mère

Très peu d'épisodes de Sex and the City sont faciles à situer dans le temps car les quatre amies ne fêtent que rarement les évènements qui ponctuent la vie quotidienne de tout être humain, qu'ils soient liés à la religion (Pâques, Noël...) ou à des dates précises dans l'année (anniversaires, Thanksgiving, Nouvel An...). Ici, on sait qu'on se situe en juillet mais ce que vit Charlotte est néanmoins l'occasion d'aborder la Noël et les questions de foi. Outre cette conversion, la thématique de l'épisode au complet tourne autour de l'interrogation : "Peut-on avoir un futur si le passé est trop présent ?" Carrie est en effet amenée à ouvrir le dossier des ex (qui devient en anglais le jeu de mots : "the ex-files", référence claire à une autre série bien connue) avec son nouveau boyfriend, Miranda (Cynthia Nixon) ne peut très longtemps ignorer l'existence de la femme qui l'a remplacée dans le cœur de celui qu'elle aime toujours et Samantha (Kim Cattrall) tombe de nouveau sur un serveur qui la fait craquer. Si les quatre filles ont sans cesse des problèmes sentimentaux en pagaille, Charlotte s'est quand même dit ce soir-là que les souvenirs qu'elle allait abandonner n'étaient peut-être rien comparés aux souvenirs qu'elle se préparait avec Harry...

Joyeux Noël !

Les souvenirs qu'elle allait abandonner n'étaient peut-être rien comparés aux souvenirs qu'elle se préparait avec Harry

Six Pieds Sous Terre - Les obsèques du Père Noël (2.08), par Matthieu Viot

"It was the most wonderful time in the year" est le huitième épisode de la saison 2 de Six Feet Under. Il se situe chronologiquement un an après le premier épisode de la série, tous les membres de la famille Fisher sont donc réunis pour Noël et chacun pense à Nathaniel, décédé un an auparavant, et se remémore des derniers moments passés avec lui. Le résultat est superbe et très émouvant.

Il y a déjà un an que Ruth a reçu ce coup de fil terrible qui lui annonçait la mort de son mari. Sa réaction avait, souvenez vous, été sans nuance: elle avait jeté la dinde, qu'elle sortait du four, par terre, et criait de toutes ses forces... Il y a un an aussi, Nate faisait la rencontre de la très séduisante et troublante Brenda d'une façon pour le moins rapprochée puisqu'ils ont tout de suite conclu dans un placard dans l'aéroport de LA! Enfin il y a un an, nous faisions la rencontre du timide David qui cachait son homosexualité aux membres de sa famille et de Claire, la jeune adolescente rebelle qui souhaitait devenir artiste.

"I don't know what I deserved to have such morose, surley children!" déclare Ruth après que ses deux fils lui aient annoncé qu'ils ne passeront pas la veille de Noël avec leur mère: David la passera en compagnie de Keith et Nate en compagnie de Brenda et de Margaret. Sans doute voulaient-ils oublier ce que cette fête représente pour eux - l'anniversaire de la mort de leur père.

Cependant, il est impossible d'effacer de tels souvenirs et l'impitoyable mémoire leur rappelle leur père, mari ou ami. En effet, dans cet épisode, à travers des flash-back superbement incrustés dans l'épisode, les différents membres de la famille Fisher ainsi que Rico se souviennent de Nathaniel et de la dernière fois qu'ils l'ont vu. Pour Nate, c'était à Thanksgiving étant donné que l'aîné des Fisher était parti à Seattle (faisait ainsi la rencontre d'une certaine Lisa dans le magasin bio dans lequel ils travaillent) et ne revenait que pour les fêtes. Pour Claire, c'était juste avant qu'elle ne parte rejoindre son petit ami Gabe et fumer quelques joints au lieu de préparer le repas de Noël avec sa mère (personne n'est parfait et encore moins une adolescente rebelle). Pour Ruth, c'était juste avant que Nathaniel parte chercher Nate à l'aéroport: omnibulé par son travail de ménagère active, elle n'avait que très peu fait attention à son mari avant son départ... Pour Rico, enfin, c'était pour annoncer à Nathaniel qu'il devait partir pour s'occuper de ses enfants en cette veille de Noël. Compréhensif et très paternel envers Rico, Nathaniel l'avait bien sûr laissé partir.

Un épisode particulièrement touchant pour un Noël toujours assez morose chez les Fisher - souvenir oblige - mais toutefois plus joyeux que le précédent...

Torchwood – Hors du Temps (1.10), par Nakayomi

Décidément, les Anglais ne font jamais rien comme personne, même quand il s’agit de fêter Noël…

Tout commence quand Jack et son équipe accueillent un avion qui atterrit avec à son bord trois passagers : Diane, le pilote, Emma et John. Jusque-là, rien d’anormal. Sauf que ces personnes débarquent de 1953 et qu’elles n’ont pas eu conscience de franchir une cinquantaine d’années en traversant la faille qui se trouve à Cardiff. Impossible pour eux de faire marche arrière. Ils vont devoir s’adapter à cette nouvelle époque, épaulés par Torchwood. Jack s’occupe plus particulièrement de John avec qui il a quelques affinités tandis qu’Owen, séduit, prend en charge la très indépendante Diane et Gwen se lie d’amitié avec la toute jeune Emma qui vient d’avoir 18 ans. Chacun à leur manière serviront de guide à ces personnes hors de leur temps.

Joyeux Noël !

C’est vrai qu’à la vue de ce résumé, on peut se demander où se situe Noël ou son esprit dans tout ça. Certes, on est en plein dans la période, mais ce n’est pas ce qui est mis en avant, contrairement à la plupart des séries américaines qui marquent bien le coup en général. Ici, le décorum est très discret. Quelques guirlandes au détour des magasins ou dans les bars, un sapin plus que discret au QG de Torchwood (saurez-vous le trouver d’ailleurs ?) et quelques allusions ici et là, notamment de la part d’Emma qui veut faire des décorations et Gwen qui invite la jeune fille à passer Noël avec elle et son petit ami Rys. Même pas un petit flocon (ne serait-ce que miracle) pour venir nous émerveiller les mirettes, nous écarquiller les yeux et nous emporter dans le tourbillon de la magie de Noël…

Alors quoi ? Pourquoi donc cet épisode s’inscrit-il pourtant dans la droite lignée de ce qui nous intéresse dans ce dossier ? Tout simplement parce qu’à l’instar de l’épisode du Caméléon, on s’aperçoit qu’il y a la fameuse trêve qu’on observe souvent durant cette période. Ici, point d’extraterrestres à pourchasser (comme le supposait d’ailleurs initialement Jack, qui l’aurait préféré, car il s’agit d’une situation de non-retour pour ces voyageurs malchanceux), juste des êtres humains à qui il faut tendre la main pour les accompagner dans leur nouvelle vie. Et finalement, c’est sur ce point que l’épisode trouve son esprit de Noël bien particulier, en nous racontant trois tranches de vies… Ou trois contes de Noël pourrait-on dire. Pour autant, on est loin très d’un « tout est bien qui finit bien ». La série conserve son côté sombre, même ici.

Joyeux Noël !

Il permet surtout d’ouvrir le cœur des personnages que nous sommes habitués à voir, tel Jack qui se livre, un peu, pour la première fois depuis le début de la série ou encore Owen qui vit son premier véritable amour. Le tout a un prix, la mort de John (une délivrance que comprend bien Jack, lui qui ne peut mourir et qui se retrouve plus ou moins dans la situation que vit John) ou encore le départ vers l’inconnu de Diane, qui n’est pas femme à rester sagement où elle est. Heureusement que la story-line d’Emma est là pour venir nous sauver d’une déprime totale en cette période de fêtes. La jeune fille est en effet celle qui a le droit à la fin la plus heureuse. Elle est, des trois passagers, celle qui avait le plus de chance de se sentir bien dans ce nouveau monde, pratiquement vierge de tout, au début de sa vie adulte (rappelons qu’elle a 18 ans). Elle s’adapte vite et vivra la vie qu’elle a toujours voulu en se rendant à Londres. Son cadeau de Noël en somme.

Au final, ça aurait pu être un épisode qui se situe à n’importe quel moment, je vous l’accorde. Mais a contrario, le situer précisément durant cette période de Noël permet un traitement différent et discret. Il appuie sur la solitude de certaines personnes durant les fêtes, et ici, autant les membres de Torchwood que les passagers de l’avion sont solitaires (il n’y a guère que Gwen qui a Rys mais qui traverse une mauvaise passe pour le moment). Ce qui fait qu’avec cette main tendue envers ces inconnus, on a notre bonne action, notre dose de bons sentiments indispensable dans ce genre d’épisode et la magie d’une sorte de famille qui se créer. En tout cas, un épisode riche en émotions qui voit le destin de trois personnes du passé se lier à trois personnes du présent et qu’ils aideront à traverser cette épreuve… Finalement, n’est-ce pas un des plus beaux cadeaux qu’ils avaient à leur faire ?

Un Tandem de Choc - Le Cadeau du Père-Noël (1.10), par Nakayomi

Au contraire des extraterrestres qui font la trêve de Noël (voir l’analyse sur Torchwood), les criminels pures souches sont beaucoup moins traditionalistes… Quoique…

C’est la veille de Noël et Fraser et Ray terminent leurs achats quand une ribambelle de Pères-Noëls armés jusqu’aux dents décide de braquer un grand magasin. Mais l’alarme à incendie est déclenchée, ce qui a pour effet de couper court au braquage, tandis que nos deux agents de police se précipitent pour intervenir. Ils échouent mais tombent sur un témoin qui a vu le visage d’un des vieux barbus : un jeune homme nommé Del qui vient d’acheter un paquet pour son père (qui se révèlera être la personne qu’il a vu s’enfuir). Un ex-taulard qui se tenait pourtant à carreau depuis six ans. Mais Benton ne comprend pas trop le raisonnement de ce dernier qui n’a pas cherché à protéger son fils alors qu’il doublait la mafia, réputée pour ne pas faire de cadeaux. Qu’a donc ce père derrière la tête pour faire prendre de tels risques à son fils ?

Joyeux Noël !

Un épisode de Noël un peu particulier à l’instar de la série dans laquelle il se situe. Point de trêve pour les pauvres flics qui sont obligés de passer le réveillon dans la voiture pour surveiller Del tandis que le commissariat héberge tous les Pères-Noëls de la ville qui ont été arrêtés suite au braquage. Ce qui a pour effet d’y mettre une sacrée pagaille tandis que ça met le sourire aux lèvres du téléspectateur qui se réjouit forcément de toutes les situations rocambolesques qui s’en suivent. On appréciera aussi d’être plongé dans l’ambiance de la fête via un poste de police fort bien décoré (hors option des Pères-Noëls bien évidemment !), sapin, boules et guirlandes étant de la fête. Et même un renne pour parfaire le tout (un p’tit clin d’œil pour spectateurs attentifs). Certes, tout le décorum est cantonné à la première partie de l’épisode, un peu plus fun, mais c’est fort réussi. D’autant plus quand les elfes (forcément récalcitrants) pointent le bout de leur nez. Qu’on se le dise, si le Père-Noël est une ordure, ses assistants ne doivent pas en être loin non plus (à moins, même, qu’ils ne le soient plus).

Mais trêve de bavardage, pendant ce temps-là, l’épisode aborde un sujet tout aussi dans le ton des fameuses histoires à faire pleurer dans les chaumières qu’affectionnent tant les Américains (et nous-mêmes) durant cette période. En effet, l’épisode nous narre avant tout les relations difficiles entre un père qui ne peut offrir à son fils tout ce qu’il veut tandis que lui-même ne veut qu’une chose : un père présent, un désir dont il a pris conscience après les années qu’il a passées seul, chez sa tante. Du coup, l’histoire est bien plus complexe qu’il n’y paraît au premier abord et finit par prendre tout son sens quand Benton réalise enfin ce que le père de Del est en train de faire. Il veut léguer à son fils ce qu’il n’a jamais pu lui offrir mais au prix de son ultime sacrifice, en éliminant toute menace future, pour qu’il n’ait pas à subir les foudres de la vengeance de la mafia qu’il a doublée. Une histoire qui trouvera une issue heureuse grâce à l’intervention de Fraser et de son cœur toujours sur la main. On peut à nouveau interpréter cette histoire comme une sorte de conte.

Joyeux Noël !

Et tout l’aspect familial ne s’arrête pas à cette simple histoire entre Del et son père, mais c’est aussi un sujet abordé pour le personnage de Benton Fraser qui n’a jamais vraiment connu son père jusqu’à maintenant, toujours parti par monts et par vaux, à la recherche de criminels. Et comme on n’est pas à une excentricité près dans cette série, c’est précisément cet épisode que choisi Fraser senior (mort, pour rappel) pour faire sa première apparition. Ce qui ne semble pas anodin placé dans le contexte de cet épisode. Ça fait partie de ces petits miracles des fêtes. Même si le fantôme refera son apparition à plusieurs reprises par la suite, impossible de ne pas penser que les auteurs n’ont pas prémédité leur coup. D’ailleurs, Ray aussi a le droit à une apparition de son père, mais c’est plus anecdotique et plus pour l’humour qu’autre chose. Même si on en apprend un peu sur lui. Bref, tout ça, c’est la magie de Noël d’Un Tandem de Choc qui conclut l’épisode par un « Joyeux Noël » de la part de Fraser senior qui veille sur son fils endormi…

Une nounou d'enfer - Un Noël mémorable (1.08), par Honeyxf (The Nanny Museum : http://nannymuseum.com/)

Miss Fine est toute excitée à l´idée de passer son premier Noël avec les Sheffield. Issue d´une famille juive, il s´agit en fait de son premier "vrai" Noël. Elle est cependant moins enthousiaste quand Monsieur Sheffield révèle qu´il assistera à une oeuvre caritative à Washington ce jour là, d´autant plus que cela attriste énormément Grace. Grace qui, à la plus grande surprise de Fran, ne croit plus au père Noël à son âge.

Fran essaie alors de convaincre Maxwell de rester, ou au moins de se charger lui-même d´acheter des cadeaux pour ses enfants, au lieu de confier la tâche à son assistante. Elle lui fait remarquer qu´un cadeau qu´il aura acheté lui-même, un cadeau qui vient du coeur aura plus de valeur qu´un objet somptueux mais impersonnel. Fran, elle, n´a pas choisi ce qu´il y avait de moins cher pour les enfants mais compte sur son bonus de fin d´année pour renflouer son compte. Sauf que, suivant les conseils de sa nounou, Maxwell a aussi décidé de lui offrir quelque chose de plus personnel qu´un chèque, un vase "unique, avec le parfait accent", comme elle. Endettée jusqu´au cou, Fran se sépare alors de la montre que lui a offert sa grand-mère. Maxwell tombe des nues lorsqu´il l´apprend. Son avion pour Washington étant retardé, il profite de l´occasion pour racheter la montre mais ce n´est pas celle de Fran. Il se rend alors compte qu´il a tout fait de travers et pour couronner le tout, détruit le vase (et ses fesses) en s´asseyant dessus. Toute la famille se retrouve à l´hôpital, autour du lit de Max. Un père Noël, assommé par Miss Babcock, est admis sur le lit voisin. Grace le remercie pour tous ses cadeaux et déclare qu´elle croit désormais au père Noël car il a exaucé son voeu le plus cher : être avec son père le jour de Noël. Lorsque minuit sonne, le père Noël s´échappe par la fenêtre, ce qui laisse Fran sans voix.

Ce qui est magnifique dans cet épisode, c´est qu´on redécouvre Noël à travers les yeux de Fran. Elle est la seule dans la maison à attendre cette fête avec impatience. Niles, lui, est d´humeur maussade car il devra tout nettoyer après mais retrouve le sourire à la vue de son bonus de fin d´année. Grace est triste à l´idée de passer Noël sans son père, ce qui n´a pas l´air de gêner Maggie et Brighton qui d´ailleurs ne semblent pas non plus si excités que ça. Et Maxwell a visiblement oublié ce que signifiait Noël qui ne rime plus qu´avec cadeaux hors de prix pour lui. Bref, tout le monde est plutôt blasé, à l´exception de Fran qui, comme une enfant, s´émerveille de tout et pour qui Noël est surtout l´occasion de se retrouver en famille, avec ou sans des cadeaux trouant un compte en banque. Cette simplicité avec laquelle elle aborde la vie ouvrira les yeux à Maxwell et aidera toute la famille à se rappeler le véritable esprit de Noël.

Cet épisode, écrit par les créateurs de la série Fran Drescher et Peter Marc Jacobson, qui ont grandi dans la culture juive, capture parfaitement l´essence de Noël et nous prouve ainsi que ce n´est pas une histoire de religion ni d´âge.

Veronica Mars – Partie De Poker (1.10), par Nakayomi

Un Noël à Neptune est forcément le théâtre de sombres mystères que notre détective en herbe devra déjouer… Quoi de mieux pour s’occuper durant les fêtes finalement ?

Tout commence quand Weevil gagne une partie de poker avec une bande issue des « trois neufs » dont l’enjeu est 5 000$ qui se sont volatilisés. Pour se rembourser, celui-ci n’hésite pas à voler quelques affaires par-ci par-là aux participants, dont l’ordinateur de Duncan contenant son journal intime. Ce qui met d’office Veronica sur l’affaire, si celle-ci ne veut pas que des détails intimes (sulfureux ?!) de sa relation avec Duncan ne sortent de la machine. Pour cela, rien de plus simple, elle interroge tour à tour les suspects. Son père, quant à lui, se voit confier une enquête par la mère de Logan. Aaron a en effet reçu des lettres de menaces qui se révèlent ne pas être de simples plaisanteries quand une citrouille sculptée à son effigie est retrouvée devant la porte. Les Mars sont sur le qui-vive, de quoi dormir sur ses deux oreilles pour Noël ?

Joyeux Noël !

Avec ses airs de polar noir, il était impossible pour la série de devoir faire une trêve durant les fêtes, et c’est finalement une double ration de mystères qu’elle nous propose, avec deux enquêtes, plutôt réussies dans l’ensemble mais aussi très classiques (dans le mobile pour l’une et dans le déroulement pour l’autre). L’affaire de Keith est peut-être celle qui nous rapproche le plus de l’ambiance de Noël car tout se passe autour de la fête que prépare Lynn, une grande réception qui va pouvoir nous permettre de nous en mettre plein la vue, comme à celle des invités. Et si les guirlandes, les flocons et les cadeaux faisaient déjà partie du décor (chez les Mars, de façon beaucoup plus modeste ou même au lycée), autant dire qu’ici, c’est encore plus grand (et plus blanc aussi). C’est assez intéressant cette plongée chez les riches, ça permet d’avoir une autre vision de Noël, pas forcément accessible au commun des mortels (pauvre de nous !), qui permet de faire rêver, encore un peu plus. Mais la série semble nous dire qu’il y a un prix à payer pour tout. En l’occurrence, même si c’est plutôt le prix des infidélités d’un mari ici, on se rend compte que tout ceci n’est qu’un jeu de dupe.

C’est d’ailleurs Veronica Mars qui tirera cette conclusion lors des dernières images de l’épisode qui nous montre l’envers d’un décor trop idyllique pour être réel et véridique, surtout pour une ville qui se situe en Californie : Et si c’est elle, finalement, on peut se dire que ce n’est pas un hasard. Non pas que l’enquête qu’elle mène montre particulièrement un monde cruel (si ce n’est les quelques piques que s’envoient chacun des personnages au passage, notamment Weevil et Logan qui représentent bien la guerre qui existe entre les clans des riches et ceux des pauvres, toujours à celui qui aura le dernier mot) mais c’est surtout son idée sous-jacente qui vient ternir la vision du monde humain : tout n’est qu’un jeu d’apparences, une nouvelle fois. Ainsi, pour démasquer le voleur, il faut à notre blondinette démêler qui dit vrai de qui dit faux et découvrir ce que cache chacun. D’ailleurs, à ce propos, le regard de Veronica sur cette fête est assez cynique et désabusé : « Qu’est-ce que je m’imaginais ? Un Noël à Neptune a toujours été et sera toujours un attrape-nigaud. Les lumières et les guirlandes ne sont là que pour dissimuler la noirceur et la corruption. ». Ensuite, après un « Après tout c’est Noël. Malgré ce que tout le monde pense, le Père-Noël sait que j’ai été sage » mi-caustique, elle nous assène un joli « Non Veronica… Le Père-Noël n’existe pas ». Un regard forcément alourdi par tout ce qu’elle a vécu après la mort de Lilly et son viol. On comprend alors d’autant mieux sa conclusion lapidaire sur cette fête à Neptune.

Joyeux Noël !

Avec tout ça, malgré tout le décorum habituellement réservé aux épisodes de Noël dégoulinants parfois trop de bons sentiments au goût de certains, Veronica Mars réussit encore à prendre à contre-pied cet épisode traditionnel en nous dévoilant le côté obscur des humains, le jeu des apparences qui régie surtout les riches ici. L’épisode se finit d’ailleurs de fort belle façon sur un contraste tout aussi puissant avec l’agression d’Aaron et la chorale qui entame son cantique. Allez, haut les cœurs, malgré tout ça, l’épisode possède tout de même de très beaux apparats pour nous bercer un peu d’illusion (autant dans les décors, fort bien « noëlisés », que dans la bande-son, qui nous propose quelques chansons traditionnelles en version rock pour l’occasion), juste le temps pour notre blondinette de briser nos doux rêves avec ses si charmantes répliques cyniques…

Xéna, la guerrière - Solstice D´Hiver (2.09), par Nakayomi

Et à votre avis, comment se passait Noël à l´époque des Dieux de la Mythologie, des Seigneurs de la Guerre et des Rois de Légende ? Voyons voir ça avec l´épisode de Xéna, la guerrière consacré à cette fête.

Xéna et Gabrielle débarquent dans une nouvelle ville le jour du Solstice d´Hiver. Elles apprendront bien vite que le Roi Silvas a interdit à toute la population de le fêter, les peines encourues si l´on n´obéit pas à cette règle pouvant être lourdes. Pour couronner le tout, c´est un roi sans coeur qui accable de dettes ses habitants. Les pensionnaires d´un orphelinat feront bientôt les frais de cette froideur puisqu´ils seront expulsés ce soir à minuit s´ils ne payent pas la leur (chose qu´ils ne peuvent faire). C´est sans compter sur Xéna et Gabrielle qui essayeront de régler le problème de la manière aussi pacifique que possible, en usant d´artifices pour redonner à Silvas le goût du Solstice, notamment grâce à l´aide providentielle de Senticlès, embarqué bien malgré lui dans cette affaire.

Nous l´aurons donc compris au détour de ce court résumé de l´intrigue, il ne sera question à aucun moment de Noël tel que nous le connaissons... Et pourtant c´est bien de ça qu´il s´agit. De ça et de l´esprit de Noël... D´abord parce que nous savons que le solstice d´hiver se déroule bien la nuit du 24 décembre et que Xéna et Gabrielle tenteront de redonner au Roi le goût à cette célébration et ensuite, parce que presque tout le décorum qui accompagne Noël est ici (dans une version revisitée à la sauce Xéna, bien entendu... Toujours entre époque contemporaine et époque ancienne).

Tout le décorum ? Non, il n´y a point de Père-Noël (Santa Claus en bon américain d´Amérique) qui apporte de cadeau. Enfin, pas directement en tout cas... En effet, on s´aperçoit très vite que Senticlès est un vieux bonhomme qui construisait des jouets pour les enfants. Et devinez quoi ? A l´instar d´autres épisodes de la série où l´on apprend comment Xéna a influencé sur la mythologie telle que nous la connaissons, ici on découvre comment est né Santa Claus (eh oui, en VO ça sonne mieux, parce qu´on comprend mieux le nom du personnage de Senticlès). En fait, c´est plutôt Gabrielle, pour une fois -mais avec son âme pure ce n´est pas étonnant finalement- qui est en grande partie responsable de cette naissance du Santa Claus tel que nous le connaissons. En effet, afin d´échapper à des soldats, Gabrielle habille Senticlès d´un costume rouge et d´une longue barbe blanche et le fait passer par la cheminée (chose qu´il réitérera tous les ans, dit-il, tant ça l´a amusé).

Voilà donc un épisode de Noël traditionnel (avec les orphelins, le vieil aigrit qui veut que personne ne fête le solstice et quelques belles chansons de Joseph LoDuca tout à fait dans l´esprit de Noël) tout en étant atypique de par la nature même de la série dans lequel il se trouve. A ce propos, notons que l´épisode nous offre une bagarre originale où Xéna, Gabrielle et Senticlès se battent avec des jouets (scène digne des pièges loufoques de Kevin -Macaulay Culkin- dans Maman, j´ai raté l´avion), ce qui nous fait encore dire qu´on est bien dans un épisode de Noël avec une rixe plutôt pacifique qui se terminera sous une pluie de... plume (à défaut de neige). Et que dire de la scène finale qui nous montre un couple venant d´avoir un bébé, suivant une étoile très brillante et à qui Gabrielle offrira un âne qu´elle a sauvé peu de temps avant... Peut-être pas le meilleur épisode de Noël toutes séries confondues, ni même le meilleur de la série mais il possède ce qu´il faut d´humour, d´originalité dans son traditionalisme et de références pour qu´il soit plutôt agréable à regarder au final.

SeriesLive vous souhaite à tous de passer un agréable Noël, de joyeuses fêtes et vous remercie de votre fidélité tout au long de l'année.

Commentaires 

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  1. Par tididooo - Le 25/12/2007 à 20h09

    Très sympa cet article! j\'aurais toutefois aimé y voir l\'éisode de Noël de Supernatural (saison 3 donc attention: léger spoiler), rien que pour ce passage délirant où les deux frères déboulent chez un faux papa Noël crasseux et, découvrant qu\'il n\'est pas maléfique, chantent (très mal et en massacrant les paroles) un \"silent night\" désespéré pour justifier leur présence... du bonheur en flocons.
    JOYEUX NOËL A TOUS!
  2. Par - Le 26/12/2007 à 12h31

    Merci pour ce dossier c\'est vraiment sympa! J\'espère que vous avez eu plein de beaux cadeaux sous le sapin !! ^^
  3. Par - Le 27/12/2007 à 18h28

    enorme rachel bilson en wonder woman!!!!!
    et tro émouvant le premier noel de jarod!

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